Actualités

Un employeur peut-il refuser le télétravail à ses salariés?

Vous avez apprécié le fait de télétravailler à l'occasion des confinements et vous aimeriez continuer. Découvrez si votre employeur peut refuser votre demande de télétravail.

L'épidémie de Covid-19 a grandement favorisé la mise en place du télétravail au sein des entreprises. Un salarié peut-il refuser de télétravailler, ou, à l'inverse, l'employeur peut-il refuser à son salarié une demande de télétravail?

Le télétravail: conditions d’obtention

Tout d’abord, votre emploi doit se prêter au télétravail. Tous les postes ne sont pas éligibles. En période de pandémie, en tant qu’employé, vous êtes protégé par la loi. Comme cela a été le cas, les employeurs ont dû permettre à leurs employés de travailler depuis leur domicile quand cela était possible. Votre employeur était même en droit de vous y forcer. En effet, dans de telles circonstances, votre patron doit assurer votre sécurité avant toute chose. Et, s’il ne le fait pas, il s’expose à des sanctions. Donc, en contexte de pandémie, le télétravail ne peut vous être refusé

Cependant, en période hors Covid-19, c’est différent. Deux cas de figure peuvent se présenter. Soit il existe dans votre entreprise un accord permettant à une liste de postes éligibles de profiter d’un pourcentage de télétravail. Chaque entreprise a ses propres règles en la matière. Dans ce contexte, votre employeur doit se conformer à cet accord. S’il refuse votre demande, il doit en expliquer précisément les raisons. 

Soit il n’y a pas d’accord collectif ou de charte tel que défini dans l’article L. 1222-9 du Code du travail, et la mise en place du télétravail peut se faire sans avoir besoin de modifier votre contrat de travail. Cependant, vous devez obtenir l’autorisation de votre supérieur et négocier avec lui les conditions de télétravail. Il n’est pas obligé de l’accepter. 

Refus du télétravail: les règles

Le télétravail est en quelque sorte un privilège accordé par votre employeur. Le mieux est de le négocier avant de signer votre contrat à durée indéterminée ou votre contrat à durée déterminée, cela vous évite les mauvaises surprises. Si pour vous, le télétravail est devenu incontournable, informez-vous sur la culture de l’organisation avant d’entrer dans l’entreprise. 

Si vous êtes déjà en poste, préparez votre argumentaire. Sur une semaine de 35 heures, estimez le pourcentage de télétravail acceptable en fonction de votre réalité professionnelle. Si votre télétravail est accordé, ce droit est tout de même révocable. Pour pouvoir continuer de télétravailler à votre guise, instaurez une relation de confiance avec votre gestionnaire. 

Faites-lui des suivis réguliers. Si vous avez une urgence à la maison, informez-le et expliquez-lui que vous allez déplacer vos horaires de travail. La transparence est d’autant plus importante à distance. Maintenez le lien avec vos collègues qui sont sur place et ne rechignez pas à vous déplacer en cas de besoin. Cette attitude prouvera à votre employeur que vous êtes un employé fiable sur place ou à distance. Et il s’apercevra probablement qu’il sort gagnant de cette situation, puisque comme tout le monde le sait aujourd’hui, on est souvent beaucoup plus productif en travaillant de chez soi. Pour ceux qui ne sont pas adeptes du télétravail, sachez que le droit de refus est bilatéral.

Source Challenges

Devenir freelance : Tout comprendre en 4 minutes

Devenir freelance est très attractif. Cette reconversion professionnelle, envisagée par le salarié en poste ou au chômage, offre notamment l’avantage d’une liberté accrue dans l’organisation du rythme de travail. Journaliste, publicitaire, développeur, consultant SEO… le développement des outils numériques a ouvert à de nombreuses professions la voie du métier de freelance. Vous envisagez de devenir indépendant ? Voici tout ce que vous devez savoir pour vous lancer.

  1. Définition du statut de freelance
  2. Devenir freelance : quel statut juridique ?
  3. Juridique, comptabilité et fiscalité : les obligations légales du freelance
  4. Avantages et inconvénients du statut de freelance

Définition du statut de freelance

Le statut de freelance n’est pas un statut juridique. Cet anglicisme, entré dans le langage courant, désigne le travailleur indépendant en opposition avec le salarié sous contrat (CDD, CDI, apprentissage…).

Le freelance un travailleur indépendant

Alors que le salarié travaille sous les directives d’un employeur unique pour une durée déterminée ou indéterminée, devenir freelance permet d’exercer son activité professionnelle sans aucun lien de subordination, auprès de divers employeurs désignés comme des clients, dans le cadre de commandes précises et ponctuelles.

Prestation de services : le freelance effectue pour ses clients des missions déterminées, dans le cadre de contrats de prestation de services dont les modalités sont fixées d’un commun accord. Au terme du contrat, les parties sont libres de poursuivre ou non leur collaboration.

Prestation commerciale : le client commande au freelance des produits dans le cadre d’un contrat de vente.

Cumuler freelance avec un emploi salarié

A priori, toute personne peut devenir freelance. En pratique, cette reconversion professionnelle expose à des risques financiers, c’est pourquoi de nombreux salariés souhaitent conserver le bénéfice de leur contrat de travail les premiers temps de leur activité en tant que travailleur indépendant. Ce montage est envisageable dans les limites suivantes :

  • Le devoir de loyauté du salarié.
  • La clause de non-concurrence insérée au contrat de travail le cas échéant.
  • La clause d’exclusivité insérée au contrat de travail le cas échéant.

Dans l’hypothèse où vous souhaitez cumuler votre statut de salarié avec un statut de travailleur indépendant, il est donc essentiel de bien lire votre contrat de travail et de délimiter votre champ d’activité indépendante avant de devenir freelance.

Exemple : un informaticien salarié peut lancer une activité de création de bijoux fantaisie, mais peut difficilement proposer ses services informatiques en tant que travailleur indépendant.

Devenir freelance : quel statut juridique ?

Pour devenir freelance, et à moins de choisir le portage salarial, le travailleur indépendant doit obligatoirement choisir un statut juridique sous lequel exercer. Il a le choix entre une entreprise individuelle et une société.

Devenir freelance en créant une entreprise individuelle

Le freelance en entreprise individuelle (EI) ne crée pas de personne morale distincte.

Avantages :

  • Formalités de création faciles, rapides et à moindre coût.
  • Comptabilité allégée.

Inconvénients :

  • Le patrimoine de l’EI se confond avec celui du freelance : en cas de faillite, les créanciers peuvent saisir les biens personnels du freelance. A noter : le freelance peut opter pour l’entreprise individuelle à responsabilité limitée (EIRL) pour protéger son patrimoine.
  • Le freelance travaille seul, il ne peut pas s’associer. A noter : l’entrepreneur individuel peut sous-traiter ou salarier.

Pour optimiser le statut d’EI, devenir freelance peut se faire sous le régime de la micro-entreprise. En tant que micro-entrepreneur (anciennement auto-entrepreneur), le freelance paye des charges considérablement moins élevées. En contrepartie, il ne doit pas dépasser les seuils de chiffre d’affaires 2019 de la micro-entreprise – 170 000 € pour une activité de commerce ou d’hébergement, 70 000 € pour de la prestation de services ou une activité libérale.

Devenir freelance en créant une société

Pour devenir freelance, le travailleur indépendant peut choisir d’exercer sous forme de société, SARL (ou EURL) ou SAS (ou SASU) principalement.

