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Comment rester concentré et ne pas procrastiner en télétravail

Faites en sorte de séparer les choses importantes en petits morceaux moins stressants.

En télétravail, il arrive à tout le monde de se perdre sur Instagram ou de regarder un petit épisode de Desperate Housewives. Pour certain·es néanmoins, cette pratique est problématique car elle devient systématique et nuit au travail. Il y a pourtant deux bonnes nouvelles. La première, c'est que vous n'êtes pas seul·e à manquer de concentration en ce moment. La seconde, c'est que vous pouvez y remédier.

Une étude britannique affirme qu'en période de Covid-19, le niveau moyen de stress et d'anxiété a augmenté. Ces facteurs peuvent causer chez certaines personnes des troubles de la concentration. «L'anxiété ronge les ressources cognitives que nous utilisons pour nous concentrer», explique Alan Redman, psychologue organisationnel. Les temps de repos et ceux passés en famille sont perturbés par la situation actuelle, ce qui empêche les individus de se reposer convenablement.

Une chose à la fois

Pour contrer la procrastination, on pense souvent que multiplier les tâches sera efficace. «En fait, nous ne sommes pas du tout doués pour cela. Nous avons tous différents degrés de tolérance ou de charge dont nous pouvons nous accommoder. Si vous voulez que votre travail soit productif, il s'agit de ne pas dépasser cette charge cognitive», explique Alan Redman.

Le psychologue organisationnel conseille au contraire de se concentrer sur une tâche à la fois. Rangez téléphone portable et autres diversions, et profitez d'un moment de calme pour avancer doucement mais sûrement.

Attention également à ne pas vous laisser avoir par l'ampleur des tâches, même en n'en faisant qu'une à la fois. On tend à procrastiner lorsque l'on se sent submergé·e. Faites en sorte de séparer les choses importantes en petits morceaux moins stressants.

Apprenez à connaître vos points forts

La technique pomodoro est connue pour permettre d'augmenter la productivité. Elle tire son nom des minuteurs en forme de tomate, que l'on traduit par pomodoro en italien. Travaillez pendant vingt-cinq minutes, puis faites une pause de cinq minutes. Répétez ce cycle quatre fois, puis octroyez-vous une pause bien méritée de quinze à trente minutes consécutives. Grâce à ce rythme, vous devriez pouvoir travailler de façon efficace toute la journée.

Si le travail aux horaires classiques n'est pas fait pour vous et que vous bénéficiez d'une certaine autonomie, tentez de jouer la carte du travail en décalé. Si vous êtes du matin, commencez plus tôt et accordez-vous ces quelques heures de travail loin de toute distraction pour avancer le plus possible dans vos projets. N'oubliez pas de prendre du temps pour souffler, car il ne s'agit pas de travailler de façon acharnée et de s'épuiser.

Enfin, appliquez la même rigueur dans votre travail que celle que vous avez l'habitude d'avoir en temps normal. N'allumez pas la télévision et fixez-vous des objectifs. Une fois la journée terminée, prenez le temps de vous détendre et de faire ce qui vous plaît. Souvenez-vous que le télétravail ne doit pas prendre le pas sur votre vie personnelle.

Source Slate.fr

Télétravail : 4 applications pour booster sa concentration

Pas toujours facile de se concentrer lorsqu’on est en télétravail, n’est-ce pas ? Les distractions sont multiples et la tentation de faire autre chose ou de "s’accorder une petite pause" est grande lorsqu’on reste chez soi. Heureusement, il existe des applications qui vont nous aider à canaliser notre attention et à rester focus. Petit tour d’horizon :

Focus To-Do

Comme son nom l’indique, l’application Focus To-Do mixe les "to-do list" avec la célèbre technique des pomodoros. Le principe est simple : après avoir établi votre liste de tâches à réaliser, vous pouvez fixer un temps d’exécution. Il ne vous reste plus qu’à vous concentrer, l’application se charge du reste. Tant que le minuteur ne résonne pas, c’est que vous n’avez pas fini votre mission.

Forest

Faites pousser une immense forêt et restez concentré avec l’application Forest ! Comment ça marche ? Lancez l’application et plantez une graine virtuelle dès que vous commencez à travailler. Un minuteur se déclenche alors et votre graine pousse petit à petit, jusqu’à devenir un arbre. Mais attention : si vous quittez l’application pour consulter vos messages ou pour jeter un petit coup d’œil sur Instagram avant la fin du temps impartit, votre arbre meurt (oui, c’est triste). Ultra-efficace pour les accros du smartphone !

Coffitivity

Il fait trop silencieux chez vous ? Le son ambiant des cafés ou vous aviez l’habitude de travailler vous manque ? Alors vous allez adorer l’application Coffitivity (uniquement disponible sur Google Play) qui recrée les sons ambiants d’un café pour stimuler votre créativité et vous aider à mieux travailler. Les entrepreneurs qui ont lancé cette application se sont basés sur une étude scientifique très sérieuse qui prouve que "un niveau modéré de bruit ambiant est propice à la cognition créative."

Self Control

Vous avez tendance à vous éparpiller et en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire, vous vous retrouvez sur un site qui n’a rien à voir avec votre travail ? Pas de panique, il existe des applications comme Self Control qui vous aideront à rester sur le droit chemin de la concentration en vous empêchant l’accès aux sites et aux messageries que vous aurez préalablement sélectionnés, aux heures que vous aurez déterminées.

Source RTBF

Recrutement : les 10 métiers de la tech les plus recherchés par les employeurs

A l’heure de la généralisation du télétravail et de la digitalisation des entreprises, les professionnels de l’informatique sont plus que jamais recherchés par les employeurs. Le cabinet de recrutement Silkhom vient de publier son baromètre des salaires 2021, dévoilant notamment les métiers de la tech où l’on retrouve le plus d’offres d’emploi.

