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Le travail à distance nous rend vraiment plus productifs

Le travail à distance augmentera la productivité de l'économie américaine de 5%, principalement en raison des économies de temps de trajet, selon une nouvelle étude.

La grande expérience du travail à domicile provoquée par la pandémie a divisé l'opinion au sein des entreprises et suscité des débats sans fin sur la question de savoir si les employés travaillent aussi efficacement depuis la table de la cuisine que depuis le bureau.

Une nouvelle étude révèle qu'en fait, le travail à distance nous rend effectivement plus productifs. Les résultats suggèrent que l'adoption rapide de nouvelles technologies au milieu de la pandémie offrira des gains économiques durables, contribuant à stimuler une productivité atone qui a longtemps pesé sur la croissance mondiale.

Tout le monde n'est pas fan du travail à distance. Le président-directeur général de Goldman Sachs Group Inc., David Solomon, a qualifié les nouveaux accords d ‘ « aberration » que la banque d'investissement « corrigera le plus rapidement possible », arguant qu'il est particulièrement crucial pour les nouvelles recrues d'absorber la culture de Wall Street.

En revanche, le PDG Mark Zuckerberg affirme que la possibilité d'embaucher des ingénieurs loin des bureaux principaux de Facebook Inc. a ouvert de nouveaux bassins de talents, et de nombreux employés continueront de travailler à distance après la pandémie - à des salaires plus en phase avec leur nouveau Emplacements.

Une étude a été faite. Elle consistait à interroger plus de 30000 travailleurs américains pour évaluer si les arrangements qui ont commencé comme un palliatif perdureront une fois que les infections auront diminué. La recherche a révélé que 20% des journées de travail complètes se dérouleront à domicile après la pandémie, contre seulement 5% avant - mais bien moins qu'au plus fort de la crise.

Les résultats viennent alors que les entreprises du monde entier continuent d'annoncer des arrangements de travail à domicile, supprimant les espaces de bureau du centre-ville. HSBC Holdings Plc a annoncé qu'elle supprimait l'étage exécutif de son siège social de London Canary Wharf, transformant les bureaux privés du personnel de haut niveau en salles de réunion clients et espaces collaboratifs. Twitter Inc. a déclaré que ses employés pouvaient continuer à travailler de chez eux en permanence.

L'expérience a aggravé les failles économiques et raciales aux États-Unis, étant donné que de nombreux emplois moins bien rémunérés - dans la préparation des aliments et d'autres industries essentielles - ne peuvent pas être effectués à distance, ce qui expose potentiellement ces travailleurs à un plus grand risque d'infection par Covid.

Les avantages du travail à domicile « profiteront de manière disproportionnée aux personnes très instruites et bien rémunérées », note l'étude.

Le travail à distance a peut-être déjà été un tueur de carrière : une étude du gouvernement britannique sur les années précédant la pandémie a révélé que les personnes qui travaillaient à domicile étaient beaucoup moins susceptibles d'être promues. Mais Covid a réduit la stigmatisation liée au travail à domicile, selon l'étude.

Une expérience meilleure que prévu, des innovations et des investissements technologiques, ainsi que des craintes persistantes de foule et de contagion renforceront les nouvelles modalités de

Travail, selon la recherche. Une étude distincte le mois dernier a montré que plus d'un dirigeant d'entreprise sur cinq s'attendait à une réduction de l'espace de bureau au cours de l'année à venir, reflétant une évolution vers des opérations plus virtuelles et à distance même après le retour des employés au bureau.

L'article a été co-écrit par Jose Maria Barrero de l'Instituto Tecnológico Autónomo de México, Nicholas Bloom de l'Université de Stanford et Steven J. Davis de la Booth School of Business de l'Université de Chicago et de la Hoover Institution.

« Nos données sur les plans des employeurs et la productivité relative de la FMH impliquent une augmentation de 5% de la productivité dans l'économie post-pandémique grâce à des modalités de travail ré-optimisées », selon le document. « Seul un cinquième de ce gain de productivité apparaîtra dans les mesures de productivité conventionnelles, car elles ne capturent pas le gain de temps résultant de moins de déplacements. »

Les autres principaux résultats comprennent :

Les employés à revenu élevé bénéficieront en particulier des avantages importants d'un plus grand travail à distance

Le passage au travail à domicile réduira directement les dépenses dans les grands centres urbains d'au moins 5% à 10% par rapport à la période pré-pandémique

"Le passage à la WFH aura également des effets géographiques très inégaux, diminuant la fortune de villes comme San Francisco avec des taux élevés de navette à l'arrivée", a révélé l'étude.

Source: Aljazeera

Les cinq leçons du Covid-19 sur le télétravail

La pandémie de Covid-19 a obligé entreprises et salariés du secteur tertiaire à adopter massivement le télétravail depuis plus d'un an. Une petite révolution dans le monde professionnel, qui devrait laisser des traces. C'est en tout cas le constat d'Olivier Sibony, spécialiste du management et invité d'Europe 1, dimanche.

ANALYSE

Comment évoquer la pandémie de Covid-19 sans parler de sa conséquence majeure sur l'organisation du monde professionnel, à savoir le télétravail ? Depuis un an, salariés et dirigeants d'entreprises ont été forcés de travailler de chez eux. En France, la très forte incitation à ne pas se rendre au bureau va s'assouplir dans les prochaines semaines, comme l'a annoncé Élisabeth Borne. Un retour au présentiel qui ne devrait pas ressembler au "monde d'avant", selon Olivier Sibony, spécialiste du management et invité de Frédéric Taddéï sur Europe 1, dimanche.

Pour celui qui a enseigné la stratégie à HEC, à la London Business School et à Oxford, plusieurs enseignements sont à retirer de la crise sur l'organisation du travail, de l'aspiration des salariés à une flexibilité à la nécessité de prendre en compte l'exploration, en se basant sur les résultats d'une grande enquête de Microsoft sur le travail à distance, réalisée sur 30.000 personnes dans 31 pays.

Les salariés veulent de la flexibilité…

"Au fond, les gens s'attendent à ce que le télétravail dure pour une combinaison de raisons. Les salariés ne veulent pas revenir au bureau à 100%. Ils le disent à peu près 75%. En revanche, 67% des gens que Microsoft a interrogés sont assoiffés de contacts humains en personne avec leurs équipes. Ils souffrent de l'isolement et il y a beaucoup de choses pour lesquelles ils veulent se retrouver. En somme, ils veulent de la flexibilité. Ils veulent pouvoir aller au bureau quand ils veulent et rester chez eux quand ils veulent pour ne pas être tous les jours des embouteillages."

… et les entreprises vont s'adapter

"La conséquence de ça, c'est que les deux tiers des dirigeants sont en train de repenser l'organisation de leur bureau, ce qui veut probablement dire, pour une bonne part, réduire la surface, puisque l'on ne peut pas continuer à payer le même nombre de mètres carrés si on a deux fois moins de gens, mais aussi les aménager de manière à favoriser justement plus de contacts humains quand les gens sont là plutôt que de leur donner des espaces de travail individuels."

Il faut différencier "exploitation" et "exploration"

"On retrouve cette distinction classique en théorie des organisations, entre ce qu'on appelle souvent 'l'exploitation' et 'l'exploration'. Ça paraît un peu technocratique, mais c'est assez simple. L'exploitation, ça consiste à gérer le court terme, à gérer son business au quotidien aussi efficacement que possible. L'exploration, ça consiste à préparer l'avenir.

L'exploitation se formalise assez facilement, avec des processus automatisés, ce qui se prête assez bien au travail à distance. Par certains aspects, le travail à distance nous force à le rendre plus efficace. Il n'y a pas beaucoup d'études sur la productivité du travail à distance, mais le peu qu'il y a eu sur des choses comme par exemple des agents de voyages qui travaillent de chez eux, montrent qu'en fait, ils sont plus productifs parce qu'ils accomplissent les tâches répétitives avec plus d'efficacité. Ils ne perdent pas de temps à parler à leurs collègues, ils ne perdent pas de temps la machine à café, ils ne perdent pas de temps à penser à autre chose et donc leur productivité augmente.

