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Comment devenir freelance

Devenir freelance est une option très appréciée des salariés ou encore des personnes au chômage. En effet, cela présente une certaine liberté ainsi que des avantages financiers. La voie du métier indépendant est ouverte à de nombreux professionnels travaillant dans différents secteurs : journalisme, publicité, développement informatique et bien d’autres encore. Découvrez tout ce qu’il faut savoir sur le statut et le contrat de freelance.  

Qu’est-ce qu’un freelance ?

Autrement appelé travailleur autonome, le freelance prend les décisions de façon autonome et effectue les tâches qui lui sont confiées suivant sa propre organisation. Ainsi, le freelance est synonyme de liberté et d’autonomie professionnelle.

Différence entre freelance et salarié

Ce en quoi la définition du freelance diffère de celle du salarié est due à l’inexistence de lien de subordination entre son client et lui. En effet, n’étant pas engagé dans un contrat de travail classique, un travailleur en freelance n’est pas soumis aux ordres d’un employeur dans l’exécution de ses fonctions. En conséquence, le contrat freelance ne ressemble en rien à un contrat de travail en CDI ou en CDD.

En quoi consiste la mission du freelance ?

Travaillant dans le cadre d’un contrat de prestation de service ou de vente, le freelance est engagé dans l’accomplissement d’une mission de façon ponctuelle de courte durée. Il est ainsi libre de choisir ses clients et les commandes qu’il va traiter.


Qui peut devenir freelance ?

En principe, tout le monde peut devenir freelance. Le freelance est notamment présent dans plusieurs secteurs de l’économie du marché comme l’artisanat, l’agriculture et les différentes professions libérales. Ces dernières années, il a gagné du terrain dans la branche de l’informatique et des services intellectuels.

En effet, développeur freelance, traducteur freelance, consultant indépendant, support commercial libre, rédacteur freelance, photographe freelance, journaliste freelance ou encore freelance en marketing, les appellations et les possibilités qui se présentent aux professionnels sont innombrables.

Quel statut juridique adopter pour devenir freelance ?

Le freelance ne correspond pas à un statut juridique précis et n’est pas défini par une définition légale précise. Il est simplement décrit par la loi comme une personne indépendante qui propose ses services à un client pour une durée déterminée afin d’exécuter une mission par ses propres moyens. Toutefois, comme il émet des factures, le travailleur autonome doit régulariser ses activités et adopter une structure juridique. Plusieurs s’offrent à lui :


Le régime de l’auto-entreprise

Entré en vigueur en 2009, le statut d’auto entrepreneur ou de micro-entrepreneur définit toute personne qui se déclare comme entrepreneur individuel. Ce statut ne s’applique donc pas à une personne morale distincte.

Quels avantages ?

Le principal avantage de ce statut est la facilité des formalités administratives, la rapidité du traitement des dossiers de création ainsi que le prix d’ouverture moindre. Votre comptabilité en sera allégée.

Grâce à ce statut, le travailleur peut exercer plusieurs activités à la fois et collaborer en même temps avec plusieurs entreprises.

Enfin, l’auto-entrepreneur bénéficie d’un régime fiscal et d’un régime micro-social très avantageux, notamment d’une franchise de plein droit à la TVA.

Quelles contraintes ?

Le plafond de son chiffre d’affaires hors taxes (CAHT) peut aller jusqu’à 72 600 euros pour les activités libérales et les prestations de service tandis que pour les activités commerciales, il sera limité à 176 200 euros.

Cependant, dans ce type de statut, le patrimoine personnel de l’entrepreneur individuel se confond avec celui du freelance. Il est ainsi saisissable en cas de faillite.

Enfin, la franchise de TVA évoquée plus haut lui permettra certes de pratiquer des tarifs plus concurrentiels mais l’empêchera de récupérer cette TVA sur ses achats professionnels.

Le statut d’entreprise individuelle à responsabilité limitée (EIRL)

L’adoption d’un statut d’entreprise individuelle à Responsabilité Limitée (EIRL), qui est également dépourvue de personnalité morale, consiste à diviser le patrimoine de l’entrepreneur en deux parties :

  • Le patrimoine privé ;
  • Le patrimoine professionnel ou patrimoine d’affectation.
Cette deuxième partie est considérée par les créanciers comme garantie en cas de faillite. Elle est ainsi la seule à pouvoir être saisie en cas d’insolvabilité de dette. En conséquence, cette option est la plus sécurisée pour protéger le patrimoine personnel du freelance en cas de difficultés financières.

À noter : pour la création de cette structure, il convient de compléter un formulaire P EIRL et une déclaration d’affectation de patrimoine.

Le statut de société

D’un autre côté, le travailleur peut lancer ses activités de freelance en créant une société telles que la SARL, l’EURL, la SAS ou bien la SASU. L’option la plus courante est la création d’une société unipersonnelle. Dans ce cas de figure, deux possibilités se présentent à lui :

  • Créer une société par action simplifiée unipersonnelle (SASU) ;
  • Créer une entreprise Unipersonnelle à Responsabilité limitée (EURL).
Le statut de société permet de s’associer avec d’autres entreprises dans le cadre d’un éventuel développement de l’activité ou pour acquérir de nouvelles compétences.

De plus, grâce à ce régime, les responsabilités du freelance sont limitées aux apports. Néanmoins, les formalités de constitution sont plus complexes et plus coûteuses. Par ailleurs, son ouverture nécessite la rédaction des statuts.

À noter : dans ce cas, le freelance est obligé de tenir une comptabilité pointilleuse et de tenir des assemblées générales.

Le choix du portage salarial

Ce statut correspond à une relation contractuelle qui engage trois parties :

  • L’entreprise de portage salarial ;
  • La société cliente ;
  • Le salarié porté (freelance).
Ainsi, le freelance prend en charge les accords concernant le traitement de la mission et des relations avec le client, mais aussi le contrat de travail qui lie l’entreprise de portage salarial et le salarié dit « porté ». De ce fait, le travailleur autonome est rémunéré par la société de portage salarial.

Cette option se présente comme une solution pratique pour le freelance, car elle le décharge de toutes les formalités administratives, juridiques et financières. Elle présente également une garantie pour la sécurité du salariat, permettant d’associer liberté et stabilité salariale.

Comment devenir freelance ?

Devenir freelance présente de nombreux avantages : être libre de choisir ses clients, ses heures de travail et le volume de travail à traiter pendant une journée. Toutefois, il existe aussi plusieurs risques. De ce fait, il est indispensable de prendre en compte quelques paramètres et notamment les étapes pour devenir freelance avant de se lancer. Parmi elles :

  • Choisir son domaine d’activité ;
  • Organiser son activité ;
  • Gagner en visibilité ;
  • Créer sa structure juridique ;
  • Commencer à exercer.

Etape n°1 : Choisir la branche de freelance

Pour devenir freelance, il est indispensable de se trouver une spécialité ou un projet viable. En effet, le travail en freelance ne se limite pas à un seul emploi, mais englobe plusieurs fonctions à la fois. Pour choisir au mieux votre domaine d’activité, plusieurs conseils sont à prendre en compte.

Disposer d’une certaine expérience

Il faut également disposer de grandes compétences dans le domaine dans lequel vous vous lancez. De plus, il est impératif de s’assurer de l’avenir du projet sur le long terme pour éviter la faillite.

Afin de vous aider et de vous soutenir dans votre reconversion, des programmes spécialisés sont disponibles sur le marché. Très pratiques pour rentabiliser la période de chômage, ces programmes vous permettront de vous préparer au monde du freelance et d’être autonome une fois sur le marché.

Evaluer le marché

Enfin, avant de se lancer dans le monde du freelance, il est indispensable d’évaluer la liberté du marché et d’étudier la concurrence afin de proposer un service original et hors du commun. Cela vous permettra d’élargir votre clientèle.

Etape n°2 : Organiser son activité de freelance

Pour devenir freelance, l’organisation est un élément important. Elle varie d’une personne à une autre suivant ses habitudes et les besoins de la mission qui lui est confiée. Tout commence par la prospection de la clientèle.

Définir le cadre de la mission

Le freelance définit ensuite le cadre de la mission avec son client et réalise le travail dans le délai convenu avec celui-ci. Dans ce contexte, il peut exiger un contrat écrit signé ou se contenter d’un accord verbal. Le contrat détermine le temps de travail et le délai de paiement. Quelques fois, il est aussi possible de demander un versement partiel préalable pour la tâche convenue.

Organiser son espace et son agenda

Afin de mieux s’organiser, le freelance doit s’aménager un coin spécialement dédié à ses activités professionnelles afin qu’elles n’empiètent pas sur sa vie privée et pour qu’il puisse se concentrer. Il doit également établir un planning précis auquel il doit se conformer autant que possible pour assurer le respect du délai imparti pour le traitement de la mission.

Etape n°3 : Gagner en visibilité dans le monde du freelance

Le meilleur moyen de réussir la reconversion en freelance est de se faire connaitre dans le secteur afin de profiter des conseils, des suggestions, mais surtout d’élargir le carnet d’adresses et de mettre en avant votre projet. En effet, chaque personne que vous rencontrez peut devenir un client potentiel.

Se faire connaître sur les réseaux sociaux

Les réseaux sociaux sont des alliés de taille pour la promotion de votre projet freelance. Linkedin fait partie des sites efficaces pour présenter ses prestations et se faire une réputation. Si vous êtes rédacteur ou développeur web, faites-vous une réputation via un statut Linkedin qui met en avant vos compétences. Si vous voulez devenir graphiste freelance ou illustrateur freelance, vous pouvez utiliser Instagram. Il s’agit d’ailleurs de la meilleure plateforme pour présenter votre art.

Promouvoir son activité lors d’évènements mondains

Devenir freelance signifie également sortir de sa zone de confort et assister à divers événements networking. Cela vous permettra de profiter des différentes opportunités proposées dans votre secteur d’activité, des conseils des autres freelances et de comprendre certains aspects de la profession par exemple comprendre qu’est-ce qu’un commercial freelance.