“Une guerre des talents” : c’est ainsi que Thomas Baverel, directeur et fondateur du cabinet de recrutement spécialisé dans les métiers de l’informatique Silkhom, résume le déséquilibre existant entre l’offre et la demande sur le marché de l’emploi informatique. Car le secteur compte un nombre important d’offres d’emploi, face à un petit nombre de candidats potentiels. Chez Silkhom, par exemple, on retrouve quasiment deux candidats pour trois postes à pourvoir. “Certaines sociétés se battent pour avoir des candidats, et certains candidats ont trois propositions d’embauches et doivent choisir”, relate Thomas Baverel.

Le secteur a finalement très peu souffert de la crise sanitaire. Les offres d’emploi dans l’informatique se sont contractées au moment des confinements de mars et d'octobre 2020, les entreprises ayant fait preuve d’attentisme, mais sont vite reparties à la hausse. En ce début d’année, le niveau de demande des recruteurs était même supérieur à celui d’avant crise. “On est dans un goulot d’étranglement très fort depuis deux mois. Toutes les demandes des entreprises arrivent en même temps, mais les candidatures ne suivent pas. La pénurie qu’on constatait avant la crise est aujourd’hui renforcée”, indique Thomas Baverel.

Cette pénurie est notamment due aux nouvelles attentes et réflexions des professionnels de l’informatique. “Beaucoup hésitent à changer de travail, ou se demandent s’ils ne devraient pas devenir indépendants”, explique le fondateur de Silkhom. L’attentisme n’est donc plus du côté des entreprises, mais désormais des candidats. Et le phénomène risque de se renforcer dans les mois qui viennent : “l’été devrait être un moment de réflexion pour les professionnels du secteur, et il faut s’attendre à un certain nombre de démissions en septembre”. Les actifs ayant retardé leur démission du fait des incertitudes liées à la crise sanitaire, un grand nombre de personnes pourraient quitter leur poste après l’été.

Les métiers de l’informatique les plus prisés des recruteurs

1. Ingénieur logiciel embarqué

Le métier qui arrive en tête des profils les plus recherchés par les recruteurs est celui d’ingénieur logiciel embarqué, un professionnel de l’informatique travaillant dans le secteur industriel. “L’informatique embarquée n’a rien à voir avec les pages web, elle est liée à la digitalisation du matériel. Elle produit notamment les cartes à puce et les micro-contrôleurs", indique Thomas Baverel. Si ce métier est aujourd’hui le plus recherché par les entreprises, c’est que le monde de l’industrie connaît une forte digitalisation, qui nécessite d’introduire la technologie dans le fonctionnement des sociétés. L’univers industriel se dote de plus en plus d’objets connectés et les objets mobiles, comme les ordinateurs portables, se généralisent. “Prenons l’exemple de la ligne de production dans l’industrie automobile : auparavant, l’opérateur se tenait au bout de la ligne qu’il contrôlait avec des boutons, alors qu'aujourd'hui, il est capable de la contrôler depuis son bureau à l’aide d’une tablette”, note le directeur de Silkhom. Un ingénieur logiciel embarqué va donc répondre aux besoins en développement de logiciels embarqués, et veiller à la sécurité, à la qualité et à l’efficacité énergétique des logiciels.

Salaire moyen dans les grandes villes :

Junior (0 à 2 ans) : entre 33.000 et 40.000 euros bruts par an

Confirmé (2 à 5 ans) : entre 38.000 et 45.000 euros bruts par an

Senior (plus de 5 ans) : entre 45.000 et 60.000 euros bruts par an

2. Lead Developer

Le “Lead Developer” a une forte expertise technique. Il va accompagner les équipes dans le développement des logiciels informatiques et du cloud, et va proposer une orientation technique aux dirigeants. “La technologie est très recherchée, mais il y a peu de profils disponibles. Aujourd’hui, pratiquement toutes les sociétés ont besoin d’un tel élément, ne serait-ce que pour la création d’un site Internet”, soutient Thomas Baverel.

Salaire moyen dans les grandes villes, en fonction des différents langages de programmation :

PHP : entre 50.000 et 60.000 euros bruts par an

Backend JS : entre 50.000 et 60.000 euros bruts par an

Fullstack JS : entre 55.000 et 65.000 euros bruts par an

Frontend : entre 52.000 et 56.000 euros bruts par an

Mobile : entre 55.000 et 65.000 euros bruts par an

3. Développeur mobile

Si le métier de développeur mobile arrive en troisième position du classement des profils les plus recherchés par les entreprises, c’est notamment dû à la fuite de ces professionnels vers des projets freelance. “Plus de 50% des développeurs mobiles sur le marché se sont lancés en freelance”, note Thomas Baverel. Ils préfèrent avoir différents projets à court terme que travailler toujours dans le même environnement, d’autant plus qu’ils peuvent très bien gagner leur vie en tant qu’indépendants”. Ainsi, nombreuses sont les entreprises qui ne parviennent pas à recruter des développeurs mobiles en CDI.

Salaire moyen dans les grandes villes :

Junior : entre 38.000 et 42.000 euros bruts par an

Confirmé : entre 42.000 et 47.000 euros bruts par an

Senior : entre 47.000 et 55.000 euros bruts par an

4. Ingénieur développement C++

Le développement C++ est un langage de programmation, que l’on peut retrouver sur des projets industriels comme sur des projets de logiciels. La demande pour ce type de profil est croissante, car le C++ est de plus en plus utilisé. “Les entreprises ont de plus en plus besoin de logiciels, les éditeurs ont donc dû recruter énormément de professionnels, notamment des développeurs, ce qui a créé une pénurie de recrutement”, explique Thomas Baverel. La crise sanitaire a renforcé cette tendance, en faisant émerger une prise de conscience des entreprises concernant la nécessité de se digitaliser afin d’être davantage compétitives.