Mais dans une entreprise, il y a toute une partie du travail qui consiste à imaginer de quoi demain sera fait. Et pour cela, il faut des réseaux informels, des contacts à la machine à café, des réseaux étendus, pour garder le moral. Toutes ces choses souffrent terriblement du télétravail. Au fond, ce que le télétravail intensif d'aujourd'hui nous dessine, c'est une manière de scier la branche sur laquelle on est assis : on est en train de vivre sur nos acquis, mais on est en train de saper ce qui fait le fondement des organisations."

Attention à l'enfermement

"Pour développer son appartenance à l'organisation, on a besoin d'avoir des réseaux qui vont au-delà de ses collaborateurs immédiats. On travaille bien sûr avec son équipe immédiate, mais ce qui fait qu'on se sent appartenir à une entreprise, c'est qu'on croise d'autres gens, qu'on est en contact avec les autres départements. Avec la pandémie, on s'est mis à ne plus communiquer qu'avec les gens avec qui on a un besoin opérationnel de travailler au quotidien. Au moment de la pandémie, on s'est enfermés dans nos silos et on y est devenus très productifs. On n'a pas retrouvé une manière de communiquer par-delà ces silos avec les autres gens qui sont dans l'organisation.

Il n'y a pas besoin de spéculer beaucoup pour imaginer quelles peuvent être les conséquences de ça. Qu'est ce que cela veut dire, appartenir à une entreprise, si on parle jamais à personne de cette entreprise, en dehors des quatre ou cinq personnes avec qui on travaille, comment est ce qu'on peut s'imaginer qu'on va avoir de la loyauté et de la fidélité, de l'attachement, de l'engagement, de l'authenticité ? Il faut vraiment imaginer d'autres manières de travailler qui vont permettre de faire fonctionner le travail hybride. Ce que l'on découvre là, c'est qu'on a un mode de fonctionnement qui ne marche pas du tout derrière les apparences de productivité accrue à court terme."

Demain, de nombreux démissionnaires ?

"Pas moins de 41% des salariés interrogés envisagent de démissionner. Attention, il y a un gap entre l'intention et l'action qui peut être très, très important. Ayant dit ça, c'est quand même un chiffre très élevé, particulièrement chez les plus jeunes. Cela témoigne de cette perte d'attachement, de cette perte de repères dans l'entreprise. Ce qui est étonnant, c'est qu'il n'y ait 59% des salariés interrogés qui n'envisagent pas la démission. Qu'est ce qui fait que vous êtes attaché à votre entreprise si vous n'avez jamais vu personne dans cette entreprise, que vous avez été recruté virtuellement, coaché virtuellement, évalué virtuellement, et qu'un jour vous allez être viré virtuellement ? Il faut quand même se demander pourquoi est-ce qu'on attendrait des gens le moindre attachement."

Source Europe1

Travailler avec des freelances : un enjeu de compétitivité pour les PME ?

Si la croissance de la part d’auto-entrepreneurs parmi les travailleurs indépendants est aujourd’hui devenue un véritable marronnier médiatique, on s’interroge assez rarement sur les changements que cela implique pour les entreprises qui les emploient. Pourtant, s’adresser à des freelances constitue bien souvent, pour les PME, une stratégie de croissance importante face à l’hégémonie des grandes entreprises.

La possibilité de devenir autoentrepreneur apparaît en France le 4 août 2008, dans le cadre de la loi de modernisation de l’économie (LME). Au cœur de cette réforme, une volonté d’augmenter la compétitivité des entreprises, et en particulier des entreprises de taille modérée, à l’internationale.

Les PME, qui englobent, en simplifiant un peu, toutes les entreprises réunissant moins de 250 personnes et agrégeant un chiffre d’affaires annuel inférieur à 50 millions d’euros, peinent en effet à atteindre une taille critique leur permettant d’être compétitives face à leurs concurrents américains, européens ou asiatiques.

Avec la LME, le Parlement espérait pallier ces problèmes, non seulement en déployant une batterie de mesures, en particulier comptables, à destination des TPE et PME, mais aussi en facilitant la création d’entreprise à échelle individuelle — l’auto-entreprise.

Se pose alors la question de savoir quelles ont été les répercussions de la création du régime de l’auto-entreprise sur la santé économique des PME. A-t-elle, comme promis, fait augmenter la compétitivité de ces dernières en fluidifiant le marché et en augmentant la concurrence, au niveau macro-économique ? Ou a-t-elle institué une forme de concurrence déloyale, comme certains le craignaient il y a dix ans ?

L’auto-entreprise, une mini-PME ?

L’institution de l’auto-entreprise, en 2008, a provoqué une levée de boucliers, en particulier de la part des petites entreprises, en raison du faible niveau d’imposition de ce nouveau régime. L’un des buts affichés par la LME, était en effet de diminuer le nombre d’obstacles à la création d’entreprise. Et c’est précisément la promesse l’auto-entreprise : devenir travailleur indépendant très facilement, grâce à un système simplifié de déclaration sociale et fiscale.

Pour encourager encore plus l’esprit d’entreprise, dont les commentateurs sont souvent prompts à déplorer la faiblesse dans un pays comme la France, le législateur a aussi mis en place un système d’aides basé sur des réductions d’impôts durant les trois premières années, ainsi qu’une dispense de TVA.

Et la stratégie s’est révélée payante : selon l’Acoss (Agence centrale des organismes de sécurité sociale), on serait ainsi passé de 26 % de micro-entrepreneurs parmi les travailleurs non-salariés en 2011, à 42 % en 2018.

Peut-on pour autant dire que la LME a créé, sui generis, une armée de nouveaux concurrents, disposants d’un régime fiscal hyperavantageux et prêts à se lancer à l’assaut des parts de marché ?
Si l’on se réfère aux premières observations concernant le profil des auto-entrepreneurs, ou freelances, la réponse semble être négative.

En effet, l’auto-entrepreneur, en France, ressemble beaucoup plus à un salarié flexible qu’à un petit entrepreneur. Contrairement à celui-ci, le freelance se distingue en effet par une force de travail, souvent fonction de son expérience, de sa formation et de ses compétences professionnelles.

À l’inverse, l’entrepreneur, tel qu’il est défini par l’école autrichienne au début du XXe siècle, se caractérise avant tout par sa capacité à saisir une opportunité au sein d’un environnement économique imprévisible : en d’autres termes, ce qui fait l’entrepreneur, c’est le risque.

Assez loin, donc, de l’entrepreneur individuel souvent loué par le législateur, on se retrouve donc plutôt dans des situations de self-employment. Et quand ils sont interrogés, la plupart des freelances mettent surtout en avant l’indépendance ou l’intérêt professionnel comme principales motivations à leur choix de régime.

Enfin, il faut noter que la nature même de ce régime limite largement les possibilités d’accumulation financières. Non seulement les auto-entrepreneurs sont-ils soumis à des seuils de revenus annuels, mais ils ne peuvent pas embaucher, et leur plafond de chiffre d’affaires limite considérablement la possibilité de sous-traitance.

C’est pourquoi on a plutôt affaire à une nouvelle forme de travail, qui obtient un succès considérable dans le domaine de la prestation intellectuelle — qui répond au désir d’indépendance et de flexibilité des freelances — et non à une nouvelle forme d’entreprise à part entière.

Les freelances : une carte à jouer pour les PME

Si, donc, les freelances sont rarement amenés à faire augmenter la compétitivité des PME en leur faisant concurrence, on est en droit de se demander s’ils peuvent devenir des outils de croissance au service des celles-ci.

Bien que le sujet soit aujourd’hui assez peu traité, il semble qu’il y ait là une piste de réflexion féconde pour les PME.

Dans une conjoncture économique marquée à la fois par la crise de 2008 et par l’augmentation globale du libre-échange, les entreprises évoluent aujourd’hui dans un environnement incertain. Plus que le coût du travail, c’est d’ailleurs le manque de visibilité à long terme, résultant souvent des retards de paiement, que mettent en avant les patrons de petites et moyennes entreprises.

Or, dans un environnement économique incertain, les entreprises ont besoin de flexibilité et de décentralisation. C’est le principe de contingence, théorisé en 1967 par Lawrence et Lorsch.
Et si toutes les PME ne se réfèrent pas forcément à la sociologie des organisations, leurs directeurs sont bien souvent arrivés, empiriquement, aux mêmes déductions.

On observe ainsi une forte tendance à l’externalisation chez les petites et moyennes entreprises, qui voient dans le recours au freelance un outil de compétitivité efficace face à la force de frappe des grandes entreprises.