Etape n°4 : Créer une structure juridique

Afin de régulariser vos activités professionnelles en tant que freelance, il est nécessaire de créer un statut de manière légal. Dans ce contexte, la majorité des travailleurs indépendants choisissent le statut de SARL, d’EURL, de SAS ou SASU ou encore le régime d’auto entrepreneur pour leur entreprise. Pour choisir le meilleur statut, voici quelques conseils pratiques.

Opter pour l’option de la micro-entreprise

Vous pouvez opter pour le régime d’auto-entrepreneur si votre chiffre d’affaires ne dépasse pas le seuil fixé par la loi des finances de 2019 sur la micro-entreprise. Cette option s’avère la plus simple et la moins chère.

Choisir l’option de la création d’une société

Choisissez le statut de SARL ou SAS si votre activité génère un chiffre d’affaires assez élevé et que votre rémunération est importante. Cela permettra de réduire le niveau d’imposition :

  • Si vous optez pour une SARL, vous serez considéré comme travailleur non salarié ;
  • Si vous optez pour le régime SAS, vous serez assimilé comme salarié.
À noter : le freelance peut toujours sous-traiter ou salarier, quel que soit son statut juridique d’entreprise, mais cela lui coûtera plus cher s’il choisit le régime d’auto-entrepreneur. En effet, il devra payer les cotisations sociales sur la totalité de sa facture bien qu’il sous-traite une partie du travail. Il ne pourra pas déduire les charges salariales du sous-traitant de son impôt.

Etape n°5 : Commencer à travailler en tant que freelance

Une fois que votre activité est légalisée, vous pouvez commencer votre travail en tant que freelance. Les étapes restantes avant de vous lancer sont les suivantes :

  • S’inscrire sur les plateformes spécialement dédiées au travail en freelance comme Malt ou Hop Work qui mettent en relation les freelances avec les clients potentiels.
  • Créez votre slogan via un pitch d’une phrase qui résume vos activités et points forts. Ainsi, vous vous ferez connaitre et séduirez les clients potentiels.
  • Entrez en contact avec les clients. En effet, même si un client vous semble inaccessible, n’hésitez pas à le contacter. De cette manière, vous vous ferez connaitre et même s’il ne vous contacte pas immédiatement, vous serez affiché dans sa base de données pour les prochaines missions.

Combien coûtent les démarches pour devenir freelance ?

Avant de vous lancer en mettant fin à votre contrat de travail et à votre stabilité financière, il est fortement conseillé d’évaluer votre situation : de combien avez-vous besoin pour vivre ? Êtes-vous endetté ? Avez-vous des économies ? Vos économies sont-elles suffisantes pour créer votre entreprise ? Découvrez en détail les frais nécessaires pour devenir freelance.

Le coût d’un travail freelance repose sur plusieurs critères :

  • Les taxes et les frais de créations ;
  • Investissement dans le matériel ;
  • Les diverses charges pour le fonctionnement de l’entreprise.
Pour que votre entreprise soit rentable, il vous faut considérer ces frais dans le calcul de votre tarif horaire. Vos prestations seront ainsi facturées à un prix viable.

Les frais de création

Parmi les frais à prendre en compte lors de votre business plan, il convient de prendre en compte les frais de création de votre structure juridique. Cela dépend d’une part de la forme choisie mais également des services et prestataires auxquels vous souhaitez faire appel.

Des frais de création divergent en fonction de la structure choisie

Ayant un coût de création moindre, le statut de la micro-entreprise est privilégié par les freelances. Toutefois, cela peut paraître moins intéressant au niveau des cotisations sociales payées selon un pourcentage appliqué au chiffre d’affaires.

Ainsi, certains freelances préfèrent se tourner vers le régime de SASU qui engage des frais de création plus élevés, mais qui est plus avantageux en matière de charges sociales. En effet, grâce à l’absence de rémunération, la société n’est pas obligée de payer des cotisations sociales minimales. En outre, le président de la société ne paie pas de cotisation sociale sur ses dividendes.

Choisir de se faire accompagner par un professionnel

En bref, le choix du statut juridique impacte considérablement sur les finances de votre société. Il est donc vivement recommandé de demander l’avis d’un comptable avant de sauter le pas. Dans ce contexte, vous pouvez faire appel aux services des comptables qui travaillent à la chambre de commerce. Entrez en contact avec un conseillé et obtenez gratuitement un rendez-vous.

Pour la création de votre statut freelance, vous pouvez opter pour un service clé en main ou vous en occuper vous-même. Sachez d’ailleurs qu’il vous est possible de recourir à l’aide d’un professionnel tel que LegalPlace afin de vous aider dans vos démarches de création. Il vous suffit pour cela de remplir un formulaire en ligne, nous nous occupons de tout depuis votre saisie en ligne jusqu’à votre création d’entreprise.

Dans les deux cas, l’opération comprend des frais obligatoires :

  • Le frais d’ouverture d’un statut de micro-entreprise en tant que commerçant, prestataire de service ou de profession libérale sont gratuits.
  • Concernant les autres régimes, les tarifs d’ouverture varient de 200 à 400 euros. Ce coût est composé : du frais d’immatriculation de 42,5 euros, du coût de publication dans le journal d’annonce légal qui s’élève à 159 à 350 euros, du capital social que vous souhaitez prêter à votre société pour commencer (minimum 1 euro).

Le matériel

Afin de réduire au maximum le coût de votre reconversion, pensez à recycler au maximum votre matériel. Néanmoins, un investissement dans l’achat de matériels est toujours nécessaire pour le démarrage d’une activité freelance :

  • les outils informatiques ;
  • les matériels divers ;
  • les logiciels.

Les frais fixes

À ses débuts, un travail en freelance n’est pas sûr de générer immédiatement des bénéfices. Il est ainsi essentiel de prévoir un budget pour couvrir vos frais fixes ainsi que les taxes et les impôts :

  • Impôt sur la société : équivalent à 28 % des bénéfices ;
  • Cotisations sociales : environ 46 % des revenus ;
  • CFE : varie suivant la localisation. Pour les freelances, elle varie entre 150 et 1 000 euros ;
  • Les coûts d’un service comptable (pour les entreprises ayant un chiffre d’affaires considérable) : entre 90 et 120 euros par mois ;
  • 40 à 150 euros par mois pour la mutuelle d’entreprise obligatoire ;
  • Assurance à responsabilité civile : pour vous protéger en cas de litige avec un client. Coût allant de 800 à 1 500 euros par an.

Comment un freelance est-il rémunéré ?

La rémunération pour un travail freelance varie en fonction de chaque prestataire. Le travailleur peut fixer un tarif horaire ou journalier. Il est également possible que le prix soit fixé en fonction de la mission à traiter. Certaines grandes entreprises par exemple, adoptent des politiques internes pour la gestion du paiement des services en freelance afin de proposer un tarif fixe pour un travail particulier. Toutefois, si les conditions ne sont pas intéressantes pour le prestataire freelance, il pourra toujours négocier ou refuser le travail.

Pour la définition de ses honoraires, le freelance doit notamment prendre en compte toutes les dépenses fixes inhérentes à son activité, ce dans le but d’assurer la pérennité de ses activités. Parmi ces charges figurent les taxes et les dépenses fixes pour le fonctionnement de l’entreprise (loyer, prix des matériels de bureau…)

Peut-on cumuler activité freelance et emploi fixe ?

La reconversion en freelance implique de prendre certains risques, et s’accompagne d’enjeux financiers. Afin de garantir une sécurité financière, il est ainsi préférable de garder le contrat avec votre emploi salarié dans un premier temps avant de vous lancer complètement en freelance. Cependant, cette manœuvre est soumise à quelques conditions :

  • L’engagement de loyauté du salarié ;
  • Le respect de la non-concurrence insérée dans le contrat de travail ;
  • La conformité aux clauses d’exclusivités citées dans le contrat de travail.
De ce fait, dans l’éventualité où vous voudriez associer votre statut de salarié et à celui de freelance, pensez à vérifier votre contrat de travail et définissez le champ d’activité indépendant dans lequel vous souhaitez vous lancer.

Quelles obligations et protections du freelance ?

Pour devenir freelance, il est nécessaire de connaitre tous les aspects de la gestion d’entreprise : juridique, fiscales et comptable. En effet, comme pour les entreprises classiques, le travail en freelance comprend quelques obligations : juridique, comptabilité et fiscalité. En outre, le freelance dispose également d’une protection sociale qu’il convient de détailler.

Les obligations juridiques

Sur le plan légal, le freelance est tenu d’engager les procédures de création d’entreprise et d’établir ses conditions générales de vente.

Il doit également rédiger ses contrats de prestation de service ou de vente. Pour ceux qui travaillent dans la branche de l’informatique, ils sont légalement tenus de se conformer aux règles relatives à la protection des données (RGPD).

Ils sont aussi juridiquement responsables en cas de litige avec leurs collaborateurs (clients et fournisseurs). Néanmoins, le freelance peut se faire représenter par un autre prestataire (avocat ou autre) pour suivre les affaires juridiques. De plus, en cas de portage salarial, le freelance est déchargé des responsabilités juridiques et confère ses responsabilités à l’entreprise de portage.

Les obligations fiscales et comptables

Fiscalement, le freelance doit payer ses charges fiscales et ses impôts régulièrement, en plus de se soumettre au régime de TVA qui correspond à son statut. En matière de comptabilité, il doit établir ses factures et tenir sa comptabilité conformément aux règles qui régissent son statut.

Comme dans le domaine légal, le freelance peut se faire représenter par un prestataire pour gérer ses affaires fiscales et sa comptabilité.

À noter : dans les cas du portage salarial, les responsabilités fiscales et comptables sont endossées par la société de portage.

Les obligations inhérentes au contrat de freelance

Le contrat de prestation de service freelance implique diverses responsabilités aussi bien pour le travailleur que pour la société cliente. Il convient donc de les détailler ici afin que vous puissiez les appréhender au mieux avant de vous lancer.

Les engagements du freelance

En signant le contrat de vente ou de prestation de service, le freelance est tenu à une obligation de moyens. Il est donc obligé de tout mettre en œuvre pour l’accomplissement de la mission qui lui est confié.

Toutefois, pour que le contrat soit valable et recevable comme preuve en cas de litige, le travailleur indépendant doit impérativement se soumettre à son enregistrement auprès du centre de formalité des entreprises lors de sa création d’entreprise.

