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Pourquoi le statut de freelance attire les jeunes?

Le nombre de travailleurs indépendants aurait progressé de 145 % en France entre 2008 et 2018, d’après Eurostat. 848 200 entreprises ont été créées en 2020, ce qui représente une hausse de 4% par rapport à 2019. Cette augmentation se retrouve principalement dans le secteur des transports et de l’entreposage comprenant la livraison à domicile. « La crise du coronavirus a amplifié le déclin du salariat avec une augmentation du chômage en France qui va s’intensifier. Nous observons également une sorte de démobilisation d’une partie du salariat depuis la crise avec une aspiration à plus de sens, d’équilibre et d’autonomie qui se traduit par un manque de motivation et d’engagement. Chez les plus jeunes, le CDI n’est plus une norme sociale », explique à notre micro Catherine Barba, entrepreneuse et business angel. 
 
Devenir indépendant apparait alors comme l’une des solutions à ce besoin d’autonomie. Selon l’Insee, les créateurs d’entreprises sont de plus en plus jeunes : ils avaient en moyenne 36 ans en 2020. « Le point commun des indépendants malgré la diversité des métiers qui se cachent derrière ce statut est qu’ils sont leur propre centre de profits. Ils veulent être libres », met en avant l’entrepreneuse.

Une évolution du rapport au travail qui devra pousser les entreprises à s’adapter. « Les entreprises doivent s’organiser pour mieux travailler avec les indépendants. Dans prochaines années, de nouveaux métiers vont émerger tels que les Chief Freelance Officer », revendique Catherine Barba. 
 
L’actualité à retenir :

L’impact de la crise du coronavirus sur le secteur de la culture se traduit par une baisse du chiffre d’affaires de 25% en 2020 par rapport à 2019. La culture connait un vrai coup d’arrêt avec la fermeture des musées, cinémas, salles de concert et théâtre. Seule solution : la digitalisation des espaces culturels. C’est sur ce créneau que CulturMoov s’est développé en concevant et en éditant des expositions et des visites virtuelles sur les collections des musées et du patrimoine français. Romain Prévalet, fondateur de CulturMoov, revient sur cette digitalisation accélérée du secteur de la culture. Retrouvez l’intégralité de l’interview sur Frenchweb.fr.

Source : Frenchweb.fr

Madère a créé un village entier dédiée exclusivement à ceux qui souhaitent y faire du télétravail

De nos jours, de plus en plus de personnes peuvent et veulent travailler à distance. Madère répond à ces besoins et vient d'ouvrir un village numérique nomade
 
Digital Nomads Madeira est un projet qui peut désormais accueillir 100 nomades numériques dans la ville de Ponta do Sol, où vivent actuellement 8200 personnes. La première phase du projet a déjà commencé le 1er février et durera jusqu'au 30 juin 2021. Toute personne qui souhaite venir ici doit s'engager à rester dans la ville pendant au moins un mois.

Toute personne qui vient ici pour travailler à distance disposera d'un espace de travail gratuit avec un bureau et une chaise, d'un accès à la communauté Slack et d'un accès gratuit à Internet. En outre, il y aura des activités pour les nomades numériques (yoga, séminaires et ateliers ou randonnées), ainsi que d'autres événements qui faciliteront le contact entre eux et la communauté locale. 
 
Le projet vise à aider la communauté locale, tant sur le plan économique que social. Si le projet est couronné de succès, il est prévu de mettre en œuvre une deuxième initiative à Madère et de lancer un projet similaire dans plusieurs zones rurales du Portugal.

Le projet aide également à trouver un endroit où loger pendant cette période - des suggestions peuvent être trouvées sur le site web ici. Les organisateurs ne prennent aucune commission pour cela !

Source : VoyagesPirates

Visas.Nomades numériques : la Croatie leur déroule le tapis rouge

Depuis le 1er janvier, la Croatie propose aux nomades numériques non européens et à leur famille un permis de séjour d’un an.

Depuis le début de la pandémie, la Croatie était l’un des rares pays européens à ne pas avoir fermé ses frontières aux touristes étrangers à l’Union européenne (à condition qu’ils soient en mesure de présenter un test un test PCR négatif). Depuis le 1er janvier, le pays va plus loin en proposant aux nomades numériques qui ne sont pas originaires d’un pays de l’Union européenne un permis de séjour d’un an, rapporte CNN.

“Alors que la plupart des pays de l’Union européenne ont fermé leurs frontières aux voyageurs non européens, la Croatie a continué à autoriser les arrivées en provenance des États-Unis et de nombreux autres pays. Désormais, elle facilite la vie à ceux qui souhaitent rester sur place plus longtemps en modifiant ses lois sur l’immigration”, écrit la chaîne d’information américaine. 
 
Des “touristes” à l’année

Les nouvelles mesures définissent un nomade numérique comme “une personne extérieure à l’Union européenne et travaillant dans les technologies de la communication, soit en tant qu’employé à distance, soit pour sa propre entreprise enregistrée à l’étranger”. Les membres de la famille proche des titulaires du nouveau permis de séjour peuvent également demander la résidence temporaire sur la base du regroupement familial. Seules restrictions : ces travailleurs du numérique, qui ne paieront pas d’impôts sur place, ne sont pas autorisés à travailler pour une entreprise locale et, une fois expiré leur permis de séjour d’un an, ils ne pourront pas le renouveler immédiatement – un délai de carence minimum de six mois est stipulé. Le permis de séjour “nomade numérique” n’ouvrira pas non plus de droits à la résidence permanente ni à la citoyenneté.