C’est particulièrement flagrant dans le milieu de la tech, où les multinationales rivalisent de moyens pour séduire les profils les plus qualifiés. Face à ces capacités d’appel, les PME peuvent mettre en avant une réactivité et une capacité d’innovation et d’intégration au processus créatif qui s’aligne avec les valeurs de nombre d’auto-entrepreneurs.

Ces entreprises ont ainsi de plus en plus tendance à intégrer les freelances en leur sein, en leur faisant participer au réunions par exemple. Les auto-entrepreneurs s’y retrouvent, car ils ont la possibilité de faire advenir, en tant qu’expert, un véritable changement dans ces structures, au lieu d’être considérés comme de simples exécutants.

On ne fait donc pas appel aux freelances uniquement pour éponger un surplus d’activité à court terme. Ils sont de plus en plus intégrés aux logiques d’augmentation de la courbe de croissance à long terme, et sont donc devenus un véritable enjeu de compétitivité pour les PME.

Bien sûr, il y a des limites à ces évolutions. La principale, c’est la pénurie de talents qui touche des pays comme la France. Comme l’expliquait Joël Bentolila, CTO et cofondateur de Talentsoft, dans une interview donnée sur notre média en ligne, Freelance Talks, c’est une tendance lourde, mais ralentie par la difficulté de trouver les bons profils. La solution est parfois d’aller chercher les talents à l’étranger, grâce par exemple au Visa FrenchTech, qui offre des possibilités de recrutement hors Union européenne.

C’est donc à FreelanceRepublik, en tant que plateforme de sélection d’experts freelances, de combler cette pénurie de talents en facilitant la mise en relations entre profils spécialisés et acheteurs de prestations intellectuelles.

Source SiecleDigital

Les espaces de travail partagés se multiplient

Près du marché de Papeete, se sont ouverts récemment des locaux dédiés aux jeunes entrepreneurs qui veulent travailler dans des bureaux partagés.

Le gérant des lieux et de l’entreprise Tahiti CoWorking, Steve Suard, a décidé de proposer un espace alliant modernité, confort et accessibilité.

Pour ce dernier, ces espaces de coworking représentent l’opportunité, pour les entrepreneurs, de se rassembler. Les personnes qui fréquentent ces lieux forment de vraies communautés où l’on peut trouver complémentarité et entraide dans pléthores de domaines. Ces espaces confortables mettent en avant les rencontres mais aussi la productivité. Une formule assez neuve sur le fenua, qui permet donner de nouveaux horizons aux conditions de travail.

Fort de son expérience à l’étranger, Steve Suard reprend l’esprit des espaces partagés observé dans les grands pays afin de l’adapter au territoire.

En effet, le deuxième nouvel espace de bureaux partagés de Tahiti CoWorking fait preuve de nombreux atouts pour séduire les jeunes entrepreneurs et freelance. Situés au centre-ville, un emplacement stratégique et proche de toutes commodités, les locaux disposent de tout le nécessaire pour mettre à l’aise ceux qui les occupent : une douche, des salles de réunion, une salle de détente, des écrans de télé, un canapé, un balcon, des machines à café, une imprimante, l’internet sous fibre optique, la climatisation, des bureaux privatifs… Des locaux qui ne sont cependant pas dédiés uniquement aux freelance et entrepreneurs. Ils peuvent également être loués à la journée, pour des réunions, dans le cadre de formations, pour organiser des rencontres avec un client, etc. Les possibilités sont nombreuses et la grille tarifaire variable en fonction des besoins. 

Source: actu.fr

Le travail en freelance gagne la finance

Pour John Garvey, responsable de l’étude Productivity 2021 and beyond de PwC, l’« uberisation » des salariés de la finance ne fait aucun doute : « Au cours des cinq prochaines années, les ‘gig workers’ sont susceptibles de former 15 % à 20 % de l’ensemble de la force de travail d’une institution financière donnée. » Aujourd’hui, indépendants, prestataires extérieurs, société de conseil et consultants constituent 5 % de la main-d’œuvre de ces institutions au niveau mondial, selon le cabinet, qui mélange toutefois des statuts différents : un consultant externe reste salarié d’une grande structure, contrairement à un auto-entrepreneur freelance. Pour l’heure, les banques continuent à évaluer leurs options : confidentialité, manque d’expérience ou encore risques réglementaires sont autant d’obstacles à un recours plus massif à une main-d’œuvre contingente, selon l’étude. « Ce ne sont que des prétextes, estime l’associé de PwC aux Etats-Unis. Les entreprises sont réfractaires aux changements et ce nouveau modèle suppose une véritable transformation de la façon dont les institutions financières pensent et gèrent leur main-d’œuvre. 

Sur le papier, le pronostic fait sens. Aux prises avec une baisse des revenus et des taux d’intérêt très bas, les banques sont engagées dans une politique de réduction drastique des coûts qui n’épargne aucun secteur. Mais vu d’Europe, le concept de gig economy, popularisé par Uber ou Deliveroo, fait encore figure d’épouvantail. Fraîchement arrivé des Etats-Unis, Marcus Mossberger, responsable de la stratégie de marché et du produit dans la région Emea chez l’éditeur de logiciels Infor à Londres, constate un décalage en matière de gestion des travailleurs externes entre les pays du sud et du nord de l’Europe où la notion de « contractors » est pleinement assumée : « Dans les pays nordiques ou au Royaume-Uni, l’évaluation du personnel externe évolue vers une approche davantage basée sur la réussite et la réalisation du projet plutôt que sur le nombre d’heures travaillées. »

Contraintes réglementaires

L’hypothétique rééquilibrage de la main-d’œuvre au profit de salariés indépendants dans la finance coïncide aussi avec une réflexion des plateformes sur leur propre modèle : sous la pression de la Cour suprême, Uber vient ainsi de reconnaître à ses 70.000 chauffeurs britanniques un statut de « travailleur » salarié. Une première. Dans de nombreux pays européens, dont la France, les cas de jurisprudence sur ces plateformes se multiplient aussi au cas par cas. « En droit du travail, les banques sont soumises exactement aux mêmes contraintes que ces plateformes électroniques, à savoir l’éventualité d’un contentieux en requalification de la relation de contrat de travail, explique François Farmine, associé au sein de Clifford Chance. Mais pour ces institutions, le recours à une main-d’œuvre indépendante se heurte beaucoup plus aux contraintes réglementaires auxquelles elles sont soumises. »

Dans l’Hexagone, la Caisse d’Epargne Bretagne-Pays de Loire a tenté de briser le tabou en lançant en février 2020 un projet par lequel elle souhaite remplacer dans certaines agences rurales des salariés par des travailleurs indépendants, dotés d’un statut de conseiller indépendant local. A l’époque, l’annonce avait fait grand bruit. Un an après, le projet demeure « toujours en cours de réflexion », selon la banque.

Les besoins restent pourtant importants : « Les banques doivent trouver des expertises pour répondre à des problématiques spécifiques, explique Dany El Jallad, chez Robert Half France. Le recours à une personne extérieure à l’entreprise aura toujours le mérite d’offrir à un établissement une hauteur de vue et un œil neuf sur un projet donné. »

Dans l’intervalle, les pratiques de recrutement des travailleurs externes évoluent. Citée dans l’étude de PwC, une grande banque asiatique a choisi de se passer des services de son prestataire habituel pour collaborer avec une plateforme électronique de recrutement : « Les frais de service par employé de la ‘gig economy’ y étaient inférieurs à 10 % du salaire de l’employé, et inférieurs à 25 % ou plus des tarifs de la plupart des sociétés sous-traitantes », souligne John Garvey. En Europe, où la tendance semble moins généralisée, Santander fait partie des clients de la plateforme de recrutement temporaire madrilène Jobandtalent, qui vient de lever 100 millions d’euros au cours d’un quatrième tour de table… deux mois seulement après avoir levé 88 millions.