Avantages :

  • Possibilité de s’associer dans le cas où l’activité se développe et où le freelance a besoin de nouvelles compétences.
  • Responsabilité limitée aux apports.

Inconvénients :

  • Formalités de constitution complexes et coûteuses – nécessité de rédiger des statuts, notamment.
  • Obligations de tenir une comptabilité annuelle conforme et de tenir des assemblées générales.

Devenir freelance : choisir entre SARL, SAS ou micro-entreprise ?

Pour devenir freelance, la majorité des travailleurs indépendants optent soit pour le statut de SARL (ou la forme unipersonnelle EURL), soit pour celui de SAS (ou la forme unipersonnelle SASU), soit pour le régime d’auto-entrepreneur. Voici les critères principaux qui dictent leur choix :

  • Le régime d’auto-entrepreneur est indiqué lorsque le CA du freelance ne dépasse pas les plafonds 2019 de la micro-entreprise. Ce statut offre en effet l’avantage de la simplicité et réduit considérablement les charges du freelance.
  • La SARL ou la SAS est indiquée lorsque l’activité a vocation à générer un CA élevé et que le freelance a des frais professionnels importants. Le régime fiscal de ces sociétés permet en effet de déduire les frais pour réduire le niveau d’imposition. Entre SAS et SARL, le choix se fait souvent eu égard au statut du dirigeant : le gérant de SARL est considéré comme travailleur non salarié (TNS) alors que le président de SAS rémunéré est assimilé salarié.

A noter : le freelance peut sous-traiter ou salarier peu importe son statut juridique. Le coût est cependant plus élevé pour l’auto-entrepreneur : il paye ses cotisations sociales sur la totalité de ce qu’il facture même s’il sous-traite une partie, et il ne peut pas déduire les charges salariales de son impôt.

Juridique, comptabilité et fiscalité : les obligations légales du freelance

Devenir freelance impose de se familiariser avec tous les aspects de la gestion d’entreprise.

  • Comptabilité et fiscalité : le freelance doit établir ses factures, tenir sa comptabilité conformément aux règles applicables en fonction de son statut, payer ses charges et ses impôts dans les temps, s’assujettir au régime de TVA adéquat…

Le freelance peut bien entendu faire appel à un prestataire pour traiter ces aspects juridiques, comptables et fiscaux.

A noter : le portage salarial est une forme de travail indépendant qui permet de devenir freelance sans avoir à gérer les aspects juridiques, comptables et fiscaux de l’entreprise, laissés à la charge de la société de portage.

Avantages et inconvénients du statut de freelance

La vie des freelances comporte des avantages et des inconvénients.

Avantages

Libre organisation de son emploi du temps.
Rémunération non plafonnée.
Sentiment d’autonomie.
Possibilité de travailler à domicile, en télétravail.

Inconvénients

Insécurité de l’emploi et absence d’allocations chômage.
Charge de travail supplémentaire – prospection commerciale, administratif…
En l’absence de contraintes, nécessité d’être auto-discipliné.
Solitude, à moins d’opter pour du co-working ou de travailler au sein des locaux de l’entreprise cliente.

Le freelance peut bien entendu faire appel à un prestataire pour traiter ces aspects juridiques, comptables et fiscaux.”

Et concernant la comptabilité et fiscalité des freelances, il existe Dougs ! Solution comptable en ligne spécialisée pour les indépendants, Dougs permet aux freelances de s’affranchir de la complexité liée à leur comptabilité et la gestion de leur entreprise. Très simple d’utilisation, ses tarifs intéressants et les conseils avisés de son équipe satisfont pleinement les besoins des freelances !

Source Captain Contrat

Télétravailler au bout du monde : Pourquoi pas vous ?

Alors que les contraintes sanitaires accéléraient la mise en place du télétravail dans de nombreuses entreprises, certains en ont profité pour sauter le pas. Aujourd'hui, quelles sont les étapes à suivre pour partir télétravailler dans un autre pays ? CQFD vous donne 5 conseils pratiques pour, à votre tour, vous lancer.

La pandémie de Covid-19 a renforcé certaines tendances qui existaient déjà dans le monde du travail. Parmi elles, un nombre croissant de salariés ou indépendants choisissant d'exercer leur activité professionnelle à distance, depuis l'étranger.

Alors que les contraintes sanitaires accéléraient la mise en place du télétravail dans de nombreuses entreprises , certains en ont profité pour sauter le pas. Quelles sont les étapes à suivre pour partir télétravailler dans un autre pays ? 5 conseils pratiques pour, à votre tour, vous lancer.

1) Choisir la destination selon ses envies et ses contraintes

Certaines destinations font rêver, mais y mettre en place un cadre de travail adapté à ses activités n'est pas toujours aisé. Laure Maumus, consultante dans le secteur de la restauration et gastronomie, partie faire un tour du monde guidé par le thème de la cuisine en 2019, en sait quelque chose. Restée travailler en Thaïlande au moment de la pandémie, elle a su s'adapter pour recréer le bon environnement. « Travailler depuis un 'paradis' n'est pas forcément facile, il faut énormément de discipline, un bon wifi, des endroits où on se sent bien pour travailler et organiser les vidéoconférences », souligne-t-elle.

Il faut aussi penser réseau et autonomie. Réfléchir à des manières de travailler de manière indépendante, tout en continuant à collaborer efficacement avec son réseau et ses collègues lorsque l'on est loin. Mettre en place les bons outils de communication, prévoir des points réguliers avec les clients et les collaborateurs (ou avec son équipe si l'on est salarié) est essentiel. Cela suppose aussi de bien réfléchir à certains facteurs comme le décalage horaire lorsque l'on choisit la destination ou que l'on organise une réunion…

2) Anticiper les formalités administratives et fiscales en tant qu'indépendant(e)...

Les démarches à suivre ne seront pas les mêmes, que l'on soit à son compte ou que l'on soit salarié d'une entreprise ayant choisi le télétravail à l'étranger.

Les entrepreneurs, les personnes en freelance ou encore les professions libérales peuvent parfaitement choisir de déménager pour s'installer à l'étranger. Quelques éléments sont néanmoins à prendre en compte. Sur le plan fiscal, il convient par exemple de choisir où se situe votre résidence, certains pays imposant un certain nombre de jours de présence dans le pays pour être considéré résident fiscal.

Sur le plan administratif, il faudra également prévenir les clients résidants en France, notamment pour faciliter les règlements sur un compte bancaire étranger le cas échéant. Il est possible de créer son entreprise en France, mais ce choix implique de bien se renseigner sur ses options en matière de domiciliation fiscale afin d'éviter d'être imposé deux fois si la destination choisie n'a pas de convention avec la France. Pensez-également aux démarches relatives au visa si le pays d'accueil en demande un ainsi qu'à la couverture santé.

Bon à savoir : de nombreux pays ont mis en place des programmes de visas pour « Digital Nomads » ou nomades numériques. Ces visas spéciaux à long terme, qui peuvent être obtenus sous certaines conditions, permettent de vivre et travailler sur place pendant plusieurs mois. L'île de la Barbade a, par exemple, introduit un timbre de bienvenue spécial pour les nomades numériques prévoyant de travailler à distance depuis l'île. Ce document permet de rester et de travailler sur l'île pendant une période de 12 mois. Un peu plus proche de la France, la Croatie a aussi mis en place son programme de visa pour nomades numériques en janvier 2021, qui permet de rester dans le pays, également jusqu'à 12 mois.