En outre, la souscription à une assurance responsabilité civile professionnelle est obligatoire. Il sera ainsi couvert en cas de dommages comme la casse de matériels et la perte des données.

Le freelance doit également mettre ses collaborateurs à la disposition du client si cela est nécessaire pour l’achèvement, la réussite de la mission et le respect du délai imparti. Toutefois, les sous-traitants restent sous la responsabilité et l’autorité du freelance pendant le traitement de la mission. La rémunération de ces derniers est également à la charge du travailleur indépendant.

Les obligations du client

La principale obligation du client par rapport au contrat de prestation de service freelance est de s’acquitter du montant de la facture émise par le prestataire à la fin de la mission. En effet, le contrat du travailleur indépendant prévoit une durée d’exécution précise pour l’accomplissement d’une mission.

À noter  : le montant de la facture doit être convenu par les deux parties avant la signature du contrat.
Il est important de noter que le salaire peut être fixe ou variable suivant certaines conditions convenues par les deux parties. Cependant, le contrat de prestation doit prévoir un montant minimum, quelle que soit l’issue de la mission.

D’autre part, le client doit également collaborer et mettre à disposition du freelance les éléments nécessaires pour faciliter l’accomplissement de la mission.

Qu’en est-il de la protection sociale du freelance ?

Outre les obligations, le freelance bénéficie de nombreuses prérogatives, notamment des protections sociales. Il y a quelques années, le travailleur autonome sous le statut d’auto-entrepreneur et d’entreprise individuelle ou encore d’EURL était naturellement affilié au Régime Social des Indépendant (RSI). Cela lui permettait de bénéficier d’une protection sociale obligatoire en matière de couvertures maladie, d’allocations familiales, de retraite et d’invalidité. Ceux ayant choisi le régime de SASU quant à eux bénéficiaient du régime général de la sécurité sociale.

Toutefois, depuis la suppression du RSI, le 1er janvier 2018, tous les travailleurs indépendants sont sous le régime général de la sécurité sociale, quel que soit leur statut.

À noter : cette protection concerne également le portage salarial. Ce régime est connu comme plus avantageux et plus protecteur que le RSI.

Quels sont les avantages et inconvénients du statut de freelance ?

Devenir freelance confère de nombreux avantages, notamment en matière de liberté et d’autonomie. Cependant, ce métier présente aussi son lot d’inconvénients. Découvrez dans le tableau suivant un récapitulatif des atouts et des faiblesses du statut de travailleur indépendant :

Avantages | Inconvénients
Pleine autonomieChoix du temps de travailLiberté de choix des missions et des clientsÉlargissement des compétences et du réseau de contacts | Rémunération variable dépendant de la missionRevenu instableMélange de la vie privée et de la vie professionnelleTemps de travail plus importantGestion de tous les aspects juridique, comptable et fiscaleBien que le travailleur indépendant bénéficie d’une protection sociale, il est difficile pour lui de faire valoir ses droits en cas d’accident de travail, d’arrêt maladie

FAQ

Qu’est-ce qu’un freelance ?

Un travailleur freelance est une personne qui exerce une activité professionnelle en qualité de travailleur indépendant. De facto, il n’existe aucun lien de subordination entre le freelance et son client, à la différence des contrats de travail classiques tels que le CDD ou le CDI. Les contrats de freelance sont conclus pour des activités diverses telles que l’esthétique, le design ou l’informatique.
Comment devenir freelance ?

Devenir freelance présente de nombreux avantages : être libre de choisir ses clients, ses heures de travail et le volume de travail à traiter pendant une journée. Toutefois, il existe aussi plusieurs risques. De ce fait, il est indispensable de prendre en compte quelques paramètres et notamment les étapes pour devenir freelance avant de se lancer. Parmi elles : choisir son domaine d'activité, organiser son activité, gagner en visibilité, créer sa structure juridique puis commencer à exercer.

Quelles sont les obligations du freelance découlant de son contrat ?

Parmi ses obligations, le freelance s’engage à exécuter sa mission raisonnablement. Il est notamment soumis à une obligation de moyen. Celui-ci doit également souscrire une assurance responsabilité civile professionnelle (assurance RC Pro). Cette assurance permet de couvrir les dommages tels que la perte ou le vol du matériel de la société cliente.

Quelles sont les obligations contractuelles de la société cliente ?

La société cliente, aussi appelée donneur d’ordres, a également plusieurs obligations envers le freelance telles que l'obligation de payer le freelance à l’issue de la mission, l'obligation de vérification : pour des missions dont le montant excède 3000€, la société cliente devra s’assurer, lors de la conclusion du contrat puis tous les six mois, que le freelance s’acquitte bien des déclarations et des cotisations sociales qui lui sont dues et enfin exiger une autorisation de travail dans le cas où le freelance est de nationalité étrangère.

Combien coûtent les démarches pour devenir freelance ?

Le coût d’un travail freelance repose sur plusieurs critères. Tout d’abord, les taxes et les frais de créations mais également les investissements dans le matériel et enfin les diverses charges pour le fonctionnement de l’entreprise.

Source LegalPlace

Community management- Débuter en tant que community manager freelance en 15 questions ! - 21 décembre 2020Débuter en tant que community manager freelance en 15 questions !

« Bonjour à tous, je me lance (enfin) en tant que community manager freelance » ! Voilà le genre de posts qu’on retrouve au moins une fois par mois sur les groupes de CM. Si la gestion des réseaux sociaux est un métier qui attire de plus en plus, il est nécessaire d’avoir une vision lucide de ce que la vie de CM freelance implique ! Voici donc, en 15 questions, ce que vous devez savoir pour vous lancer en tant que community manager freelance.

1) DEVENIR COMMUNITY MANAGER FREELANCE : LES PRÉREQUIS 

POURQUOI EST-IL INTÉRESSANT DE SE LANCER EN FREELANCE LORSQU’ON EST COMMUNITY MANAGER ?

Je dirais d’abord que le métier de community manager reste encore très demandé ! 
 
Les réseaux sociaux sont l’un des leviers privilégiés par les marques pour une communication digitale pertinente. Parmi les raisons qui peuvent inciter à se lancer, on a :

  • Vouloir s’émanciper du salariat ;
  • Obtenir une expertise de plus en plus reconnue dans les entreprises ;
  • Choisir un métier propice à la reconversion professionnelle ;
  • Rechercher plus de flexibilité dans son travail ;
  • Avoir une réelle affinité avec les réseaux sociaux.

QUELLE FORMATION CHOISIR POUR SE LANCER ?

Je ne pense pas qu’il y ait UNE formation type pour devenir community manager freelance !

Il y a bien sûr des fondamentaux à connaître pour exercer le métier, mais chaque CM a son parcours et ses sujets de prédilections.

S’il existe aujourd’hui énormément de formations réseaux sociaux, elles ne se valent pas.

Parmi celles qui reviennent souvent sur les groupes de CMs, on peut citer :

  • L’IMCI (formation reconnue par l’Etat RNCP II) ;
  • L’Ifocop (formation reconnue par l’Etat RNCP II) ;
  • LiveMentor (formation en marketing digital) ;
  • Webstart (formation niveau bac d’un an) ;
  • Openclassrooms (formation en ligne MOOC).
Puis il y a tous ces cursus ( niveau bac, bachelor voire Bac+5 ) qui permettent de parfaitement maîtriser la communication sur les réseaux sociaux.

Mon conseil pour le choix d’une formation community manager serait de privilégier celles qui mettent l’accent sur la pratique ( stage ou alternance ).

Le métier de CM est un métier pratique et ne repose pas sur une science exacte ! Plus vite vous utiliserez ce que vous savez, plus vite vous pourrez voir ce qui fonctionne ou non .

COMMENT DEVIENT-ON COMMUNITY MANAGER FREELANCE ?

Avant tout, je dirais qu’il faut choisir le bon moment pour se lancer ! La vie de freelance n’est pas synonyme de stabilité, surtout au début ! Selon moi, il faut privilégier la sécurité !

Les situations qui peuvent faciliter une première expérience en freelance sont :

  • Le salariat : tenter vos premières missions en parallèle de votre travail ;
  • Etre au chômage : profiter de cette période pour tester votre projet ;
  • Choisir le portage salarial : débuter en freelance tout en gardant les privilèges du salariat.
Ensuite, il vous suffira de vous enregistrer en tant que microentreprise et d’avoir un numéro de SIREN pour pouvoir commencer légalement.

Le statut auto-entrepreneur est largement suffisant pour débuter. En effet, les autres statuts peuvent être assez contraignants pour un freelance débutant.

Pour en savoir plus, vous pouvez consulter cet article sur les statuts juridiques en France.

CONTRAT, FACTURE ET DÉCLARATION URSSAF : QUELS CONSEILS ?

Je vous conseille de toujours faire un contrat quand cela est possible. Le contrat sera une sécurité pour vous et vous aurez tout de suite l’air plus professionnel.

Vous n’êtes pas à l’abri de retards de paiement voire de non-paiement. Sans un contrat, il sera difficile d’avoir un moyen de pression pour espérer récupérer votre argent !

Le contrat pour une mission de community manager freelance doit comprendre les détails de la mission, le temps, la rémunération et d’autres informations obligatoires.

Une fois la collaboration négociée :

  1. Envoyez le contrat à votre client ;
  2. Chaque partie prenante devra signer ledit contrat ;
  3. Vous exécutez votre mission (de la meilleure manière bien sûr) ;
  4. Selon les modalités, envoyez une facture à votre client (j’utilise facture.net : simple et gratuit) ;
  5. Le client reçoit la facture et a légalement un délai maximal pour vous payer.

Lors de la création de votre entreprise, vous devrez choisir entre une déclaration mensuelle ou trimestrielle.

Les factures vous serviront ainsi de preuves pour déclarer votre chiffre d’affaires. Le site de l’URSAFF présente de manière exhaustive les modalités de déclaration du chiffre d’affaires.

COMMENT GÉRER SON CHIFFRE D’AFFAIRES EN TANT QUE COMMUNITY MANAGER INDÉPENDANT ?

S’il y a bien une chose à laquelle vous devrez être vigilant en tant que freelance, c’est bien la gestion de l’argent !