Le concept de plateforme a déjà séduit la plupart des « Big Four » de l’audit et du conseil, qui ont lancé leur structure ad hoc : lancée en septembre 2019, Deloitte Open Platform se veut ainsi un réseau de communautés de consultants freelance – 2.000 actuellement en France – destiné à répondre aux multiples besoins des missions à forte valeur ajoutée sur des projets essentiellement tech et data. « La plateforme nous permet désormais d’avoir une véritable visibilité sur l’ensemble des contrats des travailleurs freelance, ce qui n’était pas forcément toujours le cas auparavant », explique Xavier Harder, managing director chez Deloitte Open Talent en France. La fidélisation des freelances reste aussi au cœur des ambitions du cabinet de conseil, qui écarte toute idée de rivalité entre consultants internes et indépendants. « Le recours à des freelances ne se fait que si les talents en interne ne sont pas disponibles ou pas suffisamment experts pour la mission demandée », poursuit Xavier Harder.

Pour le secteur bancaire, le pas reste difficile à franchir. « D’une part, les pouvoirs publics souhaitent garantir une stabilité d’emploi aux salariés, alors même que certains manifestent le désir de rester indépendants, explique Jose Fernandez de Bilbao, professeur à l’IE Business School. De l’autre, les établissements financiers ont des objectifs de rentabilité. Dans quelle voie faut-il s’engager ? Le débat reste entier. »

Source: L'AGEFI

Freelance IT: Une profession à forte attractivité

Boostés par un rejet du salariat et la volonté de gagner en autonomie et flexibilité, 43% des Français envisagent de devenir freelances dans les prochains mois, pointe une étude réalisée par Malt. L'IT fait partie des secteurs les plus cités pour exercer une activité en solo.

Dans sa dernière étude, Malt, une place de marché en ligne qui met en relations des entreprises et des travailleurs indépendants, a souhaité analyser les conséquences de la crise sanitaire auprès des freelances du numérique. Dans ce but, le site a réalisé une enquête nationale avec Drag’n Survey auprès de 1019 personnes de quatre catégories socioprofessionnelles (cadres et professions intellectuelles supérieures, professions intermédiaires, employés, et personnes sans activité professionnelle). Selon les résultats, la conjoncture semble avoir suscité davantage d’attrait pour cette façon de travailler. En effet, 43% des personnes interrogées déclarent vouloir devenir freelances dans les prochains mois. Avec un taux de 20,33% le secteur technologique fait partie des domaines les plus convoités, tout en étant devancé par les activités de marketing et de la communication (23,8%). A la 3e marche du podium, on trouve les métiers du design et de la création web avec un taux de 15,4%. L’envie de s’orienter vers une activité en solo est répartie à hauteur de 51% pour les cadres, 47,1% pour les employés, 40% pour les professions intermédiaires et 28,23% pour les personnes sans emploi.

Un statut qui fait recette auprès des jeunes

Autre tendance relevée dans cette étude : l’attrait indéniable des jeunes pour le statut d’indépendant. En effet, 40% des moins de 30 ans estiment que travailler à leur compte est une situation plus enviable que le salariat dans divers secteurs dont ceux de l’IT. L’enquête révèle également que les motivations des plus jeunes comme de leurs aînés sont essentiellement liées à la conjoncture actuelle. Ainsi, 73% de ceux qui veulent se lancer en indépendant citent la crise sanitaire comme principal élément déclencheur. S’ils rejettent les salariat, c’est principalement par choix et non pas par défaut. Ils envisagent aussi de devenir freelance pour gagner en autonomie et en flexibilité (39,5% des sondés), mieux équilibrer la vie professionnelle et personnelle (23,6%), et percevoir un salaire plus élevé (17,6%).

Des inquiétudes portant sur le carnet de commandes

Viennent ensuite l’envie d’avoir davantage de défis à relever (7,7%), de ne plus avoir de patron (7,4%) et de pouvoir choisir leurs clients et missions (moins de 4%). Interrogés sur les difficultés qu’ils pourraient rencontrer, 35% des futurs freelances craignent de ne pas trouver de client. Les autres facteurs d’inquiétude concernent la lourdeur administrative liée au statut pour 19,8% et le manque de protection sociale, de retraite ou de capacité d’emprunt pour 17,7%. Effet de la crise peut-être, la peur de l’isolement n’est plus un frein aujourd’hui, puisque les professionnels IT tentés par une activité en solo ne sont que 7,4% à l’évoquer.

Source: Le Monde

Les 27 avantages et inconvénients du travail à domicile en 2021

Avec 15 ans de travail à distance, je peux partager les vrais avantages et inconvénients du travail à domicile. Coûts, déplacements, flexibilité, promotion, engagement… 

Travailler à domicile est une véritable bénédiction. Il y a tellement d'avantages réels et tangibles à travailler à distance. Il y a toutefois quelques problèmes complexes que vous pouvez rencontrer mais que vous pouvez facilement surmonter avec un peu de planification. 

1. Avantage : gain de temps avec moins de déplacements 

Un des avantages du travail à domicile que je préfère est de n’avoir aucun déplacement à faire. Cependant, la suppression de ce trajet peut avoir de nombreux effets, qui seront traités dans les sections suivantes. 

Le local où se trouve mon bureau est à environ 45 minutes en voiture. En sautant le trajet, je gagne 90 minutes par jour. Un travailleur a droit à environ 30 jours de vacances et de jours fériés par an. Donc, en supprimant les week-ends et les vacances de l'année, nous avons 230 jours ouvrables ou jours de trajet par an. On peut donc imaginer que votre carrière s'étalera sur 35 ans car, bien sûr, vous prévoyez de prendre une retraite anticipée. 

Cela équivaut à 90 minutes X 230 jours X 35 ans = 12 075 heures de trajet. 
Cela signifie que vous pourriez sauver 503 jours de votre vie, 72 semaines ou 1,3 an. 
Supprimer un trajet typique pourrait vous sauver 1,3 an de votre vie. 

2. Inconvénient : tentation de surmenage 

L'un des avantages du travail à domicile est l'absence de temps de trajet. Cela signifie que vous pouvez économiser de une à deux heures par jour de votre vie. Le problème est que vous passez inévitablement ce temps gagné à travailler davantage. J'ai travaillé trop d'heures dans la journée; en fait, je ne pouvais même pas déclarer mes heures dans le système parce que l'Allemagne a des exigences légales sur la durée maximale du travail, et si je les avais signalées, j'aurais enfreint la loi. Alors, j'ai contourné le problème en prenant des congés non officiels quand j'en avais besoin. 

Quel est mon point? Vous devriez essayer de créer un régime de travail normal où vous commencez et terminez à une heure précise et ne faites pas de courriels sur votre téléphone au lit tout en ignorant votre partenaire, cela vous perdrait. 🙂 

3. Avantage : faible empreinte carbone 

Non seulement vous économisez plus d'un an de votre vie sans vous déplacer, mais vous pouvez également avoir une bonne conscience de l'environnement : si vous conduisez 30 km par jour pour vous rendre au travail, cela équivaut à 241 500 km au cours de votre carrière. 

Selon Carbonfootprint.com, dans le scénario ci-dessus, si votre trajet était de 30 km par jour, vous augmenteriez les émissions de CO2 du monde de 55,5 tonnes métriques. Vous économiseriez ainsi 55,5 tonnes métriques de CO2 au cours de votre carrière.  

Si vous prenez les transports en commun, vous devrez planter cinq arbres et les faire travailler à temps plein pendant 40 ans pour absorber cette quantité de CO2. 

4. Inconvénient : heures de travail dispersées 

Si vous voulez profiter de la flexibilité qu'offre le télétravail, cela signifie que vous pourriez finir par disperser vos heures de travail dans la journée. Vous voudrez peut-être prendre quelques heures à l'heure du déjeuner pour préparer de la nourriture pour les enfants ou emmener vos enfants dans leurs clubs sportifs. 

Cette flexibilité signifie que vous devrez travailler plus tard dans la soirée ou vous lever beaucoup plus tôt le matin pour compenser. Pour moi, la flexibilité l'emporte sur les heures de travail dispersées, mais c'est toujours quelque chose dont vous devez tenir compte. 

5. Avantage : réduction des frais de déplacement 

Non seulement vous économiserez du temps et de l'environnement, mais vous économiserez également de l'argent. Cela vous coûte 60,8 cents par km en moyenne, selon l'AAA dans un rapport de 2017. Cela signifie que parcourir 30 km par jour, 230 jours par an pendant 35 ans, vous fera économiser 164 200 $. Oui, vous l'avez lu correctement. J'ai revérifié les calculs là-dessus; c'est vrai. 