3) ... Idem en tant que salarié(e)

Si vous travaillez en entreprise, et que vous souhaitez déménager à l'étranger pour y accomplir votre activité professionnelle à distance, une réflexion un peu plus poussée s'impose. Avant toute chose, il faut déclarer son changement de domicile aux ressources humaines afin d'éviter d'être en situation fausse déclaration auprès des assureurs français (sécurité sociale, complémentaire, assurance professionnelle…).

Certains paramètres rentrent en compte et doivent être considérés par l'entreprise avant d'autoriser le salarié à télétravailler depuis un autre pays notamment en ce qui concerne les conditions de sécurité à mettre en place, l'assurance couvrant le matériel professionnel (celui-ci n'est pas toujours couvert à l'étranger), ou encore les modalités de déclaration à l'administration fiscale.

Certains des pays proposant des visas pour Digital Nomads permettent aux salariés travaillant à distance de venir, sous réserve que l'entité pour laquelle ils travaillent soit bien située à l'extérieur du territoire.

4) Miser sur son réseau

Lorsque l'on travaille à l'étranger et que les collaborateurs, les collègues et les potentiels clients sont loin, compter sur la force de son réseau professionnel préalablement construit peut-être essentiel pour rejoindre de nouveaux projets, suivre ce qui se fait dans son secteur et continuer à développer son activité, même au bout du monde.

Les plateformes digitales qui facilitent l'échange et la construction d'un réseau professionnel sont d'autant plus à privilégier que l'on est parti s'installer à l'étranger. Si les contacts professionnels sont avant tout humains et réels, et ils se solidifient et 'prolifèrent' via des réseaux comme LinkedIn. « De mon côté, j'avais déjà réalisé la puissance de LinkedIn avant cette aventure. J'avais un réseau professionnel solide que j'entretenais et que je renforçais depuis 10 ans sur LinkedIn, ce qui m'a permis d'avancer et de me développer avec succès. Depuis la petite île de Koh Phangan, en Thaïlande, pouvoir reconnecter avec mon réseau et trouver mes premiers clients via cette plateforme a été assez hallucinant », explique Laure Maumus.

5) Ne pas à hésiter à « réinjecter » du présentiel dans sa pratique professionnelle

Même dans un endroit paradisiaque, la solitude peut peser au bout d'un certain temps. Et même lorsque la plupart de l'activité peut se dérouler à distance, certaines réunions ou rencontres professionnelles fonctionnent mieux en présentiel. Partir télétravailler à l'étranger présente de nombreux avantages et peut permettre d'atteindre un bel équilibre entre vie professionnelle et personnelle, mais une alternance entre périodes de travail à distance et périodes en présentiel peut s'avérer nécessaire.

Pour sa part, Laure Maumus tire un bilan très positif de cette expérience. Après 10 mois, elle a toutefois choisi de rentrer en France afin de pouvoir rencontrer ses clients en personne et pratiquer les aspects de son activité qui ne peuvent se faire à distance, comme la création de menus ou le conseil en implantation d'enseignes. « En revanche cette aventure a avivé mon désir d'indépendance professionnelle et confirmé ce choix de vouloir être à mon compte. Je peux désormais travailler de partout et ne souhaite pas être de nouveau salariée, sauf opportunité avec grande liberté géographique et d'horaires. J'ai un tempérament créatif et libre et cette situation me convient. Mais, bien sûr, il y a un prix, et pour ceux qui souhaitent se lancer il faut prendre en compte qu'il n'y a pas de sécurité et qu'il faut beaucoup de discipline », conclut Laure Maumus.

Source Les Echos

Le slashing : nouvelle tendance du travail ?

Avez-vous déjà entendu parler des slashers, ces touche-à-tout qui conjuguent le travail au pluriel et jonglent aisément d’une activité à l’autre ? Aussi appelés multi-potentiels en raison de leur capacité à s’adapter facilement à de nombreux environnements, ils sont en train de modifier en profondeur les codes traditionnels du travail. Retour sur un phénomène qui prend de l’ampleur.

Le slashing, késako ?

Le terme « slasheurs » est issu du mot anglais « slash », qui désigne la barre oblique que l’on peut utiliser pour séparer deux métiers que l’on exerce simultanément.

Introduit pour la première fois en 2007 par l’Américaine Marci Alboher dans son ouvrage « One Person, Multiple Careers », le terme « slasheur » s’est depuis popularisé en France. Il a d’ailleurs rejoint le Larousse en 2020, qui le définit de la manière suivante : « Personne, généralement issue de la génération Y, qui exerce plusieurs emplois et/ou activités à la fois ».

Selon une étude menée par le Salon des micro-entreprises en 2015, 4,5 millions de Français sont des slasheurs (16% des actifs quand même…). La majorité des répondants affirme l’être par choix et non par impératif économique. Nous avons donc affaire à un véritable phénomène de société et à une tendance réelle dans le monde du travail.

Une brève histoire du slashing

Selon Marielle Barbe, auteure du livre Profession slasheur aux Editions Marabout, le slashing n’est pas un phénomène récent. La Renaissance prône la figure du « polymathe », personne érudite dans de multiples domaines. Les grandes figures de l’époque sont d’ailleurs de célèbres slasheurs : Léonard de Vinci, par exemple, s’est illustré dans des domaines aussi variés que la peinture, la musique, l’architecture, l’astronomie, l’ingénierie militaire, les mathématiques, l’anatomie… sans compter ses nombreuses inventions !

Mais avec la révolution industrielle, la nouvelle norme est désormais à la spécialisation et à l’expertise. Les ouvriers spécialisés excellent dans un domaine et n’en sortent plus. Cette tendance trouve son apogée pendant les Trente Glorieuses et n’a que peu été remise en question depuis. L’image, véhiculée par l’éducation, d’un métier unique que l’on exercerait tout au long de sa vie, est encore forte dans les esprits.

Aujourd’hui, on observe la montée en puissance du slashing dans la sphère professionnelle. Nombreux sont ceux qui cumulent deux ou trois jobs dans des environnements totalement différents. Et les entreprises prennent de plus en plus conscience du décalage entre un monde du travail qui prône l’hyperspécialisation et les aspirations personnelles des salariés désireux de s’ouvrir au monde et de développer leur plein-potentiel. Elles constatent ainsi qu’il leur est de plus en plus difficile de recruter et de fidéliser leurs employés. Notamment les plus jeunes pour qui « carrière » ne rime pas forcément avec « employeur unique ». Celles qui tirent leur épingle du jeu sont celles qui accompagnent l’évolution de leurs collaborateurs et répondent à leurs attentes aussi bien professionnelles que personnelles !

Le slashing, une nouvelle tendance du travail

D’après une étude sur le futur du travail en 2030, les formats traditionnels du travail (salariat, freelancing, etc) s’hybrident de plus en plus. Aptes à développer leurs compétences en permanence, les slasheurs sont ainsi des couteaux-suisses parfaitement adaptés à l’évolution du travail.

Les slasheurs sont bien sûr influencés par la conjoncture, notamment la digitalisation et la nomadisation du travail. Si le besoin de s’épanouir reste leur premier moteur, la crise les incite aussi à diversifier et adapter leurs compétences pour rester sur la crête de la vague. Certainement un réflexe salutaire dans un monde du travail de plus en plus incertain, qui prône agilité et flexibilité, et où il est vital de savoir questionner ce que l’on apprend et rebondir en cas d’échec.