L’idée de ce nouveau permis de séjour “spécial nomades numériques” est due à un entrepreneur néerlandais installé en Croatie depuis plus de vingt ans. En juillet dernier, Jan de Jong a publié sur LinkedIn une lettre ouverte au Premier ministre croate Andrej Plenković, soulignant les avantages que la Croatie pourrait retirer de la présence de nombreux nomades numériques séduits par “son style de vie méditerranéen”. “La Croatie est un pays sûr, qu’ils pourraient apprécier. C’est un pays chaleureux et accueillant, les habitants parlent bien l’anglais, les connexions Internet sont bonnes et les liaisons faciles avec le reste de l’Europe. Enfin, ici, la vie est abordable.”

Manifestement convaincues par ce plaidoyer, les autorités croates comptent notamment sur ces nouveaux résidents à l’année, a priori bien payés par des entreprises étrangères, pour soutenir un secteur touristique malgré tout très éprouvé par la pandémie.

Source : Courrier International

Télétravail : le business florissant autour des « nomades numériques »

Autour des télétravailleurs nomades, qui parcourent le monde en quête de soleil et d'Internet à haut débit, se construit tout un écosystème, notamment composé d'agences de voyages spécialisées. Aux nouvelles modes, les nouveaux profits. 
 
« Ce qui était une niche est devenu plus conventionnel », explique à l'AFP Emmanuel Guisset, lui même nomade numérique belge et fondateur d'Outsite. Son site propose aux indépendants ou salariés qui travaillent à distance une vingtaine d'espaces réunissant logements et bureaux partagés. Les prix varient de 700 euros par mois au Portugal, à 2.500 euros pour Los Angeles.

« Quand tout sera rétabli, ça va exploser »

Créé en 2015, Outsite a vu son activité ralentie par la fermeture de ses espaces pendant les premiers mois de la pandémie. Mais l'entreprise a reçu 30% de réservations de plus qu'en 2019, et le nombre d'inscriptions sur son site a triplé. « Quand tout sera rétabli, ça va exploser, et on a beaucoup d'espérance pour 2021 », assure l'entrepreneur, qui voit la pandémie et le bond du télétravail comme « un tremplin ».

Les réservations pour ses espaces au Costa Rica et à Hawaï ont déjà augmenté de moitié. En même temps, le Costa Rica, comme sept autres pays, ont mis en place un système de visa spécial pour les télétravailleurs étrangers en quête d'un cadre de rêve pour leurs réunions Zoom. « Jusque-là, la réticence des entreprises bloquait le mouvement », observe le startuppeur. Mais depuis quelques mois, il a été contacté par une vingtaine de sociétés « qui veulent payer des séjours à leurs salariés, ça devient une façon de retenir les talents ». Et une manière pour l'entreprise de se dissocier d'autres employeurs qui obligent leurs salariés au présentéisme ... même quand ils peuvent travailler à distance (et que l'ordre vient du chef d'Etat).  

Ambroise Debret, freelance en marketing web et « nomade numérique » depuis quatre ans, a vécu à l'automne dernier dans l'espace Outsite de Lisbonne. « Beaucoup de mes amis digital nomads y allaient, c'est un peu comme si on allait au bureau ensemble, en fait », sourit-il. Télétravailler ensemble est aussi une pratique qui se fait entre amis pour lutter contre l'isolement professionnel. On remplace les collègues par des tiers choisis. C'est, pense le chercheur français Clément Marinos, l'un des « paradoxes » des nomades numériques qui ont « à la fois un besoin de connexion avec le local, et un besoin d'appartenance à une communauté ». Pour sa part, Maurie Cohen, professeur à l'Institut Technologique du New Jersey, parle d'un « écosystème » dans lequel « les nomades numériques se vendent entre eux des services ou différentes formations ».

Compenser l'absence des touristes

C'est aussi pour répondre à ce besoin de sociabilité que le Français Matthieu Zeilas a co-fondé l'entreprise Palma Coliving. En Espagne, il loue plusieurs maisons, à partir de 850 euros par mois pour une chambre individuelle. Pour ce prix, les colocataires peuvent profiter d'un espace de travail, d'un coin méditation et d'une piscine, mais aussi participer à des ateliers et des évènements pour se créer un réseau. Avec la promesse de « doper leur productivité » tout en « échappant à la routine ».

L'entrepreneur a ouvert sa première villa à Majorque en août dernier, et a reçu plus de 200 demandes de réservation: « La pandémie, ça m'a carrément ouvert des possibilités, on répond à une vraie problématique. » Il cherche aussi à compenser l'absence des touristes, en proposant aux propriétaires qui n'arrivent plus à louer leurs propriétés sur Airbnb de les lui confier. Il espère, à terme, proposer trente nouvelles destinations.

Yacine Bakouche, président de l'agence de voyages Best of Tours, mise lui aussi sur « l'évolution vers plus de télétravail » pour proposer des séjours de quelques semaines à des télétravailleurs en mal de nature ou de dépaysement. Son projet, retardé par la crise sanitaire, devrait être lancé en mars en privilégiant d'abord des destinations françaises, comme l'Ardèche ou la Franche-Comté.

Néanmoins, le cadre de rêve et les amis-co-télétravailleurs n'empêchent pas les incivilités numériques subies à distance. Les micro-conflits s'accumulent sans pour autant qu'ils puissent être désamorcés par une franche discussion à la machine à café. Peut-être là une des limites du nomadisme numérique ?

Source : Start Les Echos

Microsoft Teams s'enrichit de deux nouvelles applications pour faciliter le télétravail

Technologie : Les outils Bulletins et Milestones de Microsoft Power Apps débarquent sur Teams, où ils pourront être adaptés à l'aide d'outils low code. 

Microsoft vient de dévoiler deux nouvelles applications destinés à booster la productivité des professionnels sur la plateforme de collaboration Teams. Bulletins et Milestones arrivent en effet en tant qu'applications professionnelles pour Dataverse for Teams.