En effet, être freelance comporte des inconvénients dont la rémunération fait partie.

La certitude d’avoir des rentrées d’argent sur plusieurs mois est assez mince ! D’où la nécessité d’assurer ses arrières.

Crise, désaccords avec le client ou autres événements inattendus peuvent vous laisser sans rémunération ! Raison pour laquelle vous devrez avoir une méthode de gestion financière efficace.

Personnellement, je ne m’impose pour le moment que 2 règles en termes de gestion financière :

  • Règle 1 : Toujours retirer 25% de mon CA mensuel pour assurer le paiement de mes cotisations URSAFF ;
  • Règle 2 : Mettre de côté 20 à 25% du CA.
Il est évidemment possible de pousser la gestion financière à un niveau plus élevé, mais à mon niveau ces deux règles me vont.

Quoi qu’il en soit, les éléments auxquels vous devrez faire attention au niveau de votre CA (surtout si vous ne vivez que de vos missions ) sont :

  • Vos charges légales (cotisations sociales, impôts, CFE…) ;
  • Vos dépenses obligatoires (loyer, assurance, dépenses personnelles…) ;
  • Les dépenses de fonctionnement (à inclure dans votre tarification) ;
  • Une trésorerie de sécurité en cas de coups durs.

2) ETRE COMMUNITY MANAGER FREELANCE AU QUOTIDIEN !  

COMMENT GÉRER SES JOURNÉES DE TRAVAIL ?

De manière générale, l’organisation du travail est un élément essentiel pour assumer la vie de freelance. Encore plus quand on est community manager.

Lorsque vous travaillerez pour 2 ou 3 clients en même temps, vous comprendrez vite la nécessité d’être organisé.

Voici quelques conseils en matière de gestion de temps :

  • S’organiser selon un planning hebdomadaire de travail ;
  • Découper son travail en tâches bien distinctes (exemple : veille digitale, programmation, modération…) ;
  • Limiter temporellement chaque activité (exemple : 1h pour la veille digitale, 3h pour la création de contenu…) ;
  • Se donner une limite horaire journalière pour ne pas se retrouver à travailler à 22h (c’est du vécu) ;
  • Ne pas travailler tous les jours (au moins 1 jour de repos).

TRAVAILLER À LA MAISON, CHEZ LE CLIENT, EN ESPACE DE COWORKING OU AILLEURS ?

Le lieu de travail va dépendre de votre productivité. Par exemple, tout le monde ne peut pas se permettre de rester chez soi pour travailler.

L’espace de coworking est une option intéressante, mais suppose un budget minimum.

Pour vous donner un ordre d’idée, la plus proche de chez moi ( Hauts-de-Seine ) propose les forfaits suivants :

  • 90euros pour 50 heures ;
  • 170 euros pour 100 heures ;
  • 300 euros pour 200 heures ;
  • 20euros la journée.
Pour choisir ce qui vous correspond le mieux, vous devrez tester différents endroits et évaluer votre productivité ( travail fourni/temps passé) !

Et enfin, parfois vous n’aurez pas le choix ! J’ai par exemple récemment eu un entretien pour un poste de community manager freelance qui imposait de travailler dans les locaux de l’entreprise.

QUELS SONT LES OUTILS INDISPENSABLES POUR COMMENCER ET POUR QUEL BUDGET ?

En termes d’outils, choisissez la simplicité en utilisant les outils les plus connus : ils font souvent parfaitement le travail !

Voici un article qui présente une bonne liste d’outils pour le community manager. En effet, ces outils vous permettront de réaliser la plupart des missions cm.

Cependant, vos compétences supplémentaires peuvent vous permettre de passer par d’autres outils plus techniques.

Au niveau du budget, s’il y a un outil pour lequel je vous conseille d’investir, c’est bien celui de la programmation ! Sans programmation vous êtes cuits !

En revanche, pensez à toujours exiger du client le paiement d’un outil qui vous servira pour votre mission. Ne vous amusez pas à payer vous-même des outils en plus !

Si le client juge que l’outil n’est pas indispensable, tant pis ! Vous ferez avec un outil gratuit ( avec ce que cela implique comme limites ).

3) LA PROSPECTION : COMMENT TROUVER DES CLIENTS EN TANT QUE COMMUNITY MANAGER FREELANCE ?  

Je vais vous présenter 5 façons de trouver des clients et les résultats que j’en ai eus :

LES PLATEFORMES DE FREELANCE

Vous les connaissez peut-être, il s’agit de Malt, 5 euros.com ou encore 404works. Le concept est simple : mettre en relation des clients à la recherche de freelances et des freelances disponibles pour des missions.

J’ai essayé Malt, mais pour être honnête, je n’ai pour le moment jamais eu de clients via cette plateforme. 404works ( en version premium ) est déjà bien plus intéressant en termes de retour sur investissement !

Le problème de ces plateformes reste qu’elles mettent en concurrence des profils bien trop similaires. Un petit nouveau n’aura que très peu de chances de gagner en visibilité, sauf à proposer des tarifs dérisoires.

Mais vous souhaitez à terme vivre de votre travail, vous ne pourrez pas diminuer vos tarifs à l’infini comme le font les salariés ou les étudiants !

INTÉGRER DES GROUPES (FACEBOOK, DISCORDS…)

Intégrer des groupes de freelance me paraît être une obligation en tant que community manager freelance. J’ai par exemple eu ma première mission via un groupe.

Vous aurez toujours le problème de concurrence, mais il y a déjà plus de chances que la personne qui recherche un CM vous réponde en mp !

En général, lors de la négociation, on vous demandera 3 choses :

  • Votre CV (d’où l’intérêt d’avoir une bonne formation et un minimum d’expérience) ;
  • Des travaux déjà réalisés (portefolio) ;
  • Vos tarifs de prestations.
Autant vous dire que le point d’achoppement sera souvent le tarif !

Je continue à croire qu’il ne faut pas se  » travestir » et accepter un refus pour tarif trop élevé plutôt que travailler pour des cacahouètes.

Les réponses à ces questions pourraient vous faciliter la négociation :

  • Quel est le profil du client ? (marque qui débute ou marque déjà en place)
  • Avez-vous de l’expérience dans son secteur d’activité ?
  • Jusqu’à quel point pouvez-vous vous permettre de diminuer vos tarifs ?
  • Le client connaît-il le métier de CM ?
  • Quels sont ses objectifs ?
Comme beaucoup, vous allez au début accepter ce qu’on vous propose. Mais, après quelques missions, soyez plus sélectif dans vos missions et plus exigeant au niveau du tarif.

Sur les groupes Discord, il arrive souvent que des CMs proposent des missions par manque de temps ou de compétences !

Quoi qu’il en soit, soyez actif ! Discutez, répondez aux questions, partagez du contenu de valeur… Bref, montrez-vous ! ll se peut qu’on pense à vous pour une mission donnée !

Cette stratégie fonctionne ! Je partage mes articles de blog sur certains groupes lorsque j’estime que le contenu peut intéresser et j’ai souvent des retours de personnes curieuses de voir ce que je propose.

LES ÉVÉNEMENTS ET LE BOUCHE-À-OREILLE

J’ai longtemps été réticent à l’idée d’aller à des événements pour faire du réseautage ! Mais après ma première expérience dans ce domaine, j’ai vite compris que c’était clairement une stratégie puissante pour gagner de nouveaux clients !

L’humain, l’humain et encore l’humain ! Rencontrer les gens, parler avec eux et partager un moment autour d’un sujet donné est une excellente première prise de contact !

Je ne suis pas expert dans le domaine ( d’ailleurs ce jour-là, je n’avais carrément pas de carte de visite… C’est vous dire ! ) Pourtant, j’ai été recontacté par deux personnes pour une éventuelle collaboration.

Le contexte actuel n’est certes pas propice à ce genre d’événements, mais sachez que c’est un levier possible !

Le bouche-à-oreille, vieux comme le monde reste un bon moyen de trouver des clients surtout en local ! Voilà pourquoi il est primordial de faire parler de vous dans votre ville, à des amis ou amis d’amis. Il se peut qu’on pense à vous lorsqu’une occasion se présentera.

L’INBOUND MARKETING

On va enfin parler du levier d’acquisition client que je préfère : l’inbound marketing ! C’est-à-dire proposer du contenu qui vise à répondre aux problématiques de vos prospects pour espérer les transformer en clients !

L’inbound est intéressant en ce qu’il ne nécessite qu’une compétence : votre expertise du métier de community manager !

Si vous avez bien cerné votre cible, vous pourrez proposer du contenu assez intéressant pour gagner en visibilité et à terme attirer des prospects !

Plusieurs stratégies inbound sont possibles ! Je privilégie principalement le partage de contenu sur Linkedin et Twitter :

  • Posts réguliers sur des domaines de mon secteur ;
  • Veille digitale ;
  • Partage de mes articles de blog.
D’autres CMs vont préférer Instagram et le pouvoir de l’image ou encore YouTube et la création de vidéo. Tout est une question d’affinité !

Cette stratégie est pour moi la plus efficace, car en peu de temps vous pouvez espérer gagner en visibilité !

Tenir un blog est un réel atout pour augmenter les occasions de communiquer sans pour autant être trop promotionnel. De plus, travailler sur votre personal branding vous permettra également de rester à l’esprit des gens !

4) VENDRE SON TRAVAIL EN FREELANCE

QUELLES COMPÉTENCES POUR CE MÉTIER ?

On ne le répétera jamais assez, un community manager n’est pas un graphiste, un expert en webmarketing ou encore un rédacteur web !

Ces compétences sont clairement un plus pour celui qui souhaite se distinguer, mais elles ne font pas partie des compétences stricto sensu du CM.

Essayons de faire le tri entre les compétences du CM et les compétences d’autres profils ! (liste non exhaustive)

Les compétences du CM

  • Travailler l’image de marque et l’e-réputation de l’entreprise (OK sur les réseaux sociaux) ;
  • Création de contenus visuels et vidéos simples (OK) ;
  • Assurer la fidélisation client (Ok sur les réseaux sociaux) ;
  • Relation-client (OK sur les réseaux sociaux) ;
  • Gestion de Bad Buzz (OK sur les réseaux et selon les directives clients) ;
  • Veille digitale (OK) ;
  • Animation des communautés / modération (OK) ;
  • Animer une newsletter (OK) ;
  • Maîtrise des principaux réseaux sociaux (OK) ;
  • Analyse statistique des actions sur les réseaux sociaux (OK).