Si l’on observe aujourd’hui que des séniors se dirigent vers le slashing par volonté d’épanouissement et de liberté sans attendre la retraite pour oser se lancer, on retrouve dans cette mouvance, avant tout des profils juniors. Etant en contact quotidien avec la jeunesse (étudiants et jeunes diplômés), nous constatons une appétence croissante pour ce type de parcours multi-facettes. Ce choix leur permet en effet de multiplier les expériences et de fait leurs compétences. Ils savent que ce qui pouvait être considéré auparavant comme un manque d’engagement pour l’entreprise est aujourd’hui perçu comme une preuve de curiosité et de soif de savoir-faire.

Le slashing est-il fait pour moi ?

Marielle Barbe l’affirme : les slasheurs ont comme point commun d’être des personnes curieuses, enthousiastes, qui explorent très vite les sujets et ont la capacité à faire des liens. Ces multi-potentiels ont comme ambition principale le souhait de se réaliser pleinement. Ils craignent avant tout de se sentir enfermés, davantage qu’ils n’ont besoin de sécurité matérielle. Ils savent se remettre en question, apprennent en permanence et intègrent rapidement de nouvelles notions.

Revers de la médaille : ces personnalités sont souvent plus rapidement sujettes à l’ennui, et risquent de se disperser plus facilement. Voilà pourquoi la rigueur est une qualité : un bon slasheur sachant slasher doit savoir s’organiser et gérer plusieurs projets en parallèle.

Source Les Echos Solutions

Comment rebondir après un échec quand on est freelance ?

En tant que freelance, vous avez rarement droit à l’erreur. Vos clients attendent de vous un travail irréprochable et une fiabilité sans faille. Mais vous êtes humain et personne n’est à l’abri de commettre un faux pas, voire de se planter complètement. Alors comment rebondir après un échec et tirer les enseignements nécessaires pour devenir encore meilleur ? Club Freelance vous répond dans cet article.

Freelances : comment rebondir après un échec ?

Aucun parcours entrepreneurial n’est un long fleuve tranquille. Il est ainsi assez courant de rencontrer un, voire plusieurs échecs tout au long de son activité. Si certains abandonnent et se tournent vers une autre activité… D’autres choisissent de gérer leur échec et de l’utiliser comme une force afin de rebondir.  

En effet, aucune erreur n’est irrémédiable et il est tout à fait possible de s’en remettre. Peu importe l’échec qui vous concerne à un moment donné ; il existe toujours des solutions pour rebondir et en faire un levier de succès.

Assumez vos erreurs et ayez une réaction adaptée aux circonstances

Pour limiter les conséquences négatives de votre échec, faites preuve de transparence. Avec vous-mêmes et avec votre client si vos erreurs ont eu un quelconque impact sur l’un de vos projets. 
Vous avez commis un impair ou été peu performant sur une mission donnée ? Faites preuve d’honnêteté auprès de votre client. Faites le maximum pour instaurer une communication saine et ne pas partir en mauvais termes. Gardez en tête que votre réputation est l’un de vos actifs les plus précieux en tant que freelance. 

Vous avez mal géré un aspect administratif ou commercial de votre activité de freelance ? Essayez de réparer les pots cassés et de vous mettre en règle au plus vite pour remettre votre activité sur les bons rails. 

Analysez les causes de votre échec

Prenez le temps de la réflexion . Si vous avez commis une erreur en tant que freelance, cela peut être dû à une mauvaise organisation, à une mauvaise communication avec le client, ou encore à un manque de connaissances techniques sur un sujet donné. 

Quoi qu’il en soit, soyez honnête avec vous-mêmes et prenez du recul pour vous interroger sur la raison de votre échec, et sur la manière dont il aurait-il pu être évité. 

Rien ne sert toutefois de vous auto-flageller. Comme tout entrepreneur, vous devez garder confiance en vous pour aller de l’avant et continuer à développer votre activité.  

Rebondir après un échec : l’utiliser pour en tirer un enseignement

Plutôt que de vous juger trop sévèrement face à votre échec, tentez de mieux le cerner afin d’en tirer la bonne leçon. De sorte à corriger vos principales lacunes. De cette manière, vous pourrez vous lancer dans votre nouveau projet en connaissance de cause et ne pas reproduire les précédentes erreurs. 
 
Répondez le plus sincèrement possible à ces questions :  

  • Pourquoi votre objectif de départ n’a-t-il pas été atteint ?
  • Vous êtes-vous suffisamment investi ?
  • Avez-vous accepté votre échec et êtes-vous prêt à adopter les changements nécessaires pour en tirer du positif ?

Si vous ne parvenez pas à répondre à ces questions, pourquoi ne pas les rédiger sur papier afin d’en prendre véritablement conscience ? Cela vous permettra de remettre votre échec en perspective puis de passer à l’étape supérieure qui est celle de l’acceptation.

Etablissez un plan d’action et surpassez la peur de l’échec

Une fois que vous avez réalisé toutes les étapes précédentes, il vous faut désormais passer à l’action. Mieux vaut bien vous organiser, en établissant un plan d’action concret et réalisable. Oubliez donc les objectifs inatteignables et privilégiez toujours un plan en plusieurs étapes simples.  

Commencez toujours par de petits objectifs pour vous redonner confiance et croire à nouveau en vos capacités, tout en ne ressentant plus la peur de connaître à nouveau l’échec. Ajouter différentes actions dans votre routine quotidienne de travail et dans votre vie personnelle peut aussi être judicieux, et vous faire repartir sur de bonnes bases.   
Si vos échecs trouvent leur origine dans une mauvaise organisation et gestion du temps, vous pouvez vous munir de quelques outils spécialement prévus pour l’organisation des freelances dans leurs tâches au quotidien. Il existe 5 applications principales, gratuites pour les freelances.  

Source Club Freelance

Pourquoi le Freelancing digital est l'avenir du travail

Le monde de l'entreprise a beaucoup plus changé au cours des deux années précédentes qu'au cours des vingt dernières années. Il a fallu une pandémie pour faire comprendre aux gens qu'il n'est de toute façon pas nécessaire de faire un trajet de deux heures par jour pour s'asseoir devant un ordinateur connecté à Internet et travailler.

Il est de moins en moins évident d'attirer des gens pour travailler à temps plein dans un bureau d'entreprise parce qu’ils ont compris que l'idée d'un emploi « sûr et sécurisé » n'est qu'un rêve qui peut s'effondrer à tout moment. Il n'est pas nécessaire de travailler à un endroit spécifique dans une ville spécifique car nous vivons tous dans le village global appelé Internet.

Si vous avez une expertise sur une compétence spécifique, vous pouvez travailler à distance pour les meilleures entreprises du monde avec une très bonne voire excellente rémunération qui rivalise avec n'importe qui dans le monde avec la même compétence. Et cela sur une base contractuelle, à votre avantage.

Alors, qu'est-ce qui empêche les gens de devenir indépendants et de quitter leur emploi quotidien (s'ils ont la chance d'en avoir un) ? L'absence d'une marque personnelle.

Le monde de l'entreprise à temps plein fonctionne selon des règles légèrement différentes où vous pouvez passer d'une entreprise à une autre en fonction de votre réseau personnel et de votre influence. Mais dans le monde du freelance, avoir un réseau personnel ne suffit pas, il faut une marque personnelle.

Construire une marque personnelle ne signifie pas devenir populaire. Une marque personnelle se construit lorsque vous ajoutez de la valeur à la vie des gens grâce à votre contenu, parfois sans rien facturer.