Salaire moyen dans les grandes villes :

Junior : entre 32.000 et 38.000 euros bruts par an

Confirmé : entre 38.000 et 48.000 euros bruts par an

Senior : entre 45.000 et 60.000 euros bruts par an

5. Responsable technique (Chief Technical Officer)

Le responsable technique a pour mission de piloter une équipe technique. “C’est un profil difficile à recruter car il a une double compétence. Il doit à la fois savoir manager une équipe, donner une orientation à l’entreprise, gérer un budget, mais aussi avoir un très bon bagage technique. C’est souvent le bras droit du directeur général”, indique Thomas Bavarel. Les profils ayant cette double casquette sont très prisés par les entreprises, notamment les start-ups.

Salaire moyen dans les grandes villes :

Junior : entre 35.000 et 42.000 bruts euros

Confirmé : entre 42.000 et 50.000 bruts euros

Senior : entre 50.000 et 53.000 bruts euros

6. Chef de projet infrastructure

En informatique, l’infrastructure désigne tout l’environnement système. La technologie développée dans les logiciels doit être mise sur des serveurs : lorsqu’on se connecte à une application, nos données ne sont pas dans notre téléphone mais sont hébergées sur un serveur. Il faut donc des professionnels capables de gérer toute cette infrastructure, appelés les chefs de projet infrastructure. “Avec l’arrivée du cloud et l’émergence du travail à distance, on a de plus en plus de demandes de recrutement liées à de la gestion infrastructure”, soutient le directeur de Silkhom. Le chef de projet infrastructure va donc piloter le projet, et doit avoir des compétences à la fois en termes de système et de RGPD (le règlement général sur la protection des données). Et avec l’arrivée de la cybercriminalité, ce poste est en perpétuelle évolution.

Salaire moyen dans les grandes villes :

Confirmé : entre 55.000 et 65.000 euros bruts par an

Senior : plus de 65.000 euros bruts par an

7. Ingénieur data

L’ingénieur data est responsable de la gestion des données. “Maintenant que tout est digitalisé, les sociétés souhaitent récolter un maximum d’informations, pour être capables de réaliser des calculs automatiques liés à l’intelligence artificielle”, détaille Thomas Baverel. L’ingénieur data a pour mission d’analyser toutes les données dans le cloud, à partir desquelles il conçoit des modèles prédictifs.

Salaire moyen dans les grandes villes :

Junior : entre 35.000 et 43.000 euros bruts par an

Confirmé : entre 43.000 et 50.000 euros bruts par an

Senior : plus de 50.000 euros bruts par an

8. Développeur Java

Le développeur Java conçoit des logiciels, applications et programmes sur-mesure en langage Java, pour tout type d’entreprise. “Nous n’avons pas constaté une augmentation significative des demandes pour ce poste, en revanche nous remarquons une diminution de l’envie des développeurs d’aller sur ces environnements technologiques”, note Thomas Baverel. Il y a donc moins de candidatures, pour un nombre de postes inchangé, ce qui provoque une pénurie.

Salaire moyen dans les grandes villes :

Junior : entre 34.000 et 30.000 euros bruts par an

Confirmé : entre 38.000 et 45.000 euros bruts par an

Senior : entre 42.000 et 46.000 euros bruts par an

Architecte Java : plus de 50.000 euros bruts par an

9. Développeur .Net

Le rôle de développeur .Net est similaire à celui du développeur Java, mis à part que les conceptions se font en langage de programmation de Microsoft, utilisé dans un certain nombre de logiciels. Comme pour le poste de développeur Java, l’intérêt des professionnels de l’informatique pour ce métier baisse progressivement, les développeurs .Net sont donc de plus en plus recherchés par les sociétés.

Salaire moyen dans les grandes villes :

Junior : entre 32.000 et 38.000 euros bruts par an

Confirmé : entre 37.000 et 44.000 euros bruts par an

Senior : plus de 55.000 euros bruts par an

10. Ingénieur DevOps

L’ingénieur DevOps est un profil très recherché car il a une double compétence : il est à la fois opérationnel en termes de développement de logiciels et en termes de serveurs, soit d’administration des structures informatiques. Le DevOps doit bien maîtriser ces deux environnements, les développements et les données étant de plus en plus complexes au fil des années. “Auparavant, les développeurs faisaient du développement, et les administrateurs système s’occupaient de la partie serveur. Mais aujourd’hui la complexité est telle qu’on a besoin d’avoir des professionnels qui comprennent à la fois le langage de programmation et la partie serveur, ce sont les DevOps”, détaille Thomas Baverel. Ces profils à double casquette étant peu nombreux, les entreprises rencontrent beaucoup de difficultés à les recruter.

Salaire moyen dans les grandes villes :

Junior : entre 35.000 et 45.000 euros bruts par an

Confirmé : entre 45.000 et 55.000 euros bruts par an

Senior : plus de 55.000 euros bruts par an

Source Capital avec Management

7 règles pour gérer la communication et éviter la solitude en télétravail

Alors que la majorité des entreprises de services sont passées au mode télétravail, il est important de s’assurer que tous les membres de l’équipe restent en contact. La solitude et l’anxiété sont les pires ennemis de ceux et celles qui n’ont pas l’habitude de travailler à distance. Il est donc important de maintenir un fil de communication ouvert pour prévenir le sentiment d’isolation.