Les applications Bulletins et Milestones sont construites sur la Power Platform, et peuvent donc être étendues au sein de Teams pour adapter les applications aux besoins de chaque entreprise. Ce qui, selon Microsoft, permettrait des « gains de productivité immédiats ». Dataverse est le nouveau nom du grand service de données de Microsoft, appelé auparavant vaguement "Common Data Service" (CDS), qu'il utilisait au sein de Teams. Bulletins, comme son nom l'indique, a pour but de tenir les équipes de travail au courant de leurs activités en télétravail afin de garder une même ligne directrice malgré la distance.

« Tenir votre équipe informée des dernières nouvelles et informations de l'entreprise est essentiel en temps normal, et d'autant plus lorsque les membres de l'équipe travaillent à distance pendant la pandémie », fait valoir Microsoft pour présenter l'intérêt du nouvel outil. 
 
Booster la productivité

« La solution Bulletins permet à l'équipe de communication de partager les nouvelles et les informations de l'entreprise ou du département dans un lieu central. Les articles d'actualité peuvent être organisés par catégories et contenir un riche contenu, notamment des images, des vidéos et des boutons d'action. Les éditeurs peuvent également consulter les paramètres des articles publiés, comme les taux de consultation au fil du temps. » Les utilisateurs de Teams peuvent également épingler l'application Bulletins sur le panneau gauche de Teams et peuvent personnaliser leurs vues ou mettre en signet les articles intéressants.

L'outil est également optimisé pour les appareils iOS et Android, afin de permettre aux utilisateurs de poster ou de lire de nouveaux messages. Avec la sortie de ces deux nouvelles applications, Teams entend se tourner vers les travailleurs sur le terrain qui ont besoin d'envoyer et de recevoir des informations, comme des mises à jour ou des pannes de système. Les entreprises peuvent également ajouter leur propre marque aux applications.

Milestones est une autre application Teams qui vise à aider les utilisateurs à suivre l'état d'avancement des objectifs que les équipes se sont fixés. « Milestones améliore la collaboration de ces équipes interfonctionnelles en créant un lieu central pour suivre l'état d'avancement et les mises à jour. Cette application peut être épinglée sur le canal de l'équipe ou sur le rail de gauche pour un accès facile », précise Microsoft.

L'application est également extensible, ce qui lui permet d'être utilisée avec d'autres logiciels de suivi de projets, mais dans un package convivial à faible code qui permet aux utilisateurs de mettre à jour des champs, d'en ajouter de nouveaux ou d'ajouter des notifications en fonction d'un flux de travail particulier.

Source ZDNet

Ces petits bonheurs qui adoucissent le télétravail

Et si pour mieux vivre le télétravail, on s’accordait des petits moments heureux chaque jour ? Une solution pour se sentir mieux (même en réunion Zoom!), être plus productif, et mieux dans ses baskets. Décryptage et bonnes idées à adopter d'urgence pour une bouffée d'air frais. 
 
Réunion Teams à rallonges, horaires élastiques, pause déjeuner oubliée… À force d’expérimenter le télétravail, on en saisit mieux les limites. Et ce qui apparaissait comme une nouvelle façon de travailler plus librement ressemble parfois à un internement. Comment apprivoiser ces journées tunnels où l’on est enchaîné à son fauteuil, sans changement de décor ni pause-café avec ses collègues ? En s’autorisant quelques petits plaisirs qui font du bien au moral et même à la productivité.

«Quand on télétravaille, il est très rassurant d’être en permanence derrière son ordinateur, constate Caroline Loisel, formatrice et coach carrière, qui accompagne l'évolution des relations dans des organisations en transformation. Dans un climat anxiogène et dans cette situation qui est une forme d’isolement professionnel, cette hyper connexion est une sorte de refuge. Mais c’est un trompe-l’œil et aucunement la garantie d'être efficace.» En effet, nous apprend la coach, on n’est pas productif toute la journée, ni de la même façon. «C'est le moment ou jamais de s’écouter et de découvrir quel est son rythme, quels sont les créneaux où l’on est la plus dynamique. Moi, par exemple, c’est de 11 heures à 15 heures : c’est donc là que je vais m’atteler aux tâches plus complexes. Le reste du temps, je me penche sur les dossiers moins compliqués et je me ménage des moments pour moi, sans culpabilité.»

Créer de la surprise

Parmi sa liste de micro-bonheurs ? Prendre un café à la fenêtre dans un rayon de soleil, faire un vrai break à l'heure du déjeuner, aller marcher une demi-heure, converser avec ses voisins eux aussi à la maison, faire un puzzle qui, en exigeant de la concentration, permet de se créer une vraie bulle... «Il suffit de peu de choses pour rassembler toutes nos énergies. De plus, dans un monde, où l’on n’a plus vraiment de projets de vacances, de voyages, ou les rencontres sont limitées, ces parenthèses sont aussi l’occasion de créer de la surprise, qui nous manque tant», complète Caroline Loisel. Et pas question de culpabiliser ! «Ces plaisirs minuscules, non chronophages, structurent les journées, apportent des respirations, permettent de prendre du recul, soutient la coach. Ils deviennent finalement des outils qui nous aident à mieux travailler.» Nous avons demandé à quatre femmes très actives quels étaient leurs petits moments de bonheur quotidiens, qui les aidaient à reprendre leur souffle et à mieux profiter de la vie, tout simplement.