Si vous souhaitez créer une marque personnelle forte en tant qu'influenceur, vous devez commencer par bloguer. Écrivez quelques articles par mois sur ce que vous apprenez, ce que vous savez et ce que vous avez vécu. L'écriture est le meilleur moyen de faire savoir au monde que vous existez.

Une fois que vous aurez commencé à écrire, vous verrez que des opportunités se présenteront à vous. Commencez à aider les gens avec votre contenu, puis avec des consultations gratuites. Il existe une tonne d'opportunités de travail indépendant dans le monde, et vous pouvez devenir un spécialiste dans une catégorie. Disons, par exemple, que vous êtes un expert en référencement. Commencez à écrire sur le référencement sur votre blog, partagez-les sur les réseaux sociaux et publiez des vidéos sur ce que vous savez.

Recherchez les entreprises que vous souhaitez aider et créez peut-être un rapport d'audit SEO pour elles et envoyez-le par e-mail à froid. Si vous ajoutez d'abord de la valeur au lieu de demander une opportunité, une opportunité se présentera à vous.

Vous ne pouvez pas avoir de la chaleur avant de jeter le morceau de bois. Configurez un calendrier qui affiche vos heures disponibles et permettez aux gens de réserver un appel de consultation gratuite de 15 à 20 minutes avec vous. C'est ainsi que vous ajoutez de la valeur et obtenez ensuite une vente, sans la demander explicitement.

Le travail indépendant fait de vous un entrepreneur où vous êtes vous-même le produit. C'est la première étape de votre long voyage pour construire quelque chose pour vous, qui deviendra finalement plus grand que vous-même.

Le travail indépendant nécessite également des compétences relationnelles professionnelles, des compétences en vente et la capacité d'ajouter plus de valeur que ce pour quoi vous êtes payé. Cette compétence est très différente de la compétence d'être un employé.

Si vous n'occupez pas actuellement un emploi à temps plein dans une entreprise, il est temps de commencer à travailler en indépendant au lieu d'essayer de trouver un emploi dans le nouvel ordre mondial post-pandémique.

Si vous êtes déjà dans une entreprise, vous devez commencer à travailler en indépendant dès que possible. Même si vous ne faites que développer votre marque et faire des consultations gratuites, c'est plus que suffisant pour commencer car cela crée la base de votre futur parcours de freelance.

Vous pourriez avoir des frictions au début de ce voyage si vous êtes un employé ou l'avez été. Parce que l'état d'esprit typique d'un employé est de rechercher la sécurité et "quelque chose de garanti" pour chaque effort que vous faites. Commencer votre carrière de freelance est la première étape pour faire face à l'incertitude de la carrière et de la profession.

Je ne peux pas vous dire quelles opportunités vous aurez une fois que vous aurez commencé à créer votre marque personnelle. Mais je peux dire avec conviction qu'une fois que vous aurez commencé, vous commencerez à avoir des opportunités.

Source Entrepreneur

Télétravail : 4 conseils de psy pour vous aider à séparer temps libre et temps de travail

Le fait d'avoir un espace de travail établi peut vous aider à laisser votre travail derrière vous à la fin de la journée.

Le télétravail brouille la frontière entre "temps de travail" et "temps libre". Le côté positif est que vous pouvez faire sécher du linge au milieu d'une journée de travail bien remplie. En revanche, vous pouvez avoir du mal à regarder la télévision le soir sans vous sentir coupable de ne pas avoir au moins votre ordinateur portable devant vous. Et la pandémie a sans aucun doute rendu la division entre le travail et la maison encore plus compliquée. Pour de nombreuses familles, la maison est devenue la salle de sport, le bureau et l'école.

Et s'il n'est pas nécessaire d'avoir une délimitation claire entre la maison et le travail tout le temps, une petite séparation entre les deux peut vous aider à vous sentir plus présent lorsque vous travaillez et vous permettre de profiter pleinement de votre temps libre.

1. Établir un espace de travail

La plupart des gens n'ont pas le luxe d'avoir un bureau à domicile dédié. Si c'est le cas, engagez-vous à travailler pendant que vous êtes au bureau et, lorsque vous avez terminé, quittez la pièce et laissez le travail derrière vous. Si vous ne disposez pas d'un bureau séparé, créez un espace de travail. Ce ne doit pas nécessairement être l'endroit où vous travaillez physiquement toute la journée (comme la table de la salle à manger ou le canapé).

Il peut s'agir plutôt de l'endroit où vous rangez les objets liés à votre travail lorsque vous ne travaillez pas. Si vous le pouvez, mettez l'ordinateur portable, les piles de papiers et autres matériels liés au travail complètement hors de vue lorsque vous ne travaillez pas. Rangez-les dans un tiroir ou dans un placard. Le simple fait de ranger ces objets peut vous apporter un certain soulagement psychologique pendant vos temps libres en signalant à votre cerveau que vous avez la permission de vous détendre.

2. Changez de vêtements

Si certaines personnes disent qu'elles se sentent mieux en portant de beaux vêtements lorsqu'elles travaillent à domicile, s'habiller n'est pas obligatoire. Après tout, lorsque vous êtes à la maison, vous pouvez trouver que le fait de porter de beaux vêtements ajoute du stress à votre journée, car vous devez vous inquiéter de ne pas avoir des poils de chien sur votre chemise ou de ne pas renverser votre soupe sur vos genoux. Si vous aimez les vêtements plus décontractés au sein de votre foyer, vous pouvez toujours utiliser votre tenue à votre avantage psychologique. Changez simplement de vêtements lorsque vous avez fini de travailler — même si cela implique de remplacer votre jogging vert par le noir.

Le fait d'enfiler des vêtements différents peut aider votre cerveau à voir qu'il est temps de faire quelque chose de nouveau, même s'il s'agit d'un très léger changement de tenue (par opposition au passage du costume de travail au pantalon de survêtement). Il se peut même que vous vous habilliez davantage pendant votre temps libre. Si vous avez essayé de faire passer votre pyjama pour un vêtement d'affaires décontracté lors d'un appel flou sur Zoom, vous trouverez peut-être qu'un voyage à l'épicerie justifie un changement de tenue. Quoi qu'il en soit, un changement de vêtements peut vous aider à faire la distinction entre temps de travail et temps libre.

3. Créer un faux trajet

Dans des circonstances normales, les trajets domicile-travail sont souvent la seule chose qui aide les gens à se préparer à la transition entre le travail et la maison. Qu'il s'agisse d'écouter un podcast dans le train ou d'appeler sa mère tous les jours en conduisant sur une route de campagne, la distance physique peut aussi nous aider à créer une distance psychologique. Vous pourriez donc trouver utile de vous créer un faux trajet. Même s'il ne s'agit que d'une promenade autour du pâté de maisons avant de commencer à travailler, une activité quotidienne comme celle-ci peut signaler à votre cerveau que vous allez de la "maison" au "travail".

Je connais un homme qui sort par la porte de derrière comme s'il allait travailler et qui rentre par la porte de devant. Il jure que cela lui donne l'impression qu'il "va travailler" à nouveau. Alors que son "trajet" ne dure qu'une minute ou deux, il trouve que cette stratégie l'aide à se sentir plus efficace.

4. Utilisez une page différente pour les applications travail/maison

Si vous avez beaucoup d'applications pour le travail — comme votre mail de travail ou Slack, mettez-les sur un écran différent sur votre smartphone. En séparant vos applications "amusantes" de vos applications "professionnelles", vous pourrez résister à la tentation de consulter vos mails professionnels à toute heure de la journée. Cela peut également vous aider à profiter un peu plus de vos applications "fun". Et signalez à votre cerveau que vous avez la permission de vous amuser en ce moment même.