Les compétences d’autres profils !

  • Définir les cibles de votre client (équipe marketing et d’ailleurs vous en aurez besoin) ;
  • Maîtrise de la suite Adobe et outils PAO (OK si formé sinon profil graphiste) ;
  • Montage vidéo (OK si formé sinon profil expert vidéo) ;
  • Définir une stratégie réseaux sociaux (profil social media manager) ;
  • Travailler le référencement naturel d’un site (profil expert SEO) ;
  • Campagne d'emailing (possible, mais plus profil webmarketing) ;
  • Maîtrise de WordPress (OK si formé, mais profil webmaster/expert WordPress) ;
  • Maîtrise de la photo (OK si formé, mais profil photographe) ;
  • Rédaction d’articles optimisés pour le SEO (OK si formé sinon rédacteur web) ;
  • Gérer des campagnes publicitaires (OK si formé sinon profil expert ads !) ;
  • Gérer un CRM (OK si formé sinon profil webmarketing).

QUELS TARIFS APPLIQUER ?

Quand vous êtes freelance, vous vendez votre temps contre de l’argent ! Ainsi, il faudra trouver le parfait compromis entre temps de travail et rémunération !

Vous avez deux principales façons de définir vos tarifs en tant que community manager freelance :

  • Tarifer en fonction du temps de travail selon votre Taux Journalier Moyen (sur devis) ;
  • Proposer un forfait (pack) selon les tâches et la durée de la mission.
Après avoir proposé les deux méthodes de tarification, il semble que le forfait soit plus facile à appréhender pour une entreprise qui recherche un CM.

Il est plus clair de dire  » je propose 3 forfaits que voici … «  que  » dites moi ce dont vous avez besoin et en fonction du temps de travail que cela me prend, je vous proposerais un tarif « 

En effet, par méconnaissance de ce métier, beaucoup d’entreprises ne sauront pas exactement ce qu’elles attendent de vous. Il vous reviendra donc de bien expliciter vos différentes offres de service.

Cependant, la tarification sur devis peut convenir pour un client qui sait ce qu’il veut et/ou qui a déjà collaboré avec des freelances.

EXEMPLE DE TARIFICATION EN FORFAIT

Voici un exemple de tarifs qu’un CM freelance débutant peut proposer :

Basique : 250 euros/mois – 1 réseau social pour 3 publications par semaine, – animation et modération – veille sur votre secteur  – partage de vos visuels ( +200 euros si création des visuels )  – reporting mensuel.

Standard : 800 euros / mois – 2 réseaux sociaux  – 3 publications par semaine – Création des visuels – veille sur votre secteur  – animation et modération – reporting chaque semaine des actions et résultats pour améliorations éventuelles.

Premium : 1200 euros/mois – gestion complète de maximum 3 réseaux sociaux (jeu-concours ou autres actions comprises).

EXEMPLE DE TARIFICATION SELON LE TJM

TJM : 400euros/ jour soit 400euros/8heures soit 50euros/heure

Brief client : Création et gestion d’une page Facebook et d’un compte Instagram avec 4 publications par semaine pour chaque réseau.

Après analyse, vous estimez que cela va vous prendre 20 heures de travail dans le mois : On aura donc 20h x 50 euros = 1000 euros !

Ainsi vous proposerez pour ce client un tarif de 1000 euros par mois ! Simple non ?

Ceci est exemple, mais les prétentions de chacun ainsi que les objectifs du client vont avoir un impact sur vos tarifs. Par exemple faudra-t-il faire de la publicité ou non ?

4) VALORISER SES COMPÉTENCES EN TANT QUE COMMUNITY MANAGER FREELANCE 
 
QUELS SONT LES ÉLÉMENTS QUI VONT VALORISER VOTRE PROFIL ?

Les éléments qui vont vous valoriser sont les informations pouvant intéresser vos prospects:

  • Des travaux déjà effectués ;
  • Les résultats obtenus pour vos dernières missions ;
  • Des recommandations clients ;
  • Un site internet professionnel (blog) ;
  • Une présence sur les réseaux sociaux ;
  • Des collaborations avec d’autres experts reconnus, ou interventions sur leurs supports (blog, webinar…).
Tous ces éléments vont contribuer à prouver à votre prospect qu’il fait le bon choix en vous choisissant !

FAUT-IL SE SPÉCIALISER AUJOURD’HUI POUR ESPÉRER ÊTRE VISIBLE ?

Cette question est très pertinente car on voit de plus en plus de community manager freelance qui se lancent et proposent grosso modo tous la même chose ! Ainsi, l’expérience restera le seul vrai élément discriminant entre les CMs.

Certains mettront en avant leur ancienneté dans le domaine et/ou les grosses marques qu’ils ont eue pour clients. La spécialisation peut ainsi être une manière de rester audible dans ce brouhaha digital !

Voici 3 façons de se spécialiser :

  • Avoir une spécialisation niveau compétence (exemple : expert Instagram) ;
  • Se concentrer sur une cible en particulier : (exemple : CM pour les sportifs) ;
  • Privilégier une zone géographique (exemple : CM toulousain travaillant principalement avec des clients de Toulouse).
Je pense que la spécialisation va devenir une option presque obligatoire à l’avenir. Encore faut-il trouver la spécialisation susceptible d’intéresser les entreprises !

COMMENT RESTER UN BON COMMUNITY MANAGER FREELANCE SUR LE LONG TERME ?
Pour rester crédible sur le marché, le community manager freelance va devoir maintenir ses compétences voire en développer de nouvelles !

LA VEILLE DIGITALE : RESTER ALERTE SUR LES NOUVELLES TENDANCES

Faire de la veille devra faire partie de votre planning ! Comme pour vos clients, vous devrez en faire pour vous-même.

Pour organiser une bonne veille digitale vous aurez besoin :

  • D’un outil d’alerte pour recevoir l’information (#feedly) ;
  • D’au moins 5 bonnes sources de contenu ;
  • De définir un moment pour votre veille personnelle ;
  • D’essayer de réutiliser au maximum ces informations (posts, articles, application lors d’une mission…).

LA FORMATION CONTINUE : COMMENT ASSURER UNE BONNE FORMATION CONTINUE ?

Afin de rester un community manager freelance  » intéressant « , il faudra aussi régulièrement se mettre à jour en termes de compétences.

C’est ainsi que le community manager peut décider de se former pour devenir par exemple :

  • Rédacteur web ;
  • Expert SEO ;
  • Un Expert en Ads ;
  • Expert vidéo.
Ces profils sont très recherchés et un CM qui possède vraiment ces expertises se démarquera des autres freelances.

De plus, avec une maîtrise de l’approche stratégique des réseaux sociaux, vous pourrez mettre en avant un profil de social media manager. Le SMM est celui que les marques contacteront pour élaborer une stratégie complète pour se lancer sur les réseaux sociaux.

Enfin, la meilleure façon de rester un bon community manager reste et restera la pratique ! En diversifiant vos missions, vous saurez très vite les compétences qu’il vous manque pour valoriser votre travail !

EN CONCLUSION
Se lancer dans ce domaine en freelance est un choix que vous ne regretterez pas si vous restez conscient qu’il faudra constamment travailler sur votre visibilité et vos compétences.

Source Webmarketing&Co'm

ADP | CDI ou freelance, les préférences des français

Selon l’étude « Workforce View 2020 », menée par le ADP Research Institute, la majorité des actifs français (82%) préfèrent avoir un emploi permanent plutôt que d’être « leur propre patron » en tant que freelance ou en CDD, même si la Gig Economy ou l’économie des petits boulots a connu une croissance rapide ces dernières années.

Les résultats de l’étude mettent en lumière que de nombreux freelances français estiment qu’un emploi salarié est préférable pour de nombreuses raisons, que ce soit pour obtenir un crédit (61 %), avoir une sécurité financière (59 %), un revenu annuel constant (48 %) ou des horaires réguliers (42 %).

Toutefois, plus d’un quart des indépendants français (28 %) préfèreraient chercher d’autres modalités de missions alternatives plutôt que de travailler comme des salariés traditionnels si leurs employeurs leurs proposaient un contrat permanent. En effet, les auto-entrepreneurs accordent au freelancing une note plus élevée qu’à l’emploi salarié pour la flexibilité (48 %), la pratique d’un travail qu’ils apprécient (41 %), la capacité à équilibrer leur vie professionnelle et leurs besoins familiaux ainsi que la possibilité de contrôler leurs tâches (38 %).

A l’ère de la COVID-19, l’optimisme des indépendants dans le monde se maintient à un niveau quasiment identique à celui des salariés en CDI : 75 % sont optimistes quant à leur avenir professionnel dans les 12 prochains mois et ils sont tout aussi confiants (83 %) pour les cinq années à venir. Deux tiers (68 %) pensent d’ailleurs qu’ils auront plus de choix dans cinq ans quant à leur mode de travail et au lieu pour l’exercer.

« De nombreux indépendants considèrent que leur travail est incroyablement gratifiant dans plus d’un sens du terme, et leur vision de l’avenir est encourageante. Étant donné que de nombreux freelances travaillent sur une base horaire ou journalière, il est inquiétant de voir le nombre d’heures supplémentaires qu’ils effectuent gratuitement (plus de 11 heures par semaine pour 22 % d’entre eux contre 18 % des salariés). Les entreprises qui font appel à eux doivent s’assurer de disposer de systèmes de ressources humaines, de gestion des temps et de paie adaptés pour les accompagner et les soutenir comme n’importe quel autre membre de leur équipe » estime Carlos Fontelas De Carvalho, président d’ADP en France et en Suisse.

Les travailleurs indépendants au niveau mondial sont confrontés à des choix difficiles par rapport à leurs collègues ayant un contrat permanent. En cette période de crise, ils font face à une plus grande pression pour être présents sur le lieu de travail, malgré les recommandations officielles d’intensifier le télétravail pour les travailleurs non essentiels, et ils sont également plus enclins à accepter que leurs employeurs puissent être obligés de procéder à des réductions ou à des reports de versement de salaires pour sauver des emplois en cette période de crise économique.