Cécile Lochard : "Déjeuner avec mon fils"

Cécile Lochard, directrice du développement durable de Guerlain. «Deux ou trois fois par semaine, je déjeune avec mon fils lycéen. Je nous commande un repas sur Eatic, une plateforme de livraison qui ne collabore qu’avec des restaurants veggies et éthiques de qualité. Le télétravail m’a permis de découvrir ce bonheur ! Je m’offre aussi une pause spa à la maison. Chaque vendredi matin, avant de me mettre derrière mon ordinateur, je déroule le rituel Abeille Royale de Guerlain avec notamment un masque cataplasme. Un petit geste corporate qui me donne aussi bonne mine. Dans cet esprit, je me suis fait un cadeau : une lampe avec des filtres de couleur que j’utilise pour les réunions Zoom et qui évite d’avoir l’air trop pâle. Cela donne le moral de se sentir bien en visio. Enfin ayant constaté qu’il est difficile de mettre un point final à une journée de télétravail, j’ai sanctuarisé mes mardis soirs. Je m’arrête à 19 heures et je donne sur Zoom un cours de yoga à mes amies. Un vrai moment de plaisir.»

Charlotte Lévy-Frébault : "Des belles choses à portée de regard"

Charlotte Lévy-Frébault, directrice de la communication de l’agence BETC. «Chez BETC nous avions déjà mis en place le télétravail avant la pandémie. J'étais donc déjà un peu rodée au système. Mais depuis le premier confinement, mon compagnon, restaurateur, m’apporte le petit-déjeuner au lit tous les matins. Il a décidé de faire cela spontanément et cela me met de bonne humeur. Ma journée commence bien. Ce qui me fait voir les choses de façon plus positive c’est aussi le cadre que j’ai choisi pour travailler. Je me suis installée dans la salle à manger à un endroit d’où je ne vois que de belles choses : à gauche, je peux admirer par la fenêtre le ciel et la façade d’un bel immeuble. En face de moi, je dispose mes plantes et un bouquet de fleurs. J’ai même mis derrière moi une affiche de la Dolce Vita qui est aussi un joli fond pour les réunions en visio. Tout cela permet à mon regard de s’évader agréablement quand j’en ai besoin : c’est un petit bonheur très accessible ! Tous les après-midis, je m’accorde également une tisane bio au gingembre et au citron. Enfin, j’ai des rituels anti-stress. Dès que j’enchaine trop de réunions, que je sens la tension monter, je m’offre une séance d’exercices de respiration, je visualise des images positives. Cela ne remplace pas les rencontres et les échanges de vive voix mais ça aide à se sentir mieux !»  

Constance Dubois : "Ponctuer sa journée de rituels"

Constance Dubois, directrice marketing et communication des salons Tranoï. «Du matin au soir, je fais en sorte de ponctuer mes journées de télétravail de petits rituels. Tout d’abord, je ne consacre pas mon temps de transport habituels à mes dossiers ! À l’heure où je suis habituellement compressée dans les transports en commun, et alors que mes filles sont à l’école et mon mari déjà derrière son ordinateur dans son bureau, je prends le temps de savourer mon café, d’écouter la radio, de lire des articles en ligne. C’est une demi-heure rien que pour moi. Je n’avais jamais expérimenté cela avant. Cette parenthèse est un cadeau !

À l’heure du déjeuner, je fais également une vraie pause. Je vais flâner une demi-heure dans la librairie à côté de chez moi. Je feuillette des livres, je regarde les dernières parutions. Je vais aussi parfois m’acheter des fleurs ou choisir un bon pain, du fromage. Je me fais plaisir, je vois du monde. Et là aussi c’est une première pour moi ! Autre bonheur inédit : très régulièrement, je dresse la table dans la cuisine pour un déjeuner en tête-à-tête avec mon mari. On rit, on discute, et chacun regagne ses quartiers respectifs plus heureux.»

Séverine Menut : "Se lever tôt"

Séverine Menut, directrice des ventes internationales de Reed Midem. «Je ne sais plus ce que c’est que la vie de bureau. Et j’adore ça. Le matin, je me réveille à 6 h 30 et je débute ma journée en accompagnant mon fils en voiture au lycée. Nous regardons la ville s'animer, tous les deux dans notre bulle commune. C’est très agréable. En rentrant, je fais à pied le tour de mon quartier à Montrouge. Je me mets ainsi au travail pleine d’énergie à 9h30. Je m’accorde évidemment une pause déjeuner et s’il fait beau, je me mets à la fenêtre pour prendre mon café. Ce petit soleil hivernal, juste un peu chaud, c’est vraiment délicieux ! Pendant le premier confinement, j’arrêtais tout à 18 heures pour donner un cours de yoga en zoom. Cela me permettait de retrouver mes amies. Cette initiative amicale a débouché sur un projet puisque je lance mon site de yoga en ligne : Yog@aUm. Lors du deuxième confinement, avant le couvre-feu, j’éteignais mon ordinateur à 18 heures précises, justement pour aller marcher 10 km en compagnie d’une amie. C’était aussi l’occasion de m’arrêter dans de petits restos qui faisaient de la vente à emporter et d’acheter de quoi lancer un apéro en famille, de retour à la maison. C’est moins facile aujourd’hui ! Autre plaisir mis en place avec mes amies : on s’invite régulièrement à travailler les unes chez les autres. On prend nos ordinateurs, on s’installe chacune dans une pièce mais on se retrouve tout de même pour faire des pauses et papoter et pour déjeuner. Ça fait un bien fou !»

Source Madame Le Figaro

Soft skills : quelles sont celles que les entreprises s'arrachent ?

Soft skills : si vous n’en avez jamais entendu parler, il est temps de vous mettre à la page. Car les « compétences douces » sont le nouveau dada des recruteurs. D'après la dernière étude Cadremploi/Michael Page « Soft skills », 62 % des dirigeants et cadres ayant des responsabilités managériales sont aujourd'hui prêts à recruter principalement sur les soft skills des candidats. Dans son rapport « Future of Work », le World Economic Forum énumère les soft skills les plus recherchées par les entreprises. Cadremploi a dressé pour vous la liste des 10 « compétences douces » qui font d’un candidat la perle rare ! 
 