1. Choisir les bons outils

Bien qu’il existe une panoplie d’outils en ligne pour garder le contact avec vos coéquipiers de travail, il importe de respecter une distinction et vie privée et vie professionnelle. Par exemple, si un employé préfère utiliser un groupe de discussion en ligne plutôt que des messages texte, il faut respecter son choix. Il peut aussi être intéressant de planifier des rencontres à heure fixe pour stimuler l’engagement et la mobilisation.

2. Créer un groupe de discussion

Il suffit d’utiliser des plateformes simples comme Skype, Google Hangout, Zoom ou même un groupe privé sur Facebook pour créer un espace de discussion pour l’équipe. L’objectif est de prendre le temps de se souhaiter « Bonjour » au début de la journée et d’échanger de manière informelle avec les collègues. Un peu comme on le ferait normalement au bureau. Cela permet à l’équipe de rester en contact et de solidifier les liens, malgré la distance. Réservez ce groupe pour des discussions légères et rigolotes, qui permettent d’entretenir une culture d’entreprise saine au lieu d’envoyer des chaînes de courriel!

3. Partager son horaire de travail

Un avantage du télétravail est la flexibilité d’horaire. Comme chacun est à la maison, partager ses disponibilités avec ses collègues permet d’éviter l’apparition de frustrations qui découleraient de l’absence momentanée d’un coéquipier. Il est donc primordial d’aviser ses collègues si on prend une pause pour dîner, si on s’occupe d’un enfant ou si on sort pour faire une petite course ou prendre une marche.

4. Communiquer par courriel de manière efficace

Comme les communications sont virtuelles, il est important de communiquer avec le bon ton et les bons mots. Concision et clarté sont donc les mots d’ordre! Si un courriel n’est pas clair, appeler la personne pour poser des questions est nécessaire. On doit éviter tout malentendu ou conflit et favoriser les interactions positives entre coéquipiers.

5. Se parler de vive voix

Lorsqu’une situation nécessite une discussion ou un échange d’idée, il est judicieux de prendre le téléphone ou de prévoir une vidéoconférence pour parler librement. La communication orale est plus rapide et bien plus efficace pour résoudre un problème ou le prévenir. Si la discussion menait à une prise de décision importante, on vous suggère quand même d’envoyer un courriel récapitulatif pour résumer ce qui a été dit et les points de décision.

6. Privilégier la vidéoconférence

Au-delà de la simple voix, la vidéoconférence nous permet de percevoir l’intonation, les expressions faciales et le langage corporel de ceux et celles avec qui l’on discute. Ainsi, le ton, les gestes et même la posture de votre interlocuteur enrichissent la communication. C’est 100 fois mieux qu’un courriel unidimensionnel.

7. Sortir de la maison

En télétravail, il est essentiel de prendre des petites pauses pour se dégourdir les jambes et changer d’air. Pandémie ou non, il est important de se créer une routine pour établir votre horaire. Comme au bureau, il faut parfois décrocher un peu. On vous conseille d’aller vous faire un café, prendre un verre et de mettre de la musique. Et s’il fait soleil, pourquoi ne pas aller prendre une marche? C’est bon pour le moral de s’aérer les esprits.

Rester confiné ne peut qu’accentuer le sentiment de solitude et d’isolement créé par le confinement. N’hésitez pas à appeler quelqu’un et à parler de la situation que vous vivez.

Source OBNL 360

Télétravail : vos collaborateurs peuvent-ils travailler depuis leur lieu de vacances ?

A l’approche des congés d’été, la question se pose : vos salariés vont-ils anticiper ou prolonger leurs vacances en travaillant depuis leur lieu de villégiature et en ont-ils le droit ?

« 16h l’appel du client, 19h l’appel du large » : à l’image de cette campagne de publicité d’un organisme de voyages français, de nombreux acteurs du tourisme proposent désormais des offres dédiées aux travailleurs nomades. Des parenthèses aux airs de vacances qui semblent tenter de nombreux collaborateurs.

Selon un sondage Opinionway, publié à l’automne 2020, 54 % des Français considèrent que le télétravail permet de partir plus fréquemment en vacances et de rallonger leurs week-ends. Cette envie est encore plus répandue chez les 18-34 ans, qui y voient une opportunité de passer plus de temps avec leur famille et leurs amis.

Par ailleurs, un tiers des cadres interrogés dans le cadre de cette enquête envisagent de télétravailler depuis un lieu habituellement réservé aux vacances. Au-delà du confort apporté par cet environnement de télétravail, les personnes sondées y voient un espace stimulant leur productivité. Cela peut sembler paradoxal : travailler dans un lieu paradisiaque rendrait plus efficace. Mais quels sont les droits de vos collaborateurs en la matière ?

Que dit la loi ?

Aucun texte de loi n’interdit le télétravail depuis un autre lieu que son domicile. Il est donc tout à fait possible de travailler depuis un hôtel, une résidence secondaire, un camping, un gîte, même depuis l’étranger, sauf dans le cas d’un accord d’entreprise précisant le contraire.

Le collaborateur doit néanmoins informer son employeur du lieu de télétravail choisi, notamment au cas où il serait victime d’un accident, pour que ce dernier puisse être considéré comme un accident du travail.

De son côté, l’employeur est tenu de s’assurer de la conformité du lieu de travail hors entreprise avec le télétravail en vertu de son obligation de sécurité.

Que pensent les employeurs de ce télétravail nomade ?

Selon une enquête Cooptalis, parue fin juin 2021 et réalisée auprès de 500 entreprises françaises, 86% d’entre elles ont reçu des demandes de travail longue distance. Parmi ces dernières, 41% concernaient une destination à l’étranger.