Distinguer le temps de travail du temps libre peut vous aider à vous sentir au mieux lorsque vous travaillez à domicile. Cela peut être essentiel pour prévenir l'épuisement professionnel et vous aider à donner le meilleur de vous-même.

Source Business Insider

Pourquoi il ne faut jamais déjeuner à son poste de travail (surtout chez soi)

Rester manger devant son écran a un impact psychologique et nutritionnel, aggravé par la pandémie mondiale.

VIE DE BUREAU - Le gouvernement français interdit depuis des années aux salariés de déjeuner à leur bureau. Mais, il y a peu, afin de contrôler l’épidémie de Covid-19, la ministre du Travail a modifié la législation en vigueur, permettant aux Français de prendre leur repas à leur poste. Dans les faits, les employés surpris à déjeuner sur leur lieu de travail ne risquent plus d’écoper d’une amende.

Cette loi temporairement abrogée a toujours visé à encourager les travailleurs à briser leur routine. Selon de nombreuses études, cette pause serait tout aussi nécessaire à la productivité que le fait de se concentrer sur un écran pendant longtemps.

Toutefois, les bienfaits d’une vraie pause-déjeuner ne se limitent pas au simple fait de s’accorder un temps de repos bien mérité. Le contenu de nos assiettes et la façon dont nous le consommons ont un impact tant psychologique que nutritionnel, surtout en cette période. Voici pourquoi il est bénéfique de quitter son bureau à l’heure des repas, surtout durant la pandémie.

Si vous travaillez de chez vous en ce moment, prenez garde à votre proximité avec la nourriture

Compte tenu des conditions de télétravail actuelles du Français lambda, n’importe quel espace de travail peut aujourd’hui être qualifié de “bureau”, qu’il s’agisse d’une table de salle à manger, d’un lit, d’un canapé ou d’un véritable bureau.

“Je n’ai eu aucun retour selon lequel les gens [en télétravail] seraient plus enclins à déjeuner devant leur écran”, déclare la psychologue clinicienne américaine Sam Von Reiche. “J’ai remarqué que les travailleurs à domicile profitent au contraire davantage du fait qu’ils peuvent aller se préparer un vrai repas.”

Cela étant, la psychologue note que la proximité de la cuisine a un impact direct sur le phénomène d’alimentation inconsciente, qu’il faut s’efforcer d’éviter. Son ressenti fait écho à celui des praticiens de santé et des nutritionnistes.

“L’alimentation inconsciente consiste à manger sans prêter attention aux signaux physiologiques auxquels on serait peut-être plus attentif à table”, explique Leanne Redman, codirectrice déléguée du pôle d’enseignement scientifique du centre de recherche biomédicale Pennington. “Comme on ne perçoit pas la sensation de satiété, on risque de manger vite sans se sentir rassasié.”

Un problème que la pandémie actuelle accentue. Dans un cadre professionnel traditionnel, les employés sont d’ordinaire limités dans leur choix de repas, en fonction de ce qu’ils ont à disposition. ”À l’ère du COVID-19, sortir acheter à manger est devenu une gageure, aussi avons-nous tendance à faire les courses en quantité et à stocker des réserves chez soi”, poursuit Leanne Redman. “Par conséquent, alors que nous restons assis, nos portions alimentaires (notamment les en-cas, mets de prédilection en matière d’alimentation inconsciente) ont significativement augmenté.”

Selon Brooke Scheller, docteur en nutrition clinique et spécialiste certifiée en nutrition, l’accès facilité à une plus grande variété alimentaire se traduit également par un apport calorique plus important. “En restant au même endroit, à proximité de la cuisine, on est plus susceptible de grignoter ”, résume-t-elle.

Pourquoi est-il recommandé de prendre le temps de déjeuner en conscience loin de son bureau, surtout durant la pandémie?

“L’idée de rester à traiter des e-mails pendant le déjeuner peut sembler pertinente”, déclare Brooke Scheller, “mais en se levant de son siège pour s’accorder une pause, on gagne par la suite en productivité. Dans l’idéal, il faudrait faire une coupure d’une demi-heure ou d’une heure. On a tendance à se tuer à la tâche quand on ne s’impose pas ces moments de détente.”

Sam Von Reiche rejoint Brooke Scheller sur ce point: “Prendre le temps de recharger les batteries et de [donner à son] cerveau l’occasion de redémarrer (...) permet ensuite d’être plus attentif et de booster sa créativité.”

Brooke Scheller mentionne en particulier l’hormone du stress, appelée cortisol, dont le taux est probablement déjà élevé durant une période aussi anxiogène que la pandémie. Selon de nombreuses études, une exposition prolongée à la lumière bleue émise par les écrans (ordinateurs, tablettes, smartphones, etc.) stimule considérablement la production de cortisol par l’organisme. En quittant son poste de travail, on se préserve donc d’une source de stress supplémentaire.

Il ne faut pas non plus négliger le potentiel relationnel du déjeuner. En temps normal, la pause méridienne offre aux employés l’occasion de socialiser, un facteur psychologique indispensable à tous les humains. Inutile de rappeler que ce besoin d’interaction (à distance raisonnable et avec masque, bien entendu) est mis à l’épreuve à l’heure actuelle.

“Il ne me paraît pas nécessaire d’expliquer pourquoi nous avons plus que jamais besoin de souffler”, poursuit Sam Von Reiche. “Nous sommes privés [d’interactions sociales] depuis bien longtemps. Et même si certains considèrent internet ou les réseaux sociaux comme un mode de socialisation, ce n’est pas du tout la même chose. Les gens expriment malgré tout un sentiment d’isolement et de dépression en restant chez eux.”

Existe-t-il quand même des avantages à déguster une salade à son bureau en toute tranquillité? “En matière de distanciation physique, il est évident que déjeuner à son poste permet de garder ses distances”, concède-t-elle. “Cependant, je reste convaincue qu’il est possible de faire la même chose en sortant s’assoir sur un banc pour déjeuner en profitant du soleil et du grand air.”

Des astuces à mettre en place pour améliorer son bien-être

En premier lieu: notez la pause-déjeuner dans votre agenda. Que l’on pose une demi-heure ou une heure, se réserver du temps pour soi hors de son espace de travail est un très bon début. “Cela vous aidera à faire des choix plus réfléchis à l’heure du repas”, explique Leanne Redman.

Si vous ne pouvez pas sortir de chez vous, pas d’inquiétude! Il suffit peut-être de quitter la pièce dans laquelle vous avez passé la matinée. “Changez d’environnement”, conseille Brooke Scheller. “Si possible, installez-vous dans un autre espace que celui où vous travaillez. Si vous avez une table ou un endroit associé à la prise des repas, ne vous privez pas de l’utiliser.”

Selon Sam Von Reiche, il est important de “se préparer au déjeuner”. Qu’il s’agisse de mettre la table ou d’écouter de la musique, l’important consiste à manger dans un environnement différent, quand bien même on resterait chez soi.

Mieux vaut également évacuer la tentation d’attraper dans le frigo de quoi manger sur le pouce devant son écran. “Ne laissez pas de nourriture en évidence!” suggère Leanne Redman. “Il vaut mieux ne rien laisser à portée de main sur le plan de travail et cacher les denrées au fond du cellier. Dans le frigo, ne rangez pas en évidence les produits les plus faciles à grignoter.”