6. Inconvénient : un régime quotidien moins structuré 

Comme le disent les vieux dictons, «les humains sont des créatures d'habitude» ou «les gens ont besoin de structure pour s'épanouir». Il y a une part de vérité dans ces proverbes, vous devez donc reconnaître que si vous êtes une créature d'habitude ou si vous avez besoin d'une structure fixe travail-vie personnelle, alors travailler virtuellement ou à distance n'est peut-être pas pour vous. 

Cela signifie en fait que l'adoption d'une approche flexible de vos heures de travail et de votre vie nécessite une discipline profonde pour atteindre vos objectifs de travail. Si cela signifie travailler tard dans la nuit parce que vous avez pris du temps dans l'après-midi, alors faites-le. Engagez-vous à atteindre vos objectifs et soyez flexible quant à l'heure de la journée à laquelle vous le faites, et tout ira bien. 

7. Avantage : moins de chances d'accident de la route 

Selon la Federal Highway Commission, le nombre moyen de km par accident de voiture pour le conducteur américain moyen est de 165 000. Dans notre exemple de 30 km par jour, vous couvririez 241 500 km. 

Cela signifie que vous éviteriez un accident de voiture dans votre vie. De plus, 1 accident de voiture sur 77 est mortel, ce qui signifie qu'il est indéniablement préférable de faire du télétravail plutôt que de faire réellement la navette. 

8. Inconvénient : trouver de l'espace pour un bureau à domicile 

Idéalement, vous devriez avoir une partie de la maison qui est séparée par une porte, et la porte est verrouillable. Dans une grande entreprise et travaillant dans plusieurs organisations et fonctions, 99% des gens ne savent pas que vous travaillez à domicile. Le fait est que les travailleurs à domicile sont considérés comme moins sérieux que ceux qui travaillent dans un bureau. Il n'y a donc aucune raison de dire que vous travaillez de chez vous. En fait, n'en parlez pas; faites juste le travail. Un chien qui aboie ou votre enfant peut interpeller votre interlocuteur, et vous ne serez pas pris au sérieux après cela. 

Assurez-vous d'avoir une chambre privée, nous connaissons tous les phénomènes; lors d'une conférence téléphonique, on entend des bruits provenant de différentes pièces de la maison comme la cuisine, ou d’un bébé qui pleure ou le gémissement des sirènes de police. Pour maintenir l'air de professionnalisme pendant les réunions, vous avez besoin d'une salle privée calme et sans interruption. 

Vous devez y consacrer une partie de votre maison, qui est séparée de l'espace à votre famille. 

9. Avantage : Diminution du stress 

Le travail à domicile réduit également le stress de deux manières. Premièrement, plus de stress de vous rendre au travail le matin. Deuxièmement, vous ne rencontrez pas les niveaux élevés de stress liés aux conflits de personnalité ou à la politique sur le lieu de travail. 

Si vous avez besoin de faire une pause ou de faire une sieste pour vous rafraîchir l'esprit, vous pouvez le faire parce que vous avez plus de flexibilité. Aucun regard indiscret ne regarde chacun de vos mouvements et ne vous juge pas comme au bureau; c'est un soulagement du stress en soi. 

10. Inconvénient : moins de contact humain avec votre équipe 

Voici maintenant l'un des plus gros inconvénients, le contact humain. Il n'existe aucune solution pour contourner cela. Être au bureau signifie que vous développerez, au fil du temps, des relations avec certaines personnes qui se transforment en amitié. Vous aurez même des relations professionnelles où vous aurez un mentor ou simplement quelqu'un qui peut vous venir en aide afin de résoudre vos problèmes de travail. Cela ne se produit pas pour les télétravailleurs, ou du moins les opportunités sont bien moindres. 

11. Avantage : flexibilité accrue 

L'un des grands avantages du travail à domicile est que vous pouvez également tout faire à l'extérieur de la maison pendant les heures creuses : Visiter le médecin à 11 heures, c'est 15 minutes d'attente - à 17 heures, 90 minutes. Aller au marché à 9 h 00, pas de file d'attente 20 minutes - à 18 heures longues files d'attente 1 heure. 

Littéralement, tous les rendez-vous de la semaine sont si efficaces pendant les heures de travail que vous pouvez économiser des mois de temps perdu, que vous pouvez rattraper plus tôt ou plus tard dans la journée. 

12. Inconvénient : moins de mouvements ont un impact sur la santé 

Si vous portez une montre de suivi de la condition physique ou utilisez votre téléphone pour suivre vos pas, vous saurez que votre objectif est généralement de 10 000 pas par jour est normalement atteint pour les employés de bureau; la plupart des gens peuvent y parvenir sans réfléchir. Vous vous levez, préparez votre petit-déjeuner, marchez jusqu'à votre voiture, allez au travail, marchez dans le bureau, marchez pour déjeuner, marchez lentement vers les réunions, mais vous pouvez sûrement, avec un peu d'effort, atteindre 10000 pas. 

En tant que travailleur à domicile, ce n'est pas le cas. Vous faites 50 pas et vous êtes au bureau; vous ne vous rendez pas aux réunions. Le plus long trajet pour vous est de marcher jusqu'à la machine à café de votre cuisine.  

Ceci est un sérieux problème. Dix mille pas ne sont pas un objectif pour les personnes en forme; cela étant pour ne pas rouiller les articulations. Si vous travaillez à domicile, vous devez faire de l'exercice pour minimiser l'impact sur votre santé. 

13. Avantage : une approche plus flexible de l'exercice 

Si vous faites du télétravail, vous devez faire de l'exercice. Mais la joie est que chaque fois que vous avez un temps libre, vous pouvez enfiler votre short et courir pendant 30 minutes. Faites 45 minutes de jogging et vous ferez 10 000 pas. 

Si vous avez besoin de vous vider la tête, allez vous promener, prenez votre prochaine réunion sur skype sur votre téléphone avec un casque Bluetooth tout en marchant au soleil. Tout est possible: la technologie est votre amie. 

14. Inconvénient : Dépendance excessive à l'égard de la technologie 

Un inconvénient majeur du télétravail à temps plein est la dépendance à la technologie. Si votre connexion internet haut débit est en panne, vous ne pouvez pas travailler efficacement. Si le disque dur de votre ordinateur portable tombe en panne, il se peut que vous soyez absent pendant quelques jours et que vous deviez vous rendre au support technique à des centaines de kilomètres pour le faire réparer. 

Choisissez un fournisseur d'accès Internet (FAI) de haute qualité et assurez-vous d'utiliser le cloud pour sauvegarder tous vos documents importants. Ayez le courrier électronique et Skype sur votre téléphone afin que même en cas de panne de votre matériel de bureau, vous puissiez toujours assister à des réunions et accéder aux documents via votre téléphone via la 4G. 

15. Avantage : présence accrue au travail 

Si vous travaillez dans une équipe répartie géographiquement sur différents fuseaux horaires, votre présence au travail peut en fait augmenter même si vous n'êtes pas au bureau. Mais comment est-ce possible? 

Lorsque vous travaillez à distance, vous avez plus de flexibilité pour planifier votre temps en fonction des besoins de l'entreprise. Par exemple, mon équipe était répartie de l'Australie au Costa Rica et partout entre les deux. Mes coéquipiers aux Philippines, par exemple, commenceraient à travailler beaucoup plus tard dans la journée pour pouvoir travailler avec moi en Europe et nos collègues aux États-Unis. S'ils avaient strictement respecté les heures de bureau locales, je n'aurais eu que quelques heures pour travailler avec eux pendant ma journée de travail. 

De plus, mon équipe aux États-Unis commençait régulièrement à travailler à 6 heures du matin pour avoir une plus grande fenêtre de temps avec l'Europe et un peu de temps avec l'Asie. Ils étaient plus présents à travers le monde que s'ils étaient au bureau. 

16. Inconvénient : augmentation des factures d'électricité 

Logiquement, étant en état de télétravail permanent, vos factures d'électricité et de chauffage vont augmenter. L'éclairage, l'alimentation pour votre ordinateur portable et vos écrans, et peut-être en été, votre climatiseur. 

Sans aucun doute, vos coûts augmenteront, mais ils seront à peine remarqués et seront entièrement compensés par les énormes économies réalisées sur vos frais de déplacement. 