74% des employeurs y ont donné une suite favorable. Car les enjeux d’accéder à une telle demande peuvent être cruciaux pour une entreprise. Offrir une telle souplesse à ses collaborateurs permet, entre autres, de favoriser un équilibre vie pro/vie perso pour fidéliser ses talents et de promouvoir sa marque employeur auprès de candidats potentiels.

Des modalités à fixer dans une charte ou un accord de télétravail

Afin d’éviter tout problème, la meilleure option est certainement d’inscrire les règles encadrant le télétravail dans une charte ou dans un accord d’entreprise. En effet, les conditions d’exercice du télétravail, parmi lesquelles figurent la définition du lieu de télétravail, font partie des clauses obligatoires, recensées à l’article L1222-9 du Code du travail, à mentionner dans votre accord collectif ou votre charte de télétravail.

L’employeur peut-il refuser à un salarié de télétravailler depuis le lieu de son choix ?

Comme pour toute demande de télétravail, l’employeur a la possibilité d’opposer un refus à un collaborateur souhaitant travailler depuis son lieu de vacances. Il devra, en revanche, motiver sa décision par des éléments objectifs (équipement inadapté, pas de connexion internet, manque de sécurité pour les informations ou des lieux, capacité du collaborateur à revenir rapidement au bureau en cas d’urgence…). Dans le cas contraire, le salarié pourra saisir le conseil des Prud’hommes.

Source Hello workplace

Le télétravail, un moyen d'attirer de nouveaux habitants dans l'Indre ?

Le télétravail comme outil de séduction pour le département de l'Indre. C'est le pari de l'Agence d'attractivité de l'Indre qui lance l'Indre Working Box. Les offres contiennent au moins deux nuitées dans un hébergement, ainsi qu'un accès offert à l'un des huit espaces de coworking du département.

Vous connaissez sûrement les box pour profiter d'un week-end ou d'une activité. L'Agence d'attractivité de l'Indre crée une box d'un autre genre : l'Indre Working Box. Le concept ? Proposer différentes offres d'hébergement, la personne réserve a minima deux nuitées dans un hôtel, un gite, une chambre d'hôte ou encore un hébergement insolite, et en contrepartie, un accès lui est offert pour l'un des huit espaces de coworking dont dispose le département. Depuis le début de l'année, 14 nouveaux arrivants se sont installés dans l'Indre après avoir pris contact avec l'Agence d'attractivité de l'Indre (A2i). 

Transformer un séjour de télétravail en une installation définitive

Des arrivées, ou en tout cas des envies d'installation en Berry, qui s'accélèrent puisque depuis le début de l'année, l'A2i a été contactée par quasiment autant de personnes que sur toute l'année 2020 (64 contacts entre le 1er et le 15 juin 2021 contre 79 sur toute l'année dernière). "On est assez régulièrement sollicités par des personnes qui vivent dans des grandes métropoles, qui ont envie de changer de cadre de vie. Et l'emploi est un frein. C'est l'une des premières questions qu'on nous pose. Donc lorsqu'on n'a pas de réponse à apporter, le télétravail peut être un bon palliatif dans le sens où la personne garde son travail", avance Michel Legarl, chargé de mission à l'Agence d'attractivité de l'Indre. 

En proposant des box avec hébergement et télétravail, le département espère montrer l'attrait de ses espaces de coworking. Il en existe huit dans l'Indre aujourd'hui : trois sur Châteauroux, un à Chabris, Issoudun, Le Blanc, Mézières-en-Brenne et à la Châtre. "Ce sont pour la plupart des espaces neufs ou très récemment équipés. L'idée, c'est aussi de montrer aux citadins des grandes métropoles qu'on est aussi bien équipé, mais qu'on a le cadre en plus", ajoute Michel Legarl. La majorité des personnes qui contactent l'A2i vivent en région parisienne, vient ensuite la région des Hauts de France. "Avec ces séjours, cela leur permettra de voir à quoi ressemble concrètement la vie ici. Par exemple les infrastructures que l'on possède ou la douceur des paysages, mais aussi la nécessité d'avoir une voiture lorsqu'on n'habite pas sur Châteauroux. Ce n'est pas négligeable pour un projet d'installation, il faut que ce soit réfléchi" poursuit le chargé de mission. 

Deux chèques pour les 100 premiers séjours réservés

Les 100 premiers acheteurs de la box se verront d'ailleurs remettre deux chèques : jusqu'à 160 euros de remise sur leur hébergement ainsi que 40 euros à utiliser chez des restaurateurs et pour des activités dans l'Indre. Par exemple, travailler dans l'espace 2Eco à Chabris sur les bords du Cher, puis aller faire un tour au château de Valençay l'après-midi. Deux contraintes sont imposées pour ces box : réserver au moins deux nuitées, et passer minimum une demi-journée dans un espace de coworking. "On souhaite attirer des personnes qui ont vraiment un projet de télétravail, ce n'est pas simplement du tourisme." Avec ces Indre Working Box, l'agence espère donner envie aux télétravailleurs de transformer leur séjour en une installation pérenne. 

Source France Bleu

Télétravail : votre employeur peut-il vous demander de rendre votre voiture de fonction ?

Vos questions juridiques traitées par Management avec l'aide de nos avocats experts.

En cas de télétravail total, le salarié ne va plus utiliser sa voiture de fonction pour aller au bureau. Son employeur pourrait donc être tenté de la récupérer. Or, comme l’a rappelé la Cour de cassation dans un arrêt récent, le véhicule de fonction constitue un avantage en nature qui ne peut être retiré au salarié sans son accord (Soc., 2/12/20). En pratique, comme tous les avantages en nature, il doit figurer sur le bulletin de paie et, en tant qu’élément de rémunération, faire l’objet de cotisations sociales. L’employeur ne peut pas le retirer au salarié de façon unilatérale, même s’il réintègre la valeur de cet avantage dans le salaire brut mensuel.