« Malgré la tendance de ces dernières années qui a vu le nombre de travailleurs indépendants progresser, la majorité des salariés n’est pas convaincue par le statut de freelance. En période d’incertitude, la structure qu’offre le CDI est plus rassurante, et pas seulement en France. Cependant, alors que le travail à distance devient la norme pour de nombreux actifs qui gagnent en flexibilité et en autonomie, il sera intéressant de voir si le choix de devenir indépendant va progresser et nous permettra de mieux identifier les raisons qui poussent certains salariés à quitter le salariat pour se tourner vers le travail indépendant. » conclut Carlos Fontelas De Carvalho.

Source Le Journal de l'éco

Comment trouver une mission en freelance en utilisant les plateformes de mise en relation ?

Quand on est freelance, trouver de nouveaux clients est une mission à part entière. À l’ère 2.0, les plateformes de mise en relation vous permettent d’améliorer votre visibilité et ainsi d’attirer plus de prospects. Vous avez envie de vous lancer ? Zoom sur le fonctionnement des plateformes et retour sur le statut, de plus en plus populaire, de freelance.

Le freelancing : pourquoi, comment ? 


Pourquoi les freelances séduisent les entreprises

Avant de chercher de nouveaux clients, savez-vous ce qui les attire chez vous ? Principalement deux choses :
- votre indépendance, qui permet aux entreprises de profiter d’une certaine souplesse, difficile à obtenir avec des embauches en CDI 
- vos compétences spécifiques, qui n’existent pas toujours en interne Les métiers les plus recherchés en freelance aujourd’hui ? Développeur, data scientist, administrateur systèmes, product manager ou encore motion designer.

Pourquoi vous aimez travailler en freelance 

Si les entreprises aiment les freelances, ces derniers apprécient tout autant cette façon de travailler. Flexible, le freelancing vous laisse libre de gérer votre temps. Il vous permet également de varier les missions et de multiplier les rencontres professionnelles. Travailler en home office est aussi un vrai « plus » pour concilier travail et vie de famille ! Évidemment, le freelancing a également ses inconvénients. Moins sûr qu’un contrat de travail, il exige de savoir épargner, rebondir… et prospecter. De plus, le travail solitaire ne convient pas à tous : une bonne organisation, de l’auto-discipline et une vraie autonomie s’avèrent indispensables.

Comment devenir freelance en France ? 

De nombreux freelances débutent avec le statut de micro-entrepreneur. Adapté à de nombreux métiers, celui-ci n’entraîne que des charges limitées. Créer une micro-entreprise est en plus très simple : il suffit d’ouvrir un compte sur le site officiel du statut et de fournir des informations sur votre situation et votre projet. Vous recevez ensuite votre numéro SIRET sous quinze jours. Vous êtes prêt à payer davantage de charges afin d’avoir d’un statut plus sûr ? Trois options s’ouvrent à vous : 

- Le portage salarial permet de travailler indépendamment en bénéficiant du statut de salarié. En contrepartie, l’entreprise qui vous salarie vous prélève des charges sociales et fiscales 
- La CAE (coopérative d’activités d’entrepreneurs) présente le même avantage. Elle vous offre en plus un accompagnement pour initier votre activité 
- Une société est intéressante si vous vivez déjà de votre métier. Contrairement à la micro-entreprise, elle permet de travailler sans plafond sur le chiffres d’affaires et sans engager son patrimoine 

Trouvez vos premiers clients en freelance !

Si ne savez pas comment trouver une mission freelance, misez sur le bouche-à-oreille. Vos anciens employeurs vous ont apprécié ? Glissez-leur votre nouveau CV. S’ils ont besoin d’un freelance un jour, ils vous préféreront certainement à un inconnu. Parlez aussi de votre activité autour de vous : des amis d’amis recherchent peut-être un UX designer ou un rédacteur web… Enfin, faites jouer vos réseaux sociaux virtuels : Linkedin ou même Facebook permettent fréquemment d’obtenir des missions. 

Comment trouver des missions sur les plateformes de mise en relation ? 

Aussi efficaces que les réseaux, les plateformes permettent de cibler plus directement les prospects. Pour profiter de leurs services, vous devez d’abord vous inscrire en fournissant les documents demandés. Les pièces incontournables ? Au minimum, une copie de votre carte d’identité et votre avis de situation au répertoire SIREN.

Les formalités accomplies, vous pouvez remplir votre profil. Véritable carte de visite, celui-ci mérite toute votre attention. Première astuce pour sortir du lot : étudiez les profils des autres pour mieux vous démarquer ! Rédigez ensuite une présentation claire et attractive, en listant vos compétences et services. Surtout, soyez précis : un simple « webdesigner » risque d’être noyé sous la concurrence… ; un « webdesigner – spécialiste WordPress et WooCommerce » se pose au contraire en spécialiste, avec toutes les chances de toucher la cible prévue.

Vous êtes graphiste, pigiste, développeur d’applications ? Prévoyez un portfolio de haute qualité. Sélectionnez vos meilleurs travaux, cadrez bien vos captures d’écran et pensez à les commenter. Vous avez travaillé pour une entreprise prestigieuse ? Citez-la. Un client a augmenté son CA grâce à vous ? Donnez des chiffres !

Et pour un profil convaincant, gare aux erreurs de débutant… Voici comment trouver une mission freelance en les évitant :

- Ne publiez pas une présentation bourrée de fautes, même si votre métier est sans rapport avec l’écrit. Faites-vous relire !
- N’utilisez pas votre vieille photo d’identité pour illustrer votre profil. Allez plutôt vous faire tirer le portrait chez le photographe. Si vous avez du succès, vous serez rapidement remboursé
- Ne vous trompez pas dans vos prix. Si un tarif trop élevé peut décourager vos prospects, vous brader vous dévalorise. Regardez ce que proposent les autres.
- Ne soyez jamais discourtois avec les clients : votre e-réputation est en jeu Ne laissez jamais leurs messages en souffrance.
Sur les plateformes, le plus rapide est souvent gagnant !

Source Digilabs  

Quel salaire pour quel tarif journalier moyen TJM

Lorsque l’on exerce une activité professionnelle en tant que consultant indépendant ou salarié porté, on doit toujours penser à la rentabilité. Tous les professionnels doivent accorder une importance à leurs TJM s’il souhaite se verser un bon salaire. Voici quelques pistes pour savoir calculer le TJM.
 
Qu’est ce que le TJM ?

Le TJM (ou tarif journalier moyen) est le tarif d’un consultant indépendant, d’un freelance ou d’un salarié porté à la journée. Il est exprimé hors taxe (HT). Il s’agit d’un indice qui permet de calculer un salaire net. Il est également possible de se fixer une rémunération et de calculer le TJM à facturer à son client, qui est ensuite négociable.

Quels sont les paramètres à prendre en considération pour calculer son TJM ?

La question de la rémunération est la principale préoccupation de tous ceux qui souhaitent travailler en portage salarial. Le TJM est l’indicateur qui permet de bien fixer le prix de ses prestations et à bien mener ses négociations. Le tarif journalier moyen, une fois fixé, permet d’avoir une idée sur le salaire net. Le montant facturé au client en un mois correspond donc au tarif journalier moyen multiplié par le nombre de jours de travail.

Pour pouvoir calculer un TJM, il est important de prendre en considération plusieurs paramètres. La première étape consiste à déterminer le salaire que l’on souhaite avoir. S’il s’agit de votre première expérience en tant qu’indépendant, vous pouvez vous baser sur votre ancienne rémunération lorsque vous étiez salarié. Vous pouvez également entrer en contact avec des consultants indépendants expérimentés pour vous aider à avoir une idée précise sur le TJM que vous devez facturer aux clients, en se basant sur votre expérience et sur la nature de la prestation. Le salaire que vous allez obtenir doit permettre de payer un loyer, d’éventuels crédits et de vivre confortablement tout en développant une activité professionnelle.

A noter que le salaire que l’on pourrait avoir lorsqu’on est indépendant est souvent supérieur à la rémunération mensuelle d’un salarié classique. C’est le grand avantage de l’indépendance. Pour fixer votre TJM, vous devez aussi prendre en considération d’autres dépenses comme la mutuelle santé complémentaire, les frais professionnels, les frais de mission etc…

Comment calculer son TJM ?

Une fois les paramètres à prendre en considération sont fixés, il est possible de procéder au calcul de son TJM en tant que salarié porté. La méthode de calcul d’un TJM est simple. Prenons, à titre d’exemple, un consultant indépendant qui souhaite avoir un salaire mensuel de 4 000 euros en travaillant 15 jours.

Le taux de cotisation sociale est d’environ 80 %, soit 3 200 euros, on a donc un total de 7 200 euros. A ce montant on ajoute un contrat TNS de 50 euros, une assurance chômage de 80 euros et une assurance responsabilité civile professionnelle de 30 euros. On obtient un total de 7 360 euros. Pour calculer le TJM, il suffit de diviser ce montant par le nombre de journées travaillées (15). Le TJM est donc égal à 490 euros. C’est le tarif à facturer au client si vous souhaitez avoir un salaire net de 4 000 euros.

Il est également possible de calculer le taux horaire moyen, ou THM. Il suffit de diviser le TJM par le nombre d’heures travaillées (8 par exemple). On obtient, dans ce cas, un THM de 61 euros. Il est également possible de fixer son TJM en se basant sur la durée des missions (missions de courte durée, missions d’une durée moyenne et missions de longue durée).

Le TJM en portage salarial

Le principe du calcul est presque le même. Le portage salarial permet de travailler en indépendance et de bénéficier des avantages d’un salarié classique. L’employeur est la société de portage salarial qui s’occupe des déclarations, des démarches administratives et fiscales et de la facturation des clients.