Exit embauches basées uniquement sur les diplômes, les performances linguistiques et les mille et un langages informatiques maîtrisés. Ce qui compte aujourd’hui, ce sont les compétences comportementales… autrement nommées soft skills, terme qui désigne à la fois l’intelligence relationnelle, les capacités de communication, le caractère, les aptitudes interpersonnelles. Bref, toutes ces capacités complémentaires à celles qui s’apprennent et se mesurent, que l’on nomme, par opposition, les « hard skills ».

Soft skill utile : la résolution de problèmes complexes

Soft skills importante, votre capacité à résoudre des problèmes complexes prouve tout d’abord votre aptitude à identifier un problème et à en percevoir la complexité. Elle suppose également une bonne capacité d’analyse, une aptitude à trouver des solutions - au travers de ressources-clés identifiées. Et surtout, une capacité à prendre des décisions pour mettre en œuvre le plan d’action.

L’esprit critique : soft skill que les entreprises s’arrachent

Faire preuve d’esprit critique, c’est être capable de mener un raisonnement, qu’il soit inductif ou déductif, afin de résoudre des problèmes. En entreprise, précieuses sont les personnes qui savent s’appuyer sur leurs connaissances et leurs observations pour envisager de façon logique les solutions possibles à un problème.

La créativité

Source d’innovation, la créativité est la compétence-reine des start-up : elle permet de s’éloigner des schémas de pensée dominants, elle ouvre à de nouvelles alternatives, elle invite à disrupter les modèles… et permet même de trouver un océan bleu ! Et comme tout le monde le sait, qui n’innove pas meurt. D’où l’importance de la créativité, en start-up mais aussi dans toute entreprise qui souhaite s’assurer un avenir à moyen terme.

Soft skill utile en entreprise : le management

« Seul on va plus vite, ensemble on va plus loin ». Cet adage, très caractéristique de notre époque, prouve que la richesse est créée par le collectif. Or, le collectif - c’est-à-dire les équipes - a besoin d’être encadré, motivé, fédéré. Le management est depuis plusieurs années une compétence particulièrement valorisée - en témoignent les titres des cadres, qui sont tous managers, au moins de projets… Leadership et influence sont indissociables de cette compétence de management.

L’esprit d’équipe

Exit la performance individuelle comme critère d’évaluation des employés. Dans une société où c’est le collectif qui crée de la valeur, l’esprit d’équipe est primordial. Savoir penser collectif, renforcer la cohésion et porter le groupe constituent des compétences qui peuvent faire la différence !

L’intelligence émotionnelle, compétence douce qui fait la différence

Émergente depuis quelques années, la notion d’intelligence émotionnelle (IE) - ou quotient émotionnel (QE) - a été développée en parallèle de ce qui constituait jusqu’alors le Graal : le QI. Depuis, c’est une petite révolution qui agite le monde de l’entreprise : au-delà de la capacité intellectuelle de l’individu, une autre forme d’intelligence basée sur la conscience et la maîtrise de ses émotions, l’empathie, la motivation et les compétences sociétales, prend de l’importance… Jusqu’à devancer le QI comme principal référent de l’intelligence d’une personne ! Vous voulez savoir comment développer son intelligence émotionnelle ? Notre article vous explique comment.

Le jugement et la prise de décision

Essentielle dans un environnement de travail complexe et mouvant, la capacité de jugement et de prise de décision convoque esprit critique, capacité d’analyse et aptitude à arbitrer entre plusieurs options. Or, en entreprise, savoir analyser c’est bien. Savoir agir pour faire évoluer les choses, c’est encore mieux !

Soft skill : le sens du service

Dans un cadre où les fonctions sont de plus en plus transverses, l’entreprise a besoin de profils capables de sortir de leurs missions pour mettre leurs compétences au service de l’entreprise. Que ce soit pour aider un autre département, coacher un collègue ou gérer une urgence, votre sens du service prouve que vous êtes une personne sur qui l’on peut compter. Et pour l’entreprise, cette qualité n’a pas de prix !

La négociation, soft skill que les entreprises s’arrachent

Négocier, ce n’est pas imposer sa décision en étant hermétique aux positions des autres. C’est, au contraire, être capable d’intégrer divers points de vue et d’argumenter pour faire accepter le sien. Écouter, rebondir, interagir sont indispensables pour bien négocier… Soit une certaine forme d’agilité intellectuelle, aujourd’hui très valorisée en entreprise.

La flexibilité

La flexibilité, c’est cette forme de souplesse qui permet de s’adapter à des personnes, des situations et des problématiques. Dans des environnements de plus en plus instables, elle est une soft skills indispensable.

Source Cadremploi

La pollution à Chiang Mai pousse les nomades digitaux vers Koh Phangan

Comme chaque année, de nombreux nomades digitaux et résidents fuient Chiang Mai pour le sud de la Thaïlande afin de respirer un air plus frais, et Koh Phangan est une destination privilégiée.

La question revient dans presque toutes les conversations parmi les nomades numériques : “Où partez-vous pour la saison des brûlis?” Il n’est pas surprenant de réaliser que sur un groupe de dix personnes travaillant en ligne, entre six et huit d’entre elles prévoient de partir pour Koh Phangan dans les prochains jours ou semaines pour s’échapper quelque temps de Chiang Mai et profiter d’une qualité de l’air nettement plus respirable. Le phénomène n’a rien de nouveau, mais il est bien plus visible en l’absence de touristes.