La situation est différente avec un véhicule de service. Réservé à une utilisation professionnelle, ce dernier ne peut pas faire l’objet d’un usage personnel, par exemple, pendant le week-end. Il s’agit le plus souvent de camionnettes, de 4X4 ou de véhicules de tourisme dont la banquette arrière a été enlevée afin d’agrandir le coffre. Le véhicule de service est donc un simple outil de travail et l’employeur peut unilatéralement décider de le reprendre au salarié.

Source Capital avec Management

Télétravail: feu vert pour les travailleurs allemands

Les travailleurs frontaliers qui résident en Allemagne pourront continuer à télétravailler, s’ils le peuvent, jusqu’à la fin de l’année sans craindre une désaffiliation à la sécurité sociale luxembourgeoise.

L’accord a été trouvé sur le fil, car le précédent arrivait à échéance ce mercredi. Les travailleurs frontaliers allemands vont pouvoir, quand cela est possible, continuer à télétravailler sans craindre une désaffiliation à la sécurité sociale luxembourgeoise. Et ce, jusqu’au 31 décembre de cette année, au moins.

Sur le plan fiscal, ceux qui résident en Allemagne mais travaillent au Luxembourg ont droit à 19 jours de travail hors du pays de leur contrat de travail avant de redevenir imposables dans celui où ils vivent. Un quota «gelé» dans le cadre de la crise sanitaire, et dont la prolongation se fait de manière tacite de mois en mois.

Sur le plan social, par contre, il était nécessaire que les deux pays trouvent un nouvel accord. En effet, si un travailleur résidant en Allemagne travaille plus de 25% de son temps hors du Luxembourg, il ne sera plus affilié à la sécurité sociale luxembourgeoise. Ce qui est prévu dans la législation européenne. C’est l’immunisation de cette mesure qui a donc été prolongée jusqu’à la fin de cette année. 

«La prolongation de cette mesure permet de limiter la propagation du virus qui, malgré tous les efforts, continue d’avoir un impact important sur notre quotidien. Elle témoigne aussi des liens forts entre nos deux pays. Nous devons combattre ce fléau ensemble, dans le respect des principes fondamentaux de l’Union européenne», s’est félicité Romain Schneider (LSAP), ministre de la Sécurité sociale.

État des accords bilatéraux avec le Luxembourg pour le télétravail des frontaliers

Allemagne : 

Sécurité sociale - Prolongation de l'accord bilatéral jusqu'au 31 décembre
Fiscalité - Reconduction automatique chaque mois

Belgique : 

Sécurité sociale - Prolongation de l'accord bilatéral jusqu'au 31 décembre
Fiscalité - Prolongation de l'accord bilatéral jusqu'au 30 septembre

France : 

Sécurité sociale - Prolongation de l'accord bilatéral jusqu'au 30 septembre
Fiscalité - Prolongation de l'accord bilatéral jusqu'au 30 septembre

Source Paperjam

Votre nouveau bureau est au coin de la rue

Le coworking de proximité est en train d’émerger

L’Avenir du travail,
une série parrainée par Actual group : Créateur de solutions pour l'emploi et les compétences

Il y a quelques mois, l’avenir des espaces de travail en commun semblait incertain. L’histoire édifiante de l’orgueilleux WeWork – une croissance fulgurante puis un quasi-effondrement – a été suivie d’une pandémie mondiale qui a maintenu les employés de bureau chez eux. Aujourd’hui, cependant, un nouveau modèle de travail en commun est en train d’émerger. Et cela se passe probablement dans une rue commerçante ou le hall d’un hôtel, près de chez vous.

L’Arc Club est typique de ces nouveaux espaces “hyperlocaux”. Situé dans un espace commercial au rez-de-chaussée d’un immeuble d’habitation, c’est un espace soigneusement conçu mais simple à Homerton, dans l’est de Londres, qui offre une option de “travail près de chez soi” moins chère pour les indépendants, les travailleurs autonomes et, depuis la pandémie, le personnel des entreprises qui s’ennuie à travailler dans la chambre et la cuisine.

Hannah Philp, sa cofondatrice de 35 ans, a eu cette idée alors qu’elle travaillait dans un service financier. Son trajet à travers la ville était un cauchemar, “mais je ne voulais pas travailler à la maison parce que je vivais seule et que ce n’était pas attrayant”.

“L’Arc Club est typique de ces nouveaux espaces “hyperlocaux”. Qui offre une option de “travail près de chez soi” moins chère pour les indépendants, les travailleurs autonomes et, depuis la pandémie, le personnel des entreprises qui s’ennuie à travailler dans la chambre et la cuisine”

Elle voulait créer un espace de coworking abordable pour combler ce manque, tout en servant la communauté au sens large et en utilisant des espaces commerciaux difficiles à louer – ce que Mme Philp espère reproduire dans des endroits similaires dans d’autres quartiers de Londres.

Une utilisatrice, technicienne qui vit seule dans l’est de Londres, dit qu’elle aime l’Arc parce qu’elle trouve que vivre et travailler à la maison est “vraiment difficile”, d’autant plus que son travail implique de nombreux déplacements. En fin de compte, “même l’odeur de mon appartement m’agaçait”. “Je me sentais vraiment seule”, ajoute-t-elle.

Aller à l’Arc ne représente pas seulement un trajet plus court pour elle – 20 minutes à vélo plutôt que 30 minutes en métro jusqu’au centre de Londres – “cela m’a aussi définitivement rendue plus productive”. “L’espace est vraiment lumineux, dit-elle. Le simple fait d’avoir des gens autour de soi est plus motivant.”