17. Avantage : Capacité améliorée de gérer les enfants et l'école 

Nous sommes tous passés par là, vous êtes en réunion au travail et vous recevez un appel de l'école, votre enfant est malade et vous devez venir le chercher. Facile lorsque vous travaillez de chez vous, parce que vous êtes proche de l'école, très difficile lorsque vous travaillez en ville et que votre trajet dure une heure. Ajoutez à cela le fait que lorsqu'ils sont malades à la maison, vous pouvez les vérifier régulièrement et continuer à atteindre vos objectifs de travail. 

De plus, c’est beaucoup plus facile en ce qui concerne les activités parascolaires de votre enfant. Par exemple, je dois conduire ma fille au club de gymnastique deux fois par semaine et sa leçon de saxophone une fois par semaine. J'emmène également mon fils à ses cours de golf chaque semaine. Tout est gérable lorsque vous avez un travail flexible depuis chez vous. 

18. Inconvénient : solitude ou isolement 

Ma mère avait l'habitude de dire: «Je ne parle qu'à moi-même jusqu'à ce que je m'habitue aux gens» ou «plus je rencontre de gens, plus j'aime mon chien». 

À certains égards, travailler à distance signifie que vous êtes plus isolé et que vous rencontrez moins de situations sociales qu'au bureau. Je ne saurais trop insister sur ce point si vous êtes une personne qui a vraiment soif de contact avec les gens, face à face et en personne, alors le télétravail n'est pas pour vous. Vous pouvez cependant y remédier en rejoignant des clubs locaux, des rencontres et en vous assurant d’avoir un groupe d'amis proches. 

19. Avantage : plus de temps en famille 

Si vous avez une famille, l'un des grands avantages du télétravail est que vous êtes plus proche de vos enfants. Je suis là pour préparer le petit-déjeuner de mes deux petits le matin, et quand ils rentrent à la maison, je prépare le déjeuner pour eux. Donc, nous mangeons au moins deux repas par jour ensemble. Quand ma femme arrive à la maison, nous dînons ensemble. En raison de ma flexibilité, je peux ensuite travailler le soir pour rattraper le temps perdu, faire de la nourriture et s'amuser avec mes enfants. 

20. Inconvénient : capacité à maintenir la discipline 

En règle générale, je n'autorisais mon personnel à travailler à domicile que s'il avait fait preuve d'autodiscipline. Si vous ne pouvez pas être discipliné dans votre travail, cela deviendra certainement évident lorsque vous travaillez à domicile. Un retard constant pour les réunions, des délais manqués ou même un manque de préparation pour des projets ou des réunions sont autant de signes révélateurs que vous n'avez pas la discipline d'autoréguler votre travail sans que votre responsable ne vous regarde par-dessus votre épaule. 

21. Avantage : gain de temps pour la préparation au travail 

Vous connaissez la routine, vous réveiller, vous brosser les dents, vous doucher, vous raser, vous coiffer, choisir vos vêtements, vous habiller, prendre un café, partir tôt pour éviter les principales heures de pointe. Toutes ces activités prennent du temps. Lorsque vous êtes télétravailleur, ce temps est radicalement réduit. Vous pouvez même réduire votre temps de préparation pour «vous réveiller, vous brosser les dents, prendre un café». Cela signifie que vous n'avez pas de douche, que vous ne vous rasez pas et que vous travaillez en pyjama, mais chacun à sa place. 

J'ai lu sur d'autres sites Web des conseils tels que «pour des raisons psychologiques, préparez-vous chaque jour comme si vous alliez au bureau». Mais c'est fou; Je ne vais pas m'éclabousser sur l'après-rasage et porter un costume pour travailler à domicile. Au moins pour moi, entrer en mode travail est aussi simple que d'allumer l'ordinateur portable, de me connecter et d'assister à ma première réunion. 

Lorsque j'étais l'un des leaders mondiaux chez Hewlett Packard, je devais souvent me présenter à distance lors de notre «réunion virtuelle de tous les employés» dans le fuseau horaire américain. Cela signifiait être prêt à 5 heures du matin pour présenter. Voici ma routine, se lever à 4h30, se brosser les dents, mettre un short et un t-shirt, prendre une tasse de thé et une tasse de café, se connecter avant 4h45, présent à 5h05 du matin. Des jours heureux et aucun costume requis. 

22. Inconvénient : pas de discussions face à face à la fontaine à eau 

Si vous aimez parler au hasard et faire de nouvelles connaissances au bureau, soyez prêt car cela ne se produit pas pour les télétravailleurs. Vous n'appelez simplement pas quelqu'un au hasard et ne discutez pas avec lui de la météo lorsque vous travaillez à domicile. 

23. Avantage : Manger plus sainement à la maison 

Un autre avantage caché du travail à domicile est que vous n'avez pas besoin de manger les aliments gras de la cantine de travail. Je suis anglais, mais je vis et travaille en Allemagne. Ce que je sais, c'est que si vous aimez le schnitzel, la saucisse, le pain et les pommes de terre, vous êtes bien entretenu ici au pays de la choucroute. J'ai mangé dans des cafétérias de travail à New York, au Texas, à Cupertino, en Bulgarie, en Slovaquie, à Singapour, en Malaisie, en Inde (c'était une expérience) et à Londres, et elles sont toutes pareilles. Un seul endroit avait de la bonne bouffe: la cantine de Lyon France qui présentait du vin rouge et du bœuf bourguignon… hmmm. 

24. Inconvénient : pas de fêtes de bureau ou de soirées de travail 

Si vous travaillez loin du bureau, ou si votre siège social est dans un autre pays, vous allez manquer la fête de Noël ou la célébration du départ d'un collègue. Si cela vous tient à cœur, ne faites pas de télétravail. 

25. Avantage : moins de distractions 

Si vous avez besoin de beaucoup de ce que j'appelle «temps de réflexion» dans votre travail, alors travailler à domicile peut être une énorme victoire. 

Par exemple, supposons que vous deviez planifier les fondations d’un énorme projet qui vous a été confié. Cela prend beaucoup de temps de réflexion pour bien faire les choses. Vous devez entrer dans la zone, et lorsque vous êtes dans la zone de réflexion profonde, vous êtes à votre niveau maximal de pensée et d'abstraction. Chaque fois que vous êtes distrait au bureau, cela vous ramène dans le monde réel, vous perdez le fil de vos pensées et il faut du temps pour redevenir productif. 

En travaillant à distance, vous pouvez simplement désactiver la messagerie instantanée et votre courrier électronique, et vous êtes libre d'explorer les profondeurs de votre esprit. 

26. Inconvénient : Diminution des perspectives promotionnelles 

Je suis fermement convaincu que si vous atteignez systématiquement vos objectifs à temps et de la bonne manière et que vous collaborez et coachez les membres de votre équipe, cela est automatiquement considéré comme une promotion. Cependant, le fait est que si vous n'êtes pas au bureau en personne, cela peut avoir un impact sur une partie du processus des bases d'une promotion.  

Pour lutter contre cela, augmentez votre utilisation de la visioconférence ou de la conférence Web pour les réunions importantes. Essayez également de vous rendre au bureau régulièrement, pour que vous ayez ce sentiment d'appartenance et que les gens puissent mettre un visage sur une voix et une personnalité à votre nom. 

27. Avantage : salaire plus élevé 

Il existe une croyance largement répandue selon laquelle le travail à domicile signifie que vous obtiendrez un salaire inférieur. S'il est vrai que si vous avez un travail à domicile peu qualifié, vous pouvez recevoir un salaire minimum, mais pour un travailleur qualifié, c'est l'inverse. 

Par exemple, des recherches chez flexjobs suggèrent qu'en tant que développeur de logiciels indépendant, vous pouvez gagner encore plus que quelqu'un à plein temps au bureau. 

Dans ma situation personnelle en tant que leader de la transformation d'entreprise, j'ai constaté qu'il n'y avait aucun impact sur mon salaire, bien au contraire, en fait. 

Résumé : Les avantages et les inconvénients du travail à domicile 

Concentrez-vous sur vos objectifs; même en tant que travailleur à distance pendant 15 ans, j'ai réussi à être promu quatre fois au niveau de directeur. Comment? Respectez toujours vos objectifs, restez discipliné et concentré. De plus, apprenez une excellente manière d’utiliser Zoom / Microsoft Team et souriez lorsque vous parlez; ça fait une différence. 

FREELANCE UN MÉTIER POUR LES JEUNES DIPLÔMÉS.E.S !