“La situation à Koh Phangan reste encore très calme en comparaison à la période pré-Covid-19”, témoigne Quentin Seynaeve propriétaire de Seetanu Resort et du restaurant Signature Sea food & Grill à Koh Phangan. “Je constate néanmoins qu’il y a un peu plus de monde sur l’île, on voit que l’offre pour les nomades digitaux augmente, il y a des ateliers, des points de rencontre, des espaces de travail. En ce moment, il n’y a plus que ça, des travailleurs en ligne, et c’est très bien parce que maintenant ce sont eux qui nous font vivre”, souligne le Belge.

Selon une étude réalisée par Big7Travel pour classer les 50 meilleures villes pour les nomades digitaux, Chiang Mai se classe en cinquième position après Tallinn, Tbilissi, Belgrade et Bali tandis que Bangkok prend la 36ème place. On trouve parmi eux des programmeurs, des graphistes, des professeurs de langues, des spécialistes en marketing ou en e-commerce. Pour beaucoup, Chiang Mai est l’une des destinations incontournables depuis 6-7 ans, en particulier à la belle saison entre novembre et février. 
 
Pour autant, à partir du mois de février ou mars, beaucoup de ces nomades ou expatriés digitaux quittent Chiang Mai à cause de la pollution et des problèmes de santé qui peuvent en découler. C’est ainsi qu’Éléonore, coach de vie et artiste vocale prévoit de quitter Chiang Mai au mois de mars : “Je pars à cause de la (non) qualité de l’air et, comme je dois enregistrer ma voix tous les jours et que j’ai de l’asthme, cela devient compliqué.” 

Jackie Blue, thérapeute, évoque aussi des problèmes physiques gênants après avoir fait l’expérience pour la première fois de la pollution à Chiang Mai durant le confinement entre mars et juin 2020. “L’année dernière, je sentais mes yeux qui brûlaient, j’ai eu une infection à l'œil qui ne cessait de revenir et je n’arrêtais pas de tousser. Là, je viens de partir pour Krabi et je pense y rester trois mois”, commente la Péruvienne. 

Un sondage réalisé par le corps consulaire de Chiang Mai sur la problématique de la qualité de l’air à Chiang Mai révèle que pour 52% des répondants la pollution de l’air est la principale raison qui pourrait les faire quitter Chiang Mai. L’étude ajoutait que les entreprises font également face à un taux d’absentéisme plus important pour des infections respiratoires durant la période des fumées entre février et avril tandis que les hôtels connaissent un nombre plus important d’annulations. Les hôteliers craignent aussi que cette mauvaise réputation ne colle à la peau de Chiang Mai de manière durable.

Koh Phangan, une île qui à la cote 

Parmi les destinations régulièrement citées lors des conversations dans les espaces de travail partagés ou les cafés de Chiang Mai, Koh Phangan est l’île qui attire le plus de suffrages en raison de ses plages, son ambiance, sa communauté et des infrastructures en place pour les accueillir. L’île dispose en effet de plusieurs espaces de télétravail, de nombreux ateliers en tout genre y sont régulièrement organisés, que ce soit pour une séance de yoga ou pour en apprendre plus sur les crypto-monnaies. Des atouts qui ont fait la réputation de l’île depuis plusieurs années. Elle se classe d'ailleurs généralement en mars et avril dans le top 10 des destinations sur Nomadlist.com, une plateforme qui indique presque en temps réel où se trouvent les plus grandes communautés de nomades numériques dans le monde.

En l’absence de touristes, un autre atout incite certaines personnes à partir pour Koh Phangan où de nombreux hôtels proposent des prix défiant toute concurrence. 

“Beaucoup de resorts font des prix au mois qui coûtent ce que normalement il faudrait débourser pour une semaine!” commente Pascale, professeure de français en ligne. La quadra s'apprête à partir le 21 février pour une période de deux mois : “Je pars à cause de la pollution et de la saison chaude qui arrive. L’année dernière, durant le pire de la saison des brûlis, je restais chez moi avec les fenêtres fermées et le purificateur d’air qui tournait à fond. Cette année, j’ai décidé d’aller à Koh Phangan, j’y étais pour Noël et j’ai réalisé qu’il y avait de bonnes opportunités au niveau des logements à cause de l’absence de touristes”.

Lily Bruns, directrice de Draper Startup House, un espace de coworking à Chiang Mai, partira à Koh Phangan en mars pour les prix, mais aussi pour observer ce qui peut être fait en termes d’investissements. “En ce moment, à cause du Covid-19, il est possible de louer des villas sur la plage qu’on n’aurait jamais pu avoir en temps normal à des prix imbattables! Il est possible de louer une villa pour 8.000 bahts par mois au lieu de 25.000 bahts. Koh Phangan attire de nombreux ‘digital nomads’ parce qu’on y retrouve une ambiance et une communauté très similaire à celle de Chiang Mai”, relate l’Américano-Thaïlandaise. 

"Profiter du sud de la Thaïlande sans touristes"

Pour Éléonore, Koh Phangan offre aussi l’avantage d’y retrouver des amis. “Apparemment tout n’est pas fermé à Koh Phangan et puis nous avons la chance de pouvoir profiter du sud de la Thaïlande sans touristes!”, ajoute la Française. 

Du côté des hôteliers, l’arrivée de ces personnes est de bon augure alors que l’île souffre de l’absence de touristes depuis bientôt un an en raison de la crise du Covid-19 du manière générale et aussi des restrictions sur le voyage en vigueur dans le royaume, notamment la quarantaine obligatoire. En 2020, l’île de Koh Phangan a accueilli environ 10% seulement des quelque 1,5 million de visiteurs venus en 2019. 