Elle perçoit également le sentiment de communauté que Mme Philp cherche à cultiver. “Toutes les personnes à qui j’ai parlé vivent dans la région”, ajoute-t-elle, mais elles sont issues de différents secteurs d’activité.

L’immeuble au-dessus du site est principalement composé de logements sociaux, et Mme Philp a veillé à ce que les résidents se sentent les bienvenus. “Nous avons fait un effort pour rencontrer nos voisins et ils peuvent entrer et prendre des plats à emporter ou venir s’asseoir ici dans le café.”

L’Arc fournit également des espaces en dehors des heures de travail à des organisations locales, telles que des associations caritatives et des groupes communautaires.

L’Arc a été conçu par Caro Lundin, cofondatrice avec Mme Philp, et le concept permet d’aménager un espace en quelques semaines et comprend des salles de réunion privées modulaires qui peuvent être déplacées.

“L’immeuble au-dessus du site est principalement composé de logements sociaux, et Mme Philp a veillé à ce que les résidents se sentent les bienvenus. “Nous avons fait un effort pour rencontrer nos voisins et ils peuvent entrer et prendre des plats à emporter ou venir s’asseoir ici dans le café”

L’Arc devait être lancé au début de l’année, mais l’aménagement final a été retardé par le confinement. En fin de compte, cela a permis aux deux cofondatrices de reconfigurer l’espace pour qu’il soit conforme aux directives anti-Covid – bien que Mme Lundin ait été bloquée dans sa Suède natale pendant le confinement et qu’elle ait tout géré avec Zoom. (Depuis, elle s’y est installée de façon permanente et retourne à Londres une fois par mois).

Selon Mme Philp, l’Arc a une proposition différente de celle des prestataires d’espaces de travail collaboratif flexibles tels que WeWork, dont les localisations sont souvent centrales, dans de grands bâtiments (parfois classés) qui subissent des aménagements importants.

Elle est également moins chère et plus flexible. Le hot-desking (bureau nomade) coûte par exemple 450 £ par mois sur le site WeWork de Mark Square à Shoreditch, dans l’est de Londres, et 430 $ sur le site la 126e rue ouest à Harlem, dans l’État de New York. Lors du lancement du Arc Club, l’adhésion permanente coûtait 180 £ par mois – ou 150 £ par mois pour ceux qui s’engageaient pour un an – mais elle offrira désormais plus de flexibilité : elle comprendra un pass de 30 £ par jour et la possibilité de partager l’adhésion avec un autre membre du foyer.

D’autres services “à la demande” exploitent le désir d’une option pratique de travail près de chez soi. Selon l’enquête américaine Work from Home Survey 2020 de Gensler, seuls 12 % des personnes souhaitent travailler à domicile à temps plein, tandis que les jeunes travailleurs se rendent compte qu’ils sont moins productifs à la maison.

“Seuls 12 % des personnes souhaitent travailler à domicile à temps plein, tandis que les jeunes travailleurs se rendent compte qu’ils sont moins productifs à la maison”

Bryan Murphy, directeur général de Breather, une entreprise basée à New York qui fournit un réseau mondial de bureaux privés et d’espaces de réunion pouvant être loués à l’heure, à la journée, au mois ou à l’année, affirme que la demande d’espaces de travail flexibles plus pratiques était déjà là, “mais la pandémie l’a vraiment accélérée”.

Spacemize, fondé l’année dernière par Saleem Arif, Saeed Al Ghurair et Zain Dhareeja, est un réseau britannique d'espaces de travail qui tire parti des halls d’hôtel sous-utilisés du Royaume-Uni, notamment à Londres, Birmingham et Édimbourg. Selon M. Arif, la société cible les entreprises qui ne renouvellent pas leurs baux et les employés de bureau coincés chez eux.

“La demande a augmenté après le déconfinement”, dit-il. Spacemize recherche également de nouveaux partenaires hôteliers dans des zones plus résidentielles. Elle dispose actuellement de locaux à Ealing, dans l’ouest de Londres, et à Shepperton, dans le Surrey, juste à l’extérieur de la capitale. De même, le groupe français Accor, le plus grand groupe hôtelier d’Europe, a lancé un concept de “bureau hôtelier” où ses chambres dans des hôtels du Royaume-Uni et d’Europe peuvent être louées pour la journée.

Mais le développement futur de bureaux flexibles et d'autres espaces de travail dépendra vraiment de la région, selon l’expert en immobilier commercial Antony Slumbers. Selon lui, les zones résidentielles des grandes villes qui sont moins bien reliées au centre que d’autres quartiers en profiteront : Stoke Newington dans le nord-est de Londres, par exemple, et le village de Wimbledon dans le sud-ouest. Mais de tels espaces sont moins probables dans des zones comme Fulham, où de bonnes liaisons de transport permettent d’accéder à la ville en moins de 30 minutes.
Il ajoute que de petits espaces de travail vont probablement aussi apparaître dans les magasins inoccupés des grandes rues, en particulier dans les villes de banlieue.

“Le développement futur de bureaux flexibles et d’autres espaces de travail dépendra vraiment de la région, les zones résidentielles des grandes villes qui sont moins bien reliées au centre que d’autres quartiers en profiteront”

La question de savoir qui doit payer pour les espaces flexibles locaux se pose également : l’individu ou son employeur ? Si une organisation adopte une stratégie de travail à distance, ajoute M. Slumbers, “sur la base de l’expiration de votre bail, vous devriez envisager de couvrir les coûts d’un espace de travail partagé ou d’autres coûts liés au travail à distance”.
Les coûts potentiels d’un espace de travail local pourraient bientôt être inclus dans les avantages accordés aux employés. À 14,99 £ par mois, Spacemize, par exemple, ne coûte guère plus qu’un abonnement à Netflix.