En France, le nombre de personnes se lançant dans des études supérieures ne cesse de croître d’année en année. La hausse se maintient d’ailleurs depuis 10 ans, et 2,73 millions d’étudiant.e.s ont été comptabilisé.e.s à la rentrée 2019-2020. C’est plus de 234 000 personnes qui ont rejoint, en l’espace de 5 ans, les bancs de la faculté, des classes préparatoires parmi tant d’autres options ! 
 
Résultat : le nombre de jeunes diplômé.e.s augmente également, prêt.e.s à investir le marché du travail, à vivre leurs premières expériences professionnelles.

Et face à un contexte économique particulier, un poil inquiétant, les entreprises deviennent de plus en plus frileuses face au recrutement. Une solution se profile alors pour les jeunes : devenir freelance.

Certaines professions et secteurs d'activité permettent d’ailleurs extrêmement bien de devenir travailleur.euse indépendant.e. Notamment les métiers du digital, tels que les développeur.e.s, chef.fe.s de projet, designers, rédacteur.rice.s, etc. Mais également tous les métiers de consultation et ceux dits libéraux.

MON PREMIER EMPLOI : JE SUIS JEUNE DIPLÔMÉ.E ET JE VAIS LE CRÉER !

Pas toujours évident de chercher une première expérience et de faire face à un monde du travail qui embauche peu, et des offres de salariat rares, vite prises d’assaut par des milliers de nouveaux.elles diplômé.e.s à la recherche d’un emploi. De l’occasion de devenir rapidement actif.ve, et mettre en application toutes les notions que l’on a accumulées et intégrées pendant des années. 
 
Alors, confronté.e.s à une réalité économique que l’on n’avait pas vraiment envisagée, qui peut contrarier le projet professionnel que l’on avait en tête, le freelancing apparaît comme une belle porte d’entrée vers un monde professionnel qui continue tout de même de tourner. Vers des entreprises qui ont toujours des besoins, des projets, des idées à faire mûrir et auxquelles donner vie. Avec un budget restreint, trop serré pour envisager d’embaucher une personne en poste fixe et de prendre en charge les frais qui vont avec, les chef.fe.s d’entreprises incluent davantage les auto-entrepreneur.e.s dans leurs plans.

C’est également une façon d’accumuler de l’expérience, de toucher à de multiples secteurs et missions et d’augmenter son employabilité. Tout en appréciant la relation-client sous un angle nouveau, et en affinant son choix de vie professionnelle. 
 
Peut-être que cela ne sera qu’un passage, un premier pas en tant qu’actif.ve, le temps de trouver une autre option.

Les personnes qui se lancent dans une micro-entreprise (notamment) sont souvent peu informées, suivies et aidées.

NOUVEAU.ELLE DIPLÔMÉ.E : LES PREMIÈRES ÉTAPES POUR TRAVAILLER À SON COMPTE

Comment devenir freelance ? 
 
Tout commence par des démarches administratives, et le choix d’un statut juridique : quelle forme d’entreprise dois-je choisir ? Quel sera mon statut d’auto-entrepreneur.e ?

Tout dépend premièrement du projet, de la taille de l’entreprise qu’on envisage, s’il s’agit d’une création ou d’une reprise, etc. Et bonne nouvelle : la création d’entreprise, elle, est gratuite !

Pour lancer une entreprise, c’est très simple ; rendez-vous sur le site de l’URSSAF, pour faire, en ligne, la demande de création d’entreprise.

C’est sur ce même site que l’on déclare chaque mois ou trimestre son chiffre d’affaires (même s’il est de 0 euro), et paie les cotisations sociales qui en découlent. Leur taux dépendra de l’activité́ choisie. 
 
D’ailleurs, en parlant de cotisations, comment bénéficier de l’Acre ? Elle peut permettre de réduire ses charges sociales pendant 12 mois. La demande se fait soit lors de son dépôt de dossier de création d’entreprise ou de reprise, soit jusqu’à 45 jours après ce fameux dépôt.

Enfin, une fois que les papiers sont faits, que l’aventure est prête à commencer, il faut faire de l’organisation une alliée proche. Elle sera très utile. Un tableau de bord clair et dédié à chaque tâche de son entreprise est recommandé (sur Notion ou Trello par exemple). Et il ne faut pas négliger sa protection sociale, c’est primordial de penser à une bonne mutuelle. Contrairement à ce que l’on peut entendre, la gestion administrative n’est pas un monstre, il suffit de savoir l’appréhender : choisir un logiciel de facturation (comme Henrri, gratuit, pratique, rapide), pour suivre ses devis, relances, factures peut être un gain de temps par exemple. 
 
OFFICIELLEMENT À LA TÊTE D’UNE ENTREPRISE, C’EST PARTI POUR UNE VIE PLUS LIBRE !

Place au travail, mais avant tout, il faut définir la spécialisation et les missions. C’est important de créer une hiérarchie, qui permettra d’identifier lesquelles mettre en avant en priorité et lesquelles envisager ou refuser si l’occasion se présente !

Maintenant, les tarifs sont à définir. Cette étape aurait pu arriver plus tôt, dans la partie administrative, mais elle peut également dépendre d’une prestation à l’autre, selon le niveau d’expérience ou les outils utiles. Il ne faut pas oublier de prendre en compte les charges fixes mais aussi le matériel, les abonnements professionnels, les potentiels déplacements : l’objectif est bien sûr d’être rentable ! 
 
COMMENT FIXER SON TAUX JOURNALIER (TJM) QUAND ON EST FREELANCE ?

Il se définit comme le montant moyen de la rémunération que devra verser le client à un freelance ou à un travailleur indépendant par jour de travail. La fixation du taux journalier moyen est une opération très délicate. En effet, le prix proposé ne doit pas faire fuir les clients tout en restant à la hauteur de la qualité de la prestation.

Il y a plusieurs types de freelances : celles et ceux qui facturent au temps travaillé (à la journée, demi-journée, heure), et celles et ceux qui font des forfaits.

EST-CE QU’IL NE SERAIT PAS L’HEURE DE DÉCROCHER UNE MISSION ? 
 
Pour cela, il faut identifier les supports sur lesquels se présenter et se rendre visible quand on est freelance : à commencer par utiliser le réseau existant pour développer son auto-entreprise. Ne pas penser qu’il est faible, c’est faux. Nous avons tous.tes une sphère proche, déjà̀ engagée, qui croit souvent en nous et qui veut nous aider. Et c’est un super point de départ ! Car un message a vite fait de passer de bouche en oreille et arriver dans celle d’une personne intéressée. Alors, il ne faut pas hésiter à parler de son entreprise autour de soi, auprès de ses communautés (physiques et digitales) existantes, pour lancer sa notoriété́.

Les réseaux sociaux ! LinkedIn, Instagram, Facebook, Twitter, Pinterest, YouTube… : toutes ces plateformes sociales peuvent être utiles pour créer un profil professionnel, trouver des missions. Car une chose est sûre : il est bien plus simple de convertir une personne déjà̀ séduite qu’une qui ne vous connait pas du tout. Il serait donc dommage de les laisser de côté́. De plus, les réseaux sociaux sont un bon moyen de présenter ses réalisations, ses idées, son expertise et de créer du lien avec des prospects. !

Enfin, pour mettre en avant ses prestations et son univers, il est bien sûr possible de créer son propre espace, personnalisé, par le biais d’un site internet dédié́ ! Le web est une toile, pour mener ses objectifs à bien !

Voilà déjà quelques clés pour entrer dans la vie active en créant son premier poste, il ne reste plus qu’à se lancer ! 

PAR HANNAH PETERS, FONDATRICE DE DIGI ATLAS

Source CB News

Le télétravail, ou la tentation du nomadisme

Alors que près d’un actif sur deux apprécierait pouvoir travailler au moins ponctuellement dans un tiers lieu, l’idée fait son chemin en politique et en entreprise, explique la journaliste du « Monde », Anne Rodier, dans sa chronique. Le sénateur Julien Bargeton a déposé une proposition de loi pour faciliter l’accès à des bureaux de proximité.  

Carnet de bureau.
Le tiers-lieu va-t-il trouver sa place dans l’organisation du travail ? Les contraintes sanitaires imposées à toute la France depuis le 6 avril ouvrent une nouvelle étape du développement du télétravail, généralisé par le Covid-19. Les négociations sur les accords relatifs au télétravail se poursuivent dans les grandes entreprises, mais un cap est franchi : c’est devenu un « mode d’organisation standard » dans le dernier accord d’Allianz France, par exemple, voire de « référence en termes d’organisation collective du travail », pour la Société générale. Il faut désormais faire avec. Alors autant l’organiser.