Leanne Redman va même jusqu’à conseiller de se comporter comme si on allait au bureau. “Il faut préparer le déjeuner comme si on quittait la maison, et donc anticiper repas et en-cas de la pause-café comme on le ferait en temps normal.”

S’il vous paraît difficile de suivre ces recommandations, ne désespérez pas. En s’appuyant sur une étude mondiale menée sur 7.754 personnes par le centre de recherche biomédicale Pennington en avril 2020, Leanne Redman rapporte qu’en raison de l’anxiété et de la panique engendrées par la pandémie 30% des participants ont déclaré éprouver de plus en plus de difficultés à éviter les distractions responsables du trouble alimentaire inconscient dont il est ici question. De toute évidence, vous n’êtes pas seul·e!

Les Français ont-ils eu raison d’interdire la prise de repas sur le lieu de travail?

“Certains pays méditerranéens pratiquent la sieste postprandiale”, déclare-t-elle. “C’est un concept intéressant.” En mettant l’accent sur les pauses, les Européens optimisent leurs temps d’activité.

Brooke Scheller estime également que les pauses améliorent la productivité. “Nous travaillons de 9h à 17h, du lundi au vendredi, souvent persuadés que la détente et l’amusement sont réservés aux week-ends ou aux vacances”, dit-elle. Selon elle, une pause prévue en amont sur un jour de travail serait aussi reposante que le fait de partir en escapade. “Je trouve très plaisant d’admettre que l’on peut s’autoriser à quitter son bureau dans la semaine pour se faire plaisir.”

Ce qui est peut-être le plus triste, c’est que notre conception de la pause méridienne finit par affecter les autres aspects de notre vie. “La culture professionnelle aux États-Unis se voit reprocher d’imposer le travail à tout prix, avec pour conséquence directe des niveaux de satisfaction de vie plus bas qu’en Europe. Nous avons vraiment beaucoup à apprendre des Européens, en termes de proportions de congés et de temps de pause”, déclare Sam Von Reiche. “On constate chaque jour les effets néfastes de la politique américaine qui prône la productivité avant le bien-être.”

Source Huffintonpost

6 idées originales pour maintenir le lien en télétravail

En temps de télétravail, les échanges virtuels, les réunions Zoom et autres interactions en visio ont temporairement remplacé les conversations informelles autour de la machine à café et les déjeuners entre collègues…

Un contexte inédit qui a forcément mis à mal la cohésion de groupe, perturbé le travail quotidien et chamboulé les recrutements. Certaines entreprises ont réussi à contourner ces contraintes.

>> Voici 6 initiatives mises en place par des entreprises pour maintenir le lien.

Défi slack hebdomadaire

Les 200 salariés "digital natives" de la banque en ligne Qonto n’ont pas tardé à s’adapter au confinement. “Habitués à organiser des événements internes, nous avons très vite conçu des outils et planifié des rendez-vous pour animer à distance notre communauté de salariés”, explique Sarah Ben Allel, directrice des ressources humaines. Parmi eux, le défi Slack.

Sur cet outil collaboratif, la néobanque propose désormais tous les mercredi et vendredi une compétition ludique. En commençant par les concours photo : l’espace de travail le plus original, la tenue la plus rocambolesque, la photo d’équipe prise sur Zoom la plus réussie… Suggérées par les salariés, les idées ne manquent pas pour ces récréations digitales.

Notre préférée : la liste de soixante titres de films à deviner, entièrement écrits en émoji, qui a récolté pas moins de 180 réponses. En fonction de la thématique, le nombre de like ou la proportion de bonnes réponses font figure de récompenses. “Beaucoup de salariés sont très engagés sur ces animations informelles”, assure la DRH, qui ménage de cette façon l’identité et la culture de l’entreprise.

Le brainstorming à distance

Comment préserver la créativité et l’inventivité d’une équipe dispersée ? C’est le défi de François Gabard, navigateur en solitaire, confiné à Port-la-Forêt, dans le Finistère, qui supervise à distance la construction d’un trimaran et d’un monocoque dans son chantier Mer Concept, à Concarneau. L’entreprise compte une soixantaine d’employés, pour moitié techniciens qui assurent le façonnage des bateaux et d’une autre moitié composée d’ingénieurs études.

Fan de Klaxoon, le boss utilise à plein cet outil de brainstorming collaboratif pour challenger ses collaborateurs. “Au moment où je vous parle, j’ai trois “klax” ouverts sur mon ordinateur, sourit-il. Sur le premier, j’échange sur la stratégie avec Thomas Normand, directeur. Sur le second, j’interagis avec six ingénieurs concernant la data que l’on doit intégrer sur le bateau et sur le troisième je note mes idées perso.”

Sur son écran, ces tableaux de bord affichent en temps réel les notes, suggestions, actions en cours de chaque membre de l’équipe. Cela recrée un espace de travail commun même sans se voir.

“Les ingénieurs passent aussi par ce système pour transmettre leurs spécifications techniques sur les pièces du bateau directement aux techniciens opérationnels”, précise Thomas Normand. Dans l’atelier, un immense écran affiche une succession de tâches mise à jour à distance. Grâce à ces outils, l’entreprise a pu poursuivre son travail.

Le déjeuner virtuel aléatoire

Chez Messika, le confinement s’est accompagné d’une farouche volonté de maintenir le sentiment d’appartenance à l’entreprise. Le joaillier de luxe propose à ses 200 salariés, via l’application Tribalee, de déjeuner avec des collègues qu’ils ne connaissent pas. Un algorithme tire au sort des groupes de quatre personnes, de tout âge, fonction et position hiérarchique.

Et chacun se connecte de chez soi le jour J à 13 heures C’est ainsi que Morgane Le Bail, cheffe de projet événementiel, a partagé récemment son repas avec des collègues des achats et de la direction depuis son appartement parisien : "C’est une autre façon de se rencontrer, on découvre un peu l’univers de chacun.”

Webinars et show hebdo

Chez Talentia Software, éditeur de logiciels RH et Finance de 400 salariés, l’activité a été pas mal chamboulée par la crise. “Nos clients sont principalement des ETI de 500 à 9000 personnes en France, en Italie et en Espagne. Des pays fortement impactés par le coronavirus”, précise Pierre Polette, directeur général.

Pour motiver les collaborateurs, la direction marketing a proposé une émission hebdo de type Webinar : contenu métier, thématiques produits, trucs et astuces pour simplifier le quotidien des salariés et des clients… Pour enrayer les inquiétudes sur l’avenir de ses équipes, le manager propose aussi chaque vendredi une web conférence de quinze à vingt minutes. De son appartement lyonnais, il fait un état des lieux de la situation et met en avant les bonnes nouvelles.

De semaine en semaine, ses collaborateurs auront ainsi visité chaque pièce de son appartement: “Je ne me positionne jamais devant un mur blanc, je change la déco, j’ajoute une plante… Bref, je varie et, surtout, je ne me prends pas trop au sérieux”, sourit Pierre Polette.

Recruter à distance

Dans certains secteurs, la crise sanitaire n’a pas mis fin aux embauches. Mais elles se déroulent désormais à distance. Chez Doctolib, dont l’activité de téléconsultation médicale a été multipliée par cent en mars et avril, le cap est toujours fixé sur 500 recrutements dans l’année. “En avril, nous avons accueilli une trentaine de nouveaux collaborateurs”, confirme Matthieu Birach, directeur des ressources humaines.