Après plusieurs mois sombres, Quentin Seynaeve annonce avec joie que son hôtel est actuellement complet. “Nous avons toujours une politique de prix très agressive, avec des prix divisés par 5!” Avec l’arrivée de ces nomades, l’hôtelier constate aussi certains changements dans les habitudes et les exigences de ses clients. Aujourd’hui, il lui est régulièrement demandé d’envoyer les informations sur la rapidité de sa connexion Internet avant de faire une réservation tandis que d’autres demandent à ne pas être dérangés à certaines heures de la journée parce qu’ils enseignent en ligne. 

La présence de ces jeunes travailleurs permet à Koh Phangan de s’en sortir un petit peu mieux que sa voisine Koh Samui. “Koh Phangan survit différemment, elle continue de tourner grâce aux locaux, aux expatriés et aux nomades digitaux, c’est ce qui maintient l’équilibre économique”, commente Alexandre Caporali, consul honoraire de France dans la province de Surat Thani. “Cette communauté de nomades n’est pas nouvelle et aujourd’hui, on voit qu’elle offre une alternative pour l’île pour pérenniser son économie, pour changer son image associée à la fête et à la full-moon party et lui donner un côté plus jeune, plus dynamique, plus tournée vers les technologies. Cette crise va amener du positif et Koh Phangan peut clairement changer et offrir un visage plus avant-gardiste”, ajoute celui qui est également directeur de l'école française Jungle Samui . 

Pour autant, si les soirées de pleines lunes ne rythment plus le calendrier de l’île, l’esprit de fête n’a pas disparu. Le 26 janvier, les autorités ont dû interrompre une soirée organisée dans un bar de l’île. Au total, 109 clients dont 89 étrangers ont été arrêtés et condamnés à payer une amende de 4.000 bahts pour violation des restrictions mises en place pour lutter contre la deuxième vague de coronavirus. Ils ont également été condamnés chacun à un mois de prison avec sursis pendant un an.

Chiang Mai, ville déserte ?

Si certains partent pour le sud pour profiter d’un air pur, ils sont encore nombreux à rester à Chiang Mai.

“En ce moment, nous avons encore pas mal de monde à Draper Startup House, et je vois même encore de nouvelles têtes arriver. Je pense qu’on ne peut pas encore parler d’une baisse de fréquentation, peut-être plus tard dans la saison”, confie Lily Bruns. 

Avec l’apparition du Covid-19 au mois de mars 2020, la fermeture des frontières et l’absence de liaisons aériennes vers certains pays, de nombreux nomades des temps modernes ont dû revoir leurs envies de voyages à la baisse et s’installer pour une plus longue période. 

Becki Adams et son compagnon ont décidé de partir juste deux semaines en vacances à Koh Phangan au mois de mars. “Nous avons la chance de ne pas souffrir de problèmes de santé spécifiques à cause de la pollution. Je pense que lorsqu’on vit à Chiang Mai, on ne peut pas toujours partir pour une longue période, surtout avec le Covid-19, nous avons vraiment commencé à nous installer ici, nous avons une maison, un chat, des plantes, désormais nous prévoyons nos vacances en mars pour respirer au moins pour deux semaines”. 

Pour certains, la deuxième vague de coronavirus qui a touché la Thaïlande et les nouvelles restrictions pour lutter contre l’épidémie n’invite pas à prendre de décision trop longtemps à l’avance. “Je partirais peut-être, mais plus en mode ‘dernière minute’, je veux d’abord voir comment évoluent les risques liés au coronavirus, je ne veux pas me retrouver coincée dans le sud”, justifie July, professeure d’anglais en ligne.

Source Le Petit Journal

Quels sont les meilleurs pays où faire du télétravail ?

Avec la pandémie, le télétravail s'est généralisé, permettant de travailler de n'importe où dans le monde. Si vous aussi vous souhaitez travailler depuis l'étranger, voici un classement qui pourrait vous intéresser.

Vous travaillez depuis chez vous et vous avez envie de changer d'air ? Avec le télétravail, rien de plus facile. Faites vos bagages et allez travailler depuis un pays étranger ! Mais pas n'importe où. Afin de vous aider à choisir la meilleure destination, le site Circleloop.com a établi un classement des pays offrant le plus d'avantages pour travailler à distance, le Digital Nomad Index.

Afin d'établir ce classement, Circleloop.com a pris en compte plusieurs facteurs, comme le coût de la connexion à Internet, le Happiness Index, ou encore le prix mensuel d'un appartement en location. Si vous vous attendiez à trouver des destinations exotiques et des plages de rêve, vous pourriez être surpris. La Thaïlande, premier pays à correspondre à cette description, ne pointe qu'en 18e position. Dans le Top 10, le seul pays pouvant correspondre en partie, avec ses plages de sable fin, est l'Australie, avec sa 8e place.

Dans le reste du Top 10, dominé par le Canada, on retrouve essentiellement des pays européens. La France est même présente, avec une 6e place.

Top 10 des meilleurs pays pour télétravailler :

10. l'Allemagne

9. la Suisse

8. l'Australie

7. les Pays-Bas

6. la France

5. le Danemark

4. la Suède

3. la Roumanie

1. le Canada 

Que risquez-vous à mentir sur votre CV ?

Vous êtes à la recherche du travail de vos rêves ou à l’écoute d’une belle opportunité professionnelle ? Avez-vous pensé à refaire ou actualiser votre CV ? Acteur indispensable de la recherche d’emploi, avec l’indémodable lettre de motivation, votre CV est votre carte visite, il est donc important de le soigner. Pour approcher du candidat parfait et coller le plus possible à une offre d’emploi, la tentation peut vite arriver de le gonfler voire de le truquer. Et si au lieu de mentir, vous faisiez le pari de la transparence ? Mentir sur son CV : que risquez-vous ? Découvrez notre article pour tout savoir sur le sujet. 
 
La notion de mensonge sur un CV en tant que telle n’existe pas dans le code du travail. En revanche la loyauté et la bonne foi, oui, et peuvent légitimer une procédure de licenciement ou d'annulation du contrat de travail.