En portage salarial, le salarié porté est libre de fixer son TJM lors des négociations. Pour calculer son TJM en portage salarial, il faut prendre en considération les charges salariales, les frais de gestion et les charges patronales. Par exemple, dans le cas d’un salarié porté qui souhaite avoir un salaire de 4 000 euros net, celui-ci doit facturer à son client non seulement 4 000 euros, mais aussi les charges salariales dont le taux est d’environ 22 % soit 880 euros de charges salariales, les frais de gestion (10% par exemple), soit 400 euros et les charges patronale de 54 %, soit 2 160 euros. Le montant total de la facture dans ce cas est de 7 440 euros. Si le salarié porté travaille 15 jours par mois pour exécuter sa mission, son TJM est de 496 euros.

Les points importants à ne pas négliger

Ces méthodes de calcul peuvent donner une approximation du TJM. Il est nécessaire d’essayer de trouver un équilibre entre le salaire souhaité et la facture qui convient à l’entreprise cliente. Toutefois, il ne faut jamais céder aux propositions basses. Il faut être capable de bien négocier en mettant en avant ses compétences, ses expériences et les avantages à offrir au client. Il est également important de prendre en compte le prix du marché. Le nombre de consultants en portage salarial ne cesse d’augmenter, la concurrence est donc rude.

Enfin, il faut savoir qu’il est possible de récupérer une partie des frais professionnels. Il est aussi préférable de bien choisir sa société de portage salarial pour travailler dans les meilleures conditions, et pour bénéficier d’un suivi personnalisé.

Source Les Echos
Ecrit par Cegelem

4 MÉTIERS EN FREELANCE QUI FONT RÊVER LES FRANÇAIS

Tous les ans, des milliers de Français décident de sauter le pas et de s’établir en freelance. La perspective d’une augmentation de revenus et la possibilité de gérer son temps comme on le souhaite sont des critères très intéressants. Si de plus en plus de salariés désirent créer leur propre affaire, peu connaissent l’étendue des métiers qu’ils peuvent entreprendre en freelance. Nous vous donnons quelques idées à explorer pour vous lancer.

COMMUNITY MANAGER, UN MÉTIER EN PERPÉTUELLE ÉVOLUTION
Le community management est une activité née avec les réseaux. Encore inexistant il y a quelques années, il fait aujourd’hui partie des activités qui continuent d’évoluer. Les nouveaux indépendants peuvent découvrir les attraits du portage salarial et développer ainsi leur activité en toute sérénité. Ils peuvent ainsi profiter des atouts du statut freelance tout en bénéficiant des avantages sociaux attribués aux salariés.

Comme de nombreux métiers du web, cette activité nécessite des connaissances spécifiques. Si le métier est relativement accessible, les personnes qui réussissent dans ce domaine connaissent le fonctionnement du web et ses revers. Il est aussi essentiel de maîtriser la veille concurrentielle et comprendre les démarches autour de la création ou l’entretien d’une e-réputation. 
 
DÉVELOPPEUR MOBILE
Les plateformes mobiles sont en constante évolution. En une dizaine d’années, des centaines d’entreprises se sont spécialisées dans les contenus pour smartphones et autres appareils mobiles connectés. Sur un marché toujours plus compétitif, les développeurs sont très recherchés.

Il y a encore quelques années, ce métier se résumait à s’assurer du fonctionnement correct des appareils. Si vous songez à changer de métier pour vous spécialiser dans le développement d’applications, vous pourrez améliorer vos compétences dans le développement pour un système d’exploitation spécifique. Depuis peu, les développeurs sont chargés de créer des applications et des jeux optimisant l’utilisation des petits terminaux. La diversité de l’offre et de la demande garantit aux indépendants de trouver facilement des opportunités qui correspondent à leurs compétences. 
 
COMMERCIAL
Autrefois, le métier de commercial nécessitait de nombreux déplacements. Depuis qu’internet a révolutionné l’activité, il est possible de devenir commercial sur la toile. Le métier est aujourd’hui considéré comme étant le mieux payé sur internet et s’adresse à des personnes ayant d’excellentes aptitudes à la négociation.

Le commercial doit savoir séduire et convaincre, ce sont des critères essentiels et il est important de se former afin de convaincre les clients. Par ailleurs, le commercial sur internet doit également disposer de solides bases en marketing média, en gestion et en économie. Notons qu’il est aussi possible de devenir commercial en freelance dans un réseau plus classique, bien qu’internet puisse offrir de plus larges opportunités.

WEBDESIGNER
Le métier de webdesigner n’existait pas encore au début des années 2000. Apparue avec l’extension du web, l’activité requiert les talents d’un graphiste et les compétences d’un informaticien. Le webdesigner est en charge de la création et du maintien d’une plateforme. Son travail ne se résume pas seulement à créer des environnements de lecture agréables pour les internautes.

Le webdesigner s’assure aussi de la fluidité des éléments mis en place afin de correspondre aux exigences du web. Plus largement, il s’adapte aux besoins d’une entreprise et de sa clientèle et aide à définir les éléments utilisables sur une plateforme.

Source

Le télétravail, et si c'était pas si mal?

Selon une étude, près de neuf cadres français·es sur dix s'estiment plus efficaces en travaillant à la maison. 

Confinement
, distance d'un mètre, elbow bump, télétravail, cours à distance… toutes ces mesures barrières pour répondre à la crise du coronavirus ont bousculé brutalement notre quotidien et modifié nos interactions sociales.

Ces différents obstacles créent dans l'esprit des individus de la distance psychologique. Cette dernière se manifeste lorsque l'individu se sent proche ou éloigné d'une personne, d'un lieu, un événement ou un objet. Par exemple, lorsque l'on doit se mettre à plus d'un mètre pour éviter les projections de postillons d'un·e collègue, cette distance spatiale que l'on s'impose se transforme dans notre esprit en une distance psychologique. Il en est de même lorsque l'on se retrouve contraint·e à travailler chez soi où à suivre un cours sur une plateforme dématérialisée.

Tout un champ de littérature en psychologie sociale avance que la distance psychologique modifie nos cognitions, la manière de nous représenter notre environnement, d'agir et d'interagir avec les autres.

Cette modification de nos représentations mentales est un mécanisme automatique qui permet de transcender ce qui est psychologiquement éloigné de nous.

Bienfaits cachés

Avec la crise sanitaire que nous traversons, la distance spatiale est devenue essentielle pour se protéger de la contagion et protéger les autres.

Beaucoup d'individus peuvent se sentir frustrés par cet éloignement qui freine et complique les échanges au travail. Cependant, bien qu'elle constitue une forme d'obstacle, la distance peut avoir des bienfaits cachés et améliorer les relations au travail ou à l'école.

1. La distance permet de se focaliser sur l'essentiel

C'est l'arbre qui cache la forêt. Voilà une expression bien connue qui illustre la situation lorsque l'on se focalise sur des détails à en oublier l'essentiel. Cette manière d'agir est due à une trop grande proximité avec les éléments qui nous entourent et à un manque de recul, de distance.

Selon la théorie des niveaux de représentation, la distance permet de se recentrer sur l'essentiel et de mieux hiérarchiser les priorités. En prenant du recul, l'individu a plus de facilité à traiter les situations en ayant une prise de vue beaucoup plus large et globale.

Ce retour à l'essentiel favorise la concentration et l'efficacité au travail. Par exemple, comme le souligne le baromètre 2018 du télétravail réalisé par Obergo avec le concours de la CFDT Cadres, la distance que l'on prend à travers le télétravail permet de se concentrer davantage et de faire ainsi preuve de plus de productivité.

2. La distance favorise la créativité et l'optimisme

En étant à distance, tout peut nous paraître flou car nous manquons de détails et de précisions. Cependant, l'éloignement apporte de véritables bienfaits en permettant à l'individu d'être plus créatif en produisant des solutions plus originales.

Lorsque l'individu adopte une perspective plus globale, il est plus simple pour lui d'élargir le champ des possibles et de trouver une solution créative au problème qu'il rencontre. Par exemple, en Italie, de nombreuses personnes se sont mises à chanter sur leur balcon pour combattre l'ennui, créer une communion et atténuer la difficulté du confinement.

Par ailleurs, en incorporant moins de détails qui peuvent entraver le traitement de l'information, la distance favorise l'optimisme de l'individu et sa capacité à réussir. Par exemple, les étudiant·es sont plus confiant·es et optimistes vis-à-vis de leur note lorsque l'examen est temporellement éloigné. En étant à distance, il est possible que nos élèves et étudiants en fassent preuve vis-à-vis de leur réussite et arrivent à relativiser la perspective de l'échec.

3. La distance réduit la difficulté à prendre des décisions

La prise de décision est au cœur de notre quotidien, et notamment dans un cadre professionnel. Une fois encore, la distance nous aide à refroidir certaines tensions et informations conflictuelles. Ainsi, en étant éloigné l'individu a plus de facilité à opérer des tâches cognitives et à prendre une décision complexe.

En effet, la distance physique réduit la perception de difficulté et l'anxiété liée à une prise de décision. Par ailleurs, en adoptant une perspective d'auto-distanciation par rapport un événement, les individus réduisent leurs ressentis ainsi que leurs affects négatifs.

Dans le cadre de la pandémie du Covid-19, bien que la situation puisse laisser place à la panique et à l'incompréhension de certaines mesures, la distanciation dont nous devons faire preuve permettra de faciliter les prises de décision au travail et réduira les difficultés face à certaines situations anxiogènes.

4. La distance réduit le stress et peut améliorer la satisfaction au travail

Avec les nouvelles mesures réglementaires, la plupart des salarié·es ont rejoint le rang des personnes qui travaillent à la maison. Si ce mode d'organisation pose des questions concernant le contrôle et le déséquilibre travail/famille, il présente des avantages en termes de gestion du stress au travail, limitant en particulier les risques de burn-out.

En effet, le télétravail permettrait de mettre la distance nécessaire à une relation de travail plus sereine et réduirait le stress lié aux transports. C'est un moyen de permettre au collaborateur de jouir d'une autonomie dans ses missions et de diminuer les temps de trajet; en particulier si le travailleur possède un espace dédié au travail à son domicile.

À travers toutes ces mesures préventives, ce sont les relations sociales mêmes qui sont mises à l'épreuve, car elles seront essentiellement dématérialisées.

La question se pose alors sur les effets que la distance peut avoir sur les relations de travail. Une première réponse est peut-être celle de cette recherche qui démontre que les interactions sociales numériques peuvent améliorer les rapports sociaux, en particulier la santé psychosociale (stress et satisfaction au travail); le lien social devient numérique.