Cependant, Elaine Rossall, responsable de la recherche sur les bureaux britanniques à la société de services immobiliers JLL, fait preuve d’une certaine prudence. Si l’on parle beaucoup du développement des lieux de travail en banlieue, elle affirme qu’“il faudra 12 à 18 mois pour voir comment les choses se passent”. Et si des espaces tels que l’Arc visent à être plus abordables, ajoute Mme Rossall : “Vous verrez plus de jeunes revenir au bureau. Seule une certaine tranche de la population peut se permettre ces espaces de banlieue”.

Coworking par thème et par lieu

La société Huckletree, basée au Royaume-Uni, qui propose des espaces de travail flexibles à Londres, Manchester et Dublin, vise à créer des “écosystèmes” spécifiques – des pôles thématiques où les entreprises qui partagent un espace ont des choses en commun.

Mais la société propose aussi un “pass de voisinage” qui permet aux entreprises basées dans n’importe quel espace Huckletree d’offrir à leurs employés l’accès à un centre de leur choix plus proche de chez eux.

Un de ses clients – Butternut Box, un service de livraison de nourriture pour chiens – dispose d’un espace dans Shoreditch pour ses employés de l’est de Londres, tandis que ses employés de l’autre côté de la ville sont basés sur le site de l’ouest de Londres.

Bien que l’accès à un site plus proche de la maison contribue à réduire les déplacements, il ne les supprime pas entièrement, donc “l’expérience [de Huckletree] doit valoir le déplacement”, déclare la cofondatrice Gaby Hersham.

Elle pense que la conception d’un espace axé sur l’efficacité du travail et la création de réseaux et de programmes de développement a aidé Huckletree à conserver ses entreprises clientes. “Soixante pour cent des membres collaborent entre eux”, dit-elle.

Source : Le nouvel économiste 

« La révolution du télétravail »

On ne reviendra pas en arrière. Le télétravail s’impose comme une réalité dans les entreprises. S’il a besoin d’être mieux encadré, il peut aussi permettre de mieux répartir les activités sur le territoire en s’appuyant notamment sur les tiers lieux. Et à condition d’être encadré par des accords d’entreprises ambitieux.

La vie par écrans interposés. Avec le premier confinement, le monde du travail a vécu une transformation en profondeur. Du jour au lendemain, dans des conditions parfois acrobatiques, des millions de salariés ont dû improviser un espace de bureau à leur domicile.

Que reste-t-il un an plus tard de cette révolution qui ne dit pas son nom ? Une certitude tout d’abord, le télétravail est appelé à s’installer durablement dans les entreprises. À Paris en particulier, il redonne de l’oxygène à des banlieusards asphyxiés par les trajets en métro ou en RER. Dans la capitale, ce printemps si singulier a aussi pris l’allure d’une échappée belle. Le prétexte tout trouvé pour fuir l’open space qui peut parfois être une comédie [in] humaine (1) comme le souligne la philosophe Julia de Funès. Un lieu où on est soumis à une représentation permanente.

Le télétravail rebat les cartes. Un premier jalon avec un accord interprofessionnel a été signé au mois de novembre 2020 entre le patronat et les principales organisations syndicales mais sans la CGT. Cette dernière plaide pour une grande loi consacrée au télétravail. Sans doute faut-il préférer des accords d’entreprise tant le sujet nécessite du cousu main et une prise en compte des questions particulières. Il n’y a pas une mais de multiples réponses à apporter en fonction des métiers, des générations… Pas facile cependant de négocier dans un pays où les syndicats n’ont jamais été aussi faibles : 8,5 % d’adhérents dans le secteur privé et moins de 20 % dans le secteur public.

Enchantement ou malédiction

Le télétravail bouscule par ailleurs des organisations françaises souvent pyramidales. S’il ouvre la voie à plus d’autonomie et de confiance dans les relations sociales, il fragilise aussi le sentiment d’appartenance. Une entreprise n’est pas seulement une addition de compétences mais une communauté humaine. Il fait de plus peser sur le management intermédiaire une charge mentale accrue. Animer à distance ne s’improvise pas. Plus qu’un télétravail à 100 %, on se dirige plutôt vers des formules hybrides.

On peut regretter dans ce contexte qu’aucun observatoire national n’ait été mis en place ou prévu à l’occasion de l’accord interprofessionnel signé en novembre 2020. Car mal appréhendé, le télétravail peut générer de nouvelles inégalités. En fonction de l’âge, avec ou sans enfants, dans un logement trop petit ou au contraire ouvert sur un jardin ou un espace vert, le télétravail peut être un enchantement ou une malédiction. Il crée aussi une confusion entre l’espace de vie privée et le monde du travail et invite à traiter plus en profondeur la question du droit à la déconnexion.

C’est la raison pour laquelle le télétravail pourrait booster les tiers lieux, ces espaces de coworking, centres d’affaires, télécentres, fab lab où on peut travailler comme au bureau sans avoir à s’y rendre. Il y en a aujourd’hui 2500 en France. 150 000 personnes y travaillent chaque jour. Dans une tribune publiée par Le journal du dimanche, une trentaine de personnalités appellent à la mise en place d’un chèque bureau universel. Il permettrait de régler les frais liés à l’exercice de son activité professionnelle dans un tiers lieu. Associé au numérique à haut débit, le télétravail est une chance à saisir pour revitaliser une partie du territoire. C’est un outil. Il sera ce que nous en ferons.

Source Ouest France