Mentir sur son CV : un licenciement à la clé

Nombre d'employeurs découvrant le pot aux roses d'un CV falsifié souhaitent licencier le faussaire pour faute grave ou lourde. S'il est toujours répréhensible de tricher sur son expérience ou ses diplômes, le législateur juge que la faute n'est punissable que dans la mesure où le mensonge a été déterminant pour l'embauche du candidat. Et que, si un léger maquillage de CV est toléré, un leurre grossier est impardonnable.

Le diplôme et l’expérience

Les informations présentes sur le CV doivent être de bonne foi (C. trav., art. L1221-6). Le diplôme et l’expérience figurant sur votre CV doivent refléter l’exacte réalité de votre parcours professionnel. La présence d'informations mensongères peut, en fonction de leur importance et du préjudice qui en résulte pour l'employeur, justifier un licenciement du salarié pour faute (simple ou grave).

L'employeur est en droit de demander à vérifier les diplômes du candidat et de se renseigner auprès d'employeurs précédents sur la réalité des informations précisées par le salarié.

Dans le cas de profession réglementée, le mensonge sur le CV a de lourdes conséquences. Un médecin ou un avocat doit posséder un diplôme pour exercer. Si ce n’est pas le cas, il peut être pénalement poursuivi pour faux et usage de faux, mais aussi pour illégalité d'activité.

Exemple de jurisprudence : pris la main dans le sac pour avoir volontairement menti sur la réalité de sa situation professionnelle antérieure à l'embauche, élément déterminant lors du recrutement, la jurisprudence condamne, outre le faux diplôme, le mensonge du salarié sur son CV et lors des entretiens et confirme le bien-fondé du licenciement pour faute (Cass. soc., 25 nov. 2015, n° 14-21521).

Aujourd’hui avec les moyens technologiques mis à la disposition des recruteurs et des entreprises, il n’est pas compliqué de vérifier l’exactitude d’un CV avant l’embauche. Outre le licenciement à la clé, le candidat qui ment sur son CV et dont le mensonge est découvert prend le risque que son erreur le poursuive durant sa carrière : nul n’est à l’abri d’une prise de références professionnelles auprès d’un ancien employeur.

Le niveau de langue

Il est totalement inutile de mentir sur son niveau de langue dans son CV car si ce critère est primordial dans l’offre d’emploi, il sera directement testé à l’écrit ou à l’oral par le recruteur pendant l’entretien. La sanction encourue ? Vous serez immédiatement mis de côté et vos chances de décrocher le poste seront réduites à néant.

Notre conseil Cadremploi : pour faire apprécier votre niveau de langue à sa plus juste valeur, sans prendre de risque, vous pouvez inscrire votre score au TOEIC (Test of English for International Communication) sur votre CV.

Mensonge sur le CV et annulation du contrat de travail

Certains employeurs vont jusqu'à demander l'annulation du contrat de travail. Ce qui supprime toutes leurs obligations vis-à-vis du salarié indélicat, et notamment les dispense de payer des indemnités de licenciement. Cette pratique s'est répandue depuis une jurisprudence de 1995. Cet arrêt de la cour de Cassation a été rendu suite à une affaire mettant en cause un salarié doublement diplômé. Il prétendait avoir passé avec succès un DESS universitaire tout en ayant suivi les cours d'une grande école. L'une comme l'autre formation ne l'ayant jamais reçu, son employeur a décidé d'annuler son contrat. Les juges lui ont donné raison, estimant que si l'indélicat n'avait pas mis en avant son double cursus, il n'aurait jamais été recruté (Cass. soc., 17 oct. 1995, n° 94-41.239).

Imprécision ou mensonge sur le CV ?

Ces petits ou grands arrangements avec la réalité ne produisent pas toujours des effets aussi dévastateurs. C'est ainsi qu'une autre jurisprudence  protège les salariés victimes de légers « dérapages ». Elle est le fruit d'une affaire opposant une salariée à son patron qui exigeait l'annulation de son contrat. L'employeur reprochait à son employée d'avoir inscrit sur son CV le titre d'assistante de formation, alors qu'elle n'avait effectué qu'un simple stage dans un tel service. La cour lui a donné tort, estimant que « si cette mention imprécise était susceptible d'interprétation erronée, elle n'était pas constitutive d'une manœuvre frauduleuse ». Du coup, le contrat de travail de cette personne est légalement recevable (Cass. soc., 16 février 1999, n° 96-45.565).

Au lieu de mentir, assumez fièrement vos petits trous dans votre CV

Soyez rassuré, toutes les carrières ont des défauts. Le CV parfait n’existe pas. Une faille sur un CV n'est pas rédhibitoire et ne vous empêchera pas forcément de décrocher le poste de vos rêves.

Ce qu’il faut comprendre c’est qu’un CV n’est pas un historique de carrière. Ce que le recruteur cherche à savoir en lisant votre CV, ce n'est pas ce que vous faisiez précisément entre septembre 2005 et janvier 2007. Ce qu'il veut, c'est comprendre votre parcours et découvrir vos compétences techniques mais également comportementales (autrement appelées soft skills).

Donc ne cherchez pas à masquer absolument vos petits trous dans votre CV : un tour du monde, un problème médical ou une période de chômage. Le tout est de démontrer ce que chaque situation vous a appris et comment vous avez rebondi.

Notre conseil Cadremploi : vous prendrez moins de risques à être honnête, tout en mettant en avant votre motivation et les forces réelles de votre propre parcours, que de mentir dans votre CV pour décrocher un travail. Valorisez-vous tout en restant honnête. Découvrez comment parler d'un trou sur un CV en entretien d'embauche, dans cet article.

Source Cadremploi