Pour se familiariser avec la culture de l’entreprise, les nouvelles recrues rejoignent la Doctolib Académie, un parcours d’intégration réalisé 100% à distance. “Nous avons gardé cette logique de promotion mais en organisant un planning en visios qui alternent entre présentations de managers, ateliers en petits groupes, appels avec les supérieurs hiérarchiques directs”, poursuit le DRH.

D’autres sociétés, moins acculturées au numérique, ont aussi revu leurs procédures. Chez Cap Vert Energie, les candidats ne passent plus trois mais deux entretiens et “nous avons acquis des outils pour continuer à proposer à chacun un exercice de mise en situation en virtuel. Un support de présentation en temps réel nous a permis, par exemple, d’embaucher un contrôleur de gestion en lui faisant passer un test de simulation financière”, raconte Sandie Colin, directrice projet humain. L’entreprise de 130 salariés a ainsi effectué treize sessions de télé-onboarding au cours du mois de mars.

Anticiper le redémarrage

Enfin, pour préparer leurs salariés à reprendre pied avec la vie de bureau, certaines entreprises comme Qonto ont recours à des baromètres internes réguliers. “Ces mini­s-ondages nous ont permis de suivre la façon dont évoluait le moral des équipes”, assure Sarah Ben Allel, DRH.

Pour autant, si les employeurs pensent que la crise va faire évoluer leur organisation, “ils se sont plutôt attachés à répondre dans l’urgence à des problématiques ponctuelles qu’à envisager l’après”, regrette Fadi El Gemayel, directeur et consultant du cabinet d’accompagnement au changement Daylight.

Habitué à côtoyer de grands groupes, l’expert constate que ceux-ci ont dans un premier temps annulé toutes les formations de leurs cadres alors même que “la période était propice à s’engager dans la montée en compétences des équipes”.

Du côté des petites structures, le temps est encore employé à sauver ce qui peut l’être. Selon Yvon Moysan, directeur du master digital marketing et innovation à l’IESEG, “parmi celles qui échapperont à la faillite, la conversion vers une culture d’entreprise digitalisée se pose désormais plus que jamais, notamment dans le secteur commercial où il faut absolument développer des outils collaboratifs pour les forces de vente”. Les entreprises qui hésitaient encore à entamer leur reconversion numérique risquent bien de ne plus avoir le choix.

Source Photo.Capital

Procrastination : 4 astuces pour enfin arrêter de tout reporter

Tout le monde a enduré un épisode de procrastination et s’il est normal de manquer de temps en temps de motivation, il y a des projets personnels ou professionnels qui peuvent être complètement ratés à cause de cette tendance. Apprenons à retrouver la motivation et à avancer dans nos projets !

Il y a de nombreux désavantages à procrastiner. En effet, selon diverses études, les procrastineurs chroniques sont moins susceptibles de garder un emploi permanent et ceux qui ont un emploi auraient un revenu réduit (selon une étude aux USA), gagnant 14.000 $ de moins que leurs collègues plus proactifs.

Les procrastineurs seraient également moins enclins à trouver du temps pour faire du sport car ils reporteraient toujours l’activité physique à un autre jour. Ce qui, logiquement, entame leur santé générale et augmenterait leur niveau d’anxiété à cause du stress permanent d’avoir une liste de choses à faire que l’on reporte sans cesse. Beaucoup de désavantages, on vous disait.

Mais peut-être que la recherche de Jason Wessel, doctorant à l’Université Griffith en Australie, va vous aider à reprendre le contrôle.

Il aurait développé un système de quatre "points de réflexion" simples qui ciblent les racines psychologiques de la procrastination. Un système qui permettrait de se concentrer sur les choses que vous voulez accomplir.

La théorie de la motivation temporelle

Pour développer son système, Wessel s'est inspiré de la théorie de la motivation temporelle, qui propose déjà quatre causes liées à la procrastination :

  • L’expectative : nous sous-estimons nos chances de bien réaliser la tâche, ce qui réduit notre motivation à la réaliser.

  • La sensibilité au retard : nous ne parvenons pas à reconnaître que notre procrastination affectera les chances de terminer à temps le projet.

  • La valeur de la tâche : nous n’apprécions pas la "valeur" de la tâche et les avantages de l’accomplir à temps. Du coup, nous privilégions notre plaisir à court terme aux conséquences à long terme.

  • La métacognition de base : nous manquerions de la "métacognition'' de base, c’est-à-dire la conscience de soi et la capacité de penser à notre pensée (ça devient philosophique mais c'est en fait très simple). La capacité de s'auto-analyser nous permettrait d’identifier la manière dont nous pourrions résister à ces comportements de procrastination et nous lancer enfin dans le projet.

Les études sur les procrastineurs chroniques ont fourni de bonnes preuves pour étayer la théorie de la motivation temporelle. Cependant les solutions à ces problèmes ont (jusqu’à présent) été malheureusement sous-étudiées.

"Il n’y a tout simplement pas encore beaucoup d’études", déclare à la BBC Wendelien van Eerde de l’Université d’Amsterdam, qui a mené une méta-analyse des interventions disponibles en 2018.

Il serait temps de proposer des solutions viables à cet état dont beaucoup souffrent.

4 questions à se poser pour se relancer

Après avoir compris et analysé les principes de la théorie de la motivation temporelle, Wessel a tenter d'en sortir quatre questions simples qui pousseraient les gens de réfléchir sur eux-mêmes (la fameuse métacognition) et à analyser leur situation :

  • Comment quelqu’un d'autre réussirait-il à atteindre l’objectif ?

  • Comment vous sentirez-vous si vous n’effectuez pas la tâche requise ?

  • Quelle est la prochaine étape que vous devez entreprendre ?

  • Si vous pouviez faire quelque chose pour atteindre l’objectif à temps, qu'est-ce que ce serait ?

Selon Jason Wessel, ces questions pourraient entraîner les mêmes changements de pensée que l'on obtient d'habitude au cours d’une thérapie : "Cela reproduit certains des éléments que vous obtiendriez lors d’une séance de coaching, de conseil ou de thérapie. Mais c’est comme une 'micro-dose'".

Une réussite mais à court terme

Le chercheur a alors mis en application ses idées sur plusieurs groupes d’élèves. En comparant les progrès des participants après deux semaines, il a constaté que ceux qui travaillaient avec les quatre points de réflexion étaient beaucoup plus susceptibles de commencer le travail tôt, plutôt que de le reporter à la fin des quinze jours.

Ils avaient donc réussi à diminuer leur procrastination ! Mais pas de joie trop exubérante, ce n'est pas la solution à tous vos soucis.

En effet, d'après cette expérience, les avantages ne se sont pas fait ressentir de suite. Wessel explique que les élèves ont dû se poser les différents questions plusieurs fois avant de commencer à agir, un phénomène qu’il décrit comme un "effet dormant". De plus, cela ne fonctionne pas à long terme puisque le cerveau sait ce qui va se passer et anticipe en annihilant les effets positifs de la réflexion.

Selon lui :

L’important est de vous interroger régulièrement sur les objectifs que vous appréciez réellement et de vérifier si vous les priorisez suffisamment.

Vous devez ensuite trouver des moyens de diviser votre tâche en différentes parties plus petites, avant de passer à la première étape de votre plan. Cela peut créer une sorte d’élan, dit-il, ce qui rendra la procrastination moins forte petit à petit (jusqu'à disparaitre ?).

Source RTBF