A l’avenir, la généralisation du télétravail est souhaitée par plus de sept Français sur dix (72 %) et plus de huit télétravailleurs sur dix (81 %), selon une étude publiée fin mars par l’Observatoire Cetelem. Les salariés interrogés pour cette enquête privilégient une solution mixte, avec deux ou trois jours de travail par semaine en dehors du bureau, que ce soit chez soi, en extérieur ou en espace de coworking. Près d’un actif sur deux (49 %) apprécierait, au moins de temps en temps, pouvoir travailler dans un tiers-lieu. Le nomadisme est bel et bien une option, pour les salariés comme pour les acteurs politiques et les employeurs, qui y réfléchissent.

Le sénateur Julien Bargeton a ainsi déposé le 5 février une proposition de loi pour faciliter l’accès à des bureaux de proximité. « Des tiers-lieux peuvent permettre de profiter des avantages du télétravail en supprimant une partie de ses inconvénients : on y retrouve le principe de la machine à café où on fait des rencontres professionnelles, la connexion y est meilleure parce qu’assurée par de grandes entreprises, on peut avoir des postes de travail bien équipés avec trois écrans, et ça soutient aussi le développement des villes moyennes et des centres-bourgs », a-t-il expliqué au Sénat, le 1er avril, lors d’une table ronde sur « Les perspectives pour le télétravail ».

Source Le Monde

En télétravail, vous adorez ou détestez vous regarder en visio ? Voici ce que ça dit de vous

Apprêtés, négligés ou caméra en off, la webcam est devenue le nouveau miroir des télétravailleurs.

VIE DE BUREAU - Vous devez faire face à votre image tous les jours. Plus que jamais depuis la mise en place des nouvelles restrictions qui concernent tout le territoire métropolitain et l’instauration, quasi systématique, du télétravail. L’époque lointaine des réunions professionnelles sur le lieu de travail est révolue depuis le début de la crise sanitaire, il y a plus d’un an, et s’accompagne d’une démocratisation des visioconférences.

Place aux logiciels tels que Zoom, Skype, Teams... De votre canapé, salle à manger, chambre ou bureau, vous faites face à votre image au travers de la webcam. Vous pouvez regarder vos collègues intervenir lors des réunions et un panel de visages vous observe lorsque c’est à votre tour de prendre la parole. Oui, on vous regarde et vous le savez. Avec l’absence de perception des signes de communication non verbale (gestes, attitudes corporelles, etc.), l’apparence physique est devenue le cœur de tous les échanges. 

“C’est une nouvelle habitude qui est bien différente de celles d’avant. Auparavant, lors des réunions, l’attention était centrée sur celui ou celle qui prenait la parole. À présent, en visio, il est possible d’observer tout le monde, ceux qui parlent et ceux qui ne parlent pas, et de s’observer soi-même”, analyse Agnès Bonnet-Suard, psychologue clinicienne engagée dans la prévention des risques psychosociaux et la qualité de vie au travail. “Il y a aussi un réel poids psychologique à faire face à son apparence chaque jour”, ajoute-t-elle. 
 
Pendant les visioconférences, vous sentez-vous observés? Vous regardez-vous? Cela, a-t-il des conséquences sur votre attitude ou sur le regard que vous portez sur vous-même? Alizée, Ludovic et Thomas* témoignent de leur expérience avec la webcam pour Le HuffPost.

La plus belle pour aller visionner

“Déjà que je passe une grande partie de mes semaines en jogging, je ne vais pas en plus me montrer comme ça devant mes collègues”, s’amuse Alizée, cheffe de projet marketing.

Elle ne s’en cache pas. Depuis la mise en place du télétravail, et donc, des réunions en visioconférence, elle ne s’est jamais autant apprêtée. Coiffure, tenue, maquillage... Tout est calculé. “Je crois que je ne prenais pas autant soin de moi auparavant, lorsque je me rendais encore au bureau. Puisque je dois faire face à mon image avec la webcam et au regard des autres, j’ai envie de faire bonne impression”, confie la Parisienne de 28 ans.
Avant chaque réunion, elle passe devant le miroir de sa salle de bain pour s’assurer que sa coiffure soit bien en place. Pendant la visioconférence, elle scrute le retour caméra pour débusquer la moindre mèche rebelle. Lorsqu’on lui demande pourquoi elle agit ainsi, Alizée a son analyse toute trouvée: “Je pense que la période actuelle est tellement difficile que j’ai envie de montrer aux autres que pour moi, tout va bien. C’est mentir, car ce n’est pas forcément le cas, mais ça me fait me sentir plus forte.”
Pour Agnès Bonnet-Suard, cette attitude n’a rien d’étonnant. Selon la professionnelle, différents comportements peuvent se dégager lors de ces réunions en distanciel. Le cas le plus répandu: “Une personne qui va être à l’aise, qui aura confiance en elle et ne se regardera pas forcément dans le retour caméra et ne le fuira pas pour autant”.
Le second type de comportement, toujours selon la psychologue, se rapproche davantage de celui d’Alizée: “Une personne étant à l’aise, qui va chercher à plaire, à agir sur son interlocuteur au travers de sa webcam. Elle va avoir tendance à s’admirer et à se saisir de ce média”. Pour d’autres, faire face à la caméra au quotidien n’est pas une chance, encore moins opportunité pour “agir sur son interlocuteur”.

“Je ne me regarde plus”

Ses complexes ont pris le dessus. “Ma confiance a tellement chuté ces derniers mois que je ne me regarde plus. J’ai plein d’amis qui sont dans le même cas que moi, ça fait peur”, confie Ludovic, responsable d’une start-up bordelaise.
Se voir une fois dans le miroir le matin, en se préparant, ça lui suffit amplement. “Au départ, lors des réunions en visio, j’avais tendance à me regarder. Petit à petit, j’ai commencé à me faire des complexes. Nez trop gros, rides sur le front, cernes énormes... Franchement, j’ai abandonné! Je ne prête plus aucune attention au retour caméra”, raconte le trentenaire.
Se focaliser sur les “défauts” de son visage n’est pas surprenant lorsque l’on est confronté à son physique chaque jour, d’après Agnès Bonnet-Suard. “Certaines personnes vont avoir tendance à perdre confiance en elles et à complexer sur l’image qu’elles renvoient”, ajoute-t-elle.
Ces complexes qui peuvent parfois aller plus loin et mener jusqu’à des actes chirurgicaux. Pour la clinique des Champs-Élysées, les opérations chirurgicales ont augmenté de 30% depuis l’année dernière. “Le recours quasi quotidien à la visio a renvoyé une image à des gens qui n’avaient pas l’habitude de se regarder pendant des heures devant un écran”, a expliqué la directrice générale de la clinique pour 20 Minutes.

Vivons mieux, vivons caché

Thomas* a trouvé la solution pour ne plus être confronté à son image. C’est simple, il ne met plus sa webcam. “J’ai de la chance d’avoir des employeurs compréhensifs. Je dis que ma caméra est cassée, comme ça, je suis excusé”, raconte le jeune homme de 24 ans travaillant pour une boite de production parisienne.
“Avec mon métier, c’est moi qui suis derrière la caméra habituellement. J’ai vite compris que les réunions hebdomadaires en visio n’allaient pas me plaire. Je ne supporte pas de me voir et je me sens tellement vulnérable à la vue de tous”, rajoute-t-il.
Depuis le début de la crise sanitaire, en mars dernier, Thomas a pris “énormément de poids”. Un changement physique qu’il a du mal à accepter. “C’est dur de devoir faire face à son image lorsque l’on a du mal à s’aimer”, conclut-il.
“Des attitudes phobiques peuvent naître chez certaines personnes”, analyse Agnès Bonnet-Suard, “des phobies envers les autres ou envers soi-même”. Pour ces personnes, la solution n’est pas forcément de mettre la caméra sur “ON” pour sortir de sa zone de confort. Pour la psychologue clinicienne, “il faut simplement se dire que, lors des visioconférences, tout le monde est dans le même cas, sur le même pied d’égalité”.

*Le prénom a été modifié

Source HuffPost