Une séquence particulière

Cette distanciation peut donc, en éloignant des tensions sociales liées au lieu de travail, favoriser de meilleures relations de travail grâce aux outils numériques. Il y aurait alors des effets bénéfiques à l'utilisation des réseaux sociaux, jusque-là décriés dans cette crise face au coronavirus.

Le rappel de ces bienfaits ne vise pas à occulter certains aspects négatifs de la distance, par exemple le sentiment de solitude qui peut en naître. D'autant plus que, dans le contexte actuel, on peut également se demander quelles seront les conséquences exactes de cette distance si elle perdure sur les relations humaines et le sens symbolique du lieu de travail.

La cohésion d'équipe peut être affectée si les personnes qui ont un travail restent éloignées des espaces physiques où il s'exerce, outil stratégique indispensable de la gestion des entreprises. Les outils collaboratifs peuvent également être à l'origine de risques dits «technosociaux».

Quelle que soit la durée du télétravail imposé, cette séquence aura probablement des répercussions sur l'évolution des mentalités vis-à-vis de certaines questions comme cette manière de collaborer. Peut-être que certain·es adeptes du présentéisme découvriront à leur tour les bienfaits de la distance.

Covid-19 et travail à distance : l'impossible retour en arrière

La crise globale du Covid-19 a bousculé de nombreux piliers du quotidien. Pendant la période de confinement, une étude révèle que 70 % des Français ont pu continuer à travailler, au moins partiellement, à distance de leur organisation. La proportion est sans doute similaire en Amérique du Nord.

Si pour certains l’expérience demeure mitigée, pour d’autres, c’est l’occasion d’expérimenter un nouveau rapport au travail. Quoi qu’il en soit, le paradigme du télétravail a définitivement changé. Selon l’historien Yuval Noah Harari, il est dans la nature des mesures d’urgence de rester permanentes.

Le travail à distance massif fait partie de ces mesures. C’est pourquoi je m’intéresse dans ma thèse en communication organisationnelle aux modalités de travail à distance « extrêmes » (entreprises sans bureaux, nomadismes numériques) et à leurs enjeux psychosociaux.

Le télétravail ne disparaîtra pas avec la fin de la pandémie

Le travail à distance existait déjà, mais la grande nouveauté, c’est son passage à l’échelle mondiale. Que se passe-t-il quand près de 70 % des employés basculent d’une semaine à temps plein dans les murs d’une organisation à une collaboration depuis leur domicile ?

Que l’expérience du travail à distance dans ces conditions ait été positive ou négative, elle a au moins le mérite d’avoir mis le sujet à l’ordre du jour. Le télétravail ne sera plus un tabou organisationnel. Chaque salarié aura, désormais, une opinion sur ses modalités, et peut-être que certains voudront négocier sa mise en place dans le futur. Peu d’entreprises pourront alors prétendre ne pas avoir l’arsenal technologique nécessaire. En France, le recours au Virtual Private Network (VPN) a bondi de 180 % ces derniers jours. Les organisations ayant déjà une culture du travail à distance tirent beaucoup mieux leur épingle du jeu que celles qui ont été frileuses sur le sujet. Celles qui y étaient moins favorables ont dû rapidement y adhérer, mais elles l’ont fait de manière désordonnée.

L’épreuve du feu ?

C’est l’épreuve du feu pour le travail à distance. D’après une récente étude de Deskeo, un opérateur de bureaux flexibles en France, 76 % des travailleurs à qui on a imposé le travail à distance regrettent déjà la vie de bureau, au bout de quelques jours. Et pour cause : confusion est faite entre la situation actuelle de crise mondiale et le télétravail en général. Les personnes qui le pratiquent depuis des années savent bien que travailler à distance n’équivaut normalement pas à devoir faire les devoirs de ses enfants, tout en rassurant un parent esseulé en établissement d’hébergement pour personnes âgées au téléphone et en répondant frénétiquement à des courriels professionnels. 
 
D’ailleurs, être en télétravail ne signifie pas forcément travailler depuis le domicile, mais hors les murs physiques de l’organisation (chez soi, au café, dans un espace de coworking, sur une plage…). Dans la situation actuelle, le facteur stress peut contribuer à rendre le vécu encore plus douloureux, puisque 81 % des Français déclarent avoir peur de perdre leur emploi. En outre, salarié et gestionnaire doivent se mettre d’accord et se faire mutuellement confiance avant d’instaurer des modalités de travail à distance. Or, ce dialogue préalable n’a pas pu avoir lieu dans le contexte de crise.

L’indispensable « métacommunication »

D’ailleurs, parmi les répondants de l’étude de Deskeo, 89 % déclarent ne pas avoir l’habitude de travailler de chez eux. Ces personnes n’ont alors peut-être pas l’espace dédié pour cela (73 % indiquent être mal équipées), ou n’ont pas instauré l’horaire et les routines favorables au travail hors de l’organisation.

Dans la précipitation, il se peut qu’il n’y ait pas eu de « communication sur la communication » de la part de l’entreprise. Or, cette « métacommunication » est l’ingrédient indispensable du succès, au risque de perdre à la fois un lien de confiance et la productivité. Comment mesurer le travail fait ? Comment se faire confiance ? Sur quels médium ou plate-forme se contacter ? À quel moment de la journée ? À quelle fréquence ? L’étude de Deskeo met en avant que le tiers pensent travailler plus qu’auparavant, un chiffre très révélateur du manque de recul sur les usages numériques en contexte organisationnel — et qui souligne la nécessité d’approfondir les recherches à ce sujet. 
 
Un manque de préparation

Aussi, la moitié de ces néo-télétravailleurs admettent faire parfois ou systématiquement l’impasse sur la pause déjeuner, alors que les habitués du télétravail ont souvent mis en place une planification et des routines leur permettant de se ressourcer. Les millions d’employés placés du jour au lendemain en télétravail n’ont pas pu s’y préparer. Beaucoup pensent devoir être connectés en permanence pour montrer qu’ils travaillent. Habitués à la visibilité physique comme gage de sérieux et d’engagement, les débutants peuvent être amenés à compenser l’invisibilité physique par une sur visibilité virtuelle. Connectés presque 24h sur 24 — avec potentiellement leur famille à gérer à côté — les risques sont l’épuisement, voire le burn-out.

C’est aux gestionnaires d’instaurer des lignes de conduite et des marqueurs de confiance. Cela passe par une communication claire sur les outils à utiliser et le maintien d’une communication régulière avec les équipes, qui deviennent alors 21 % plus productives, selon une étude de Gallup.

Quant à la confiance, elle passe par la transparence sur les manières d’atteindre les résultats. C’est pourquoi la crise du Covid-19 va creuser l’écart entre les entreprises mieux outillées sur les modalités du télétravail et les autres ; celles qui s’étaient préparées, et les réfractaires ; et celles qui avaient instauré préalablement une gestion par la confiance et celles qui fonctionnent encore au contrôle passant par la présence physique.

Briser l’isolement en situation de crise

Aussi, les répondants de l’étude Deskeo sont 74 % à déclarer qu’ils ne font « pas grand-chose » pour préserver le lien social avec leurs collègues. S’en arrêter là ne pourrait que renforcer l’idée selon laquelle le travail à distance crée de l’isolement. Or, dans les organisations où la communication à distance est correctement gérée, c’est justement les modalités de télétravail qui permettent de conserver le lien social en temps de crise.

À noter que pour créer ce lien, avant de le conserver, les entreprises sans bureaux prévoient quasiment toutes des rencontres en physique une ou plusieurs fois dans l’année. Sur le plan formel, les vidéoconférences par Zoom rivalisent d’efficacité avec les réunions les mieux rodées. Et sur le plan informel, de nombreuses personnes ont détourné ces technologies pour instaurer des cafés ou « 5 à 7 » virtuels. Certes, il y a eu quelques ratés technologiques, mais gardons en tête que la préparation au passage « 100 % remote » a été totalement absente dans certains cas. 
 Car si la pandémie va passer, le monde n’est pas à l’abri d’autres circonstances qui pourraient inciter — parfois — les individus à rester chez eux. Si le but n’est pas d’éradiquer les rencontres en physique lorsqu’elles sont possibles, c’est acte raisonnable dans un monde incertain (pandémies, guerres, crises climatiques…) d’instaurer une flexibilité entre collaboration présentielle et numérique, et qui repose sur la confiance. 
 
L’ouverture des possibles

Si après cette expérience de quelques semaines de télétravail forcé, certains auront des réticences à revivre l’expérience, ce sera sans doute car leur entreprise n’avait pas pris les mesures adéquates en amont. Mais pour ceux et celles qui ont apprécié travailler de chez eux, qui se sont sentis plus performants, moins fatigués, plus concentrés, c’est l’ouverture à un autre monde organisationnel.

Après cette crise, un refus de mise en place du travail à distance ne pourra relever que de la « culture d’entreprise ». Les technologies déjà disponibles ont permis de déployer un travail à distance en seulement quelques jours, déploiement qui s’est déroulé dans de meilleures conditions au sein des organisations qui utilisaient déjà ces outils. Une organisation n’est pas quatre murs et un toit, elle se construit par la collaboration entre ses membres.

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Confinement : des télétravailleurs surchargés, mais globalement satisfaits

Malgré les conditions difficiles du confinement, la satisfaction à l’égard du télétravail apparaît élevée, en particulier pour les personnes travaillant en autonomie, même si elles notent une hausse de la quantité de travail. C’est ce qu’il ressort d’une enquête que nous avons conduite entre le 2 et le 16 avril auprès d’environ 1 220 salariés français. L’ensemble des répondants était en télétravail, pour la plupart contraint par leur employeur (à 77 %).

D’après notre étude, 80 % des répondants se déclarent en effet « satisfaits » ou « très satisfaits » en télétravail. En outre, contre toute attente, la perception d’une quantité de travail fournie plus élevée en télétravail est allée de pair avec une satisfaction plus élevée. Cela s’explique en grande partie par le fait que les télétravailleurs se sont sentis plus productifs quand des conditions propices à leur satisfaction étaient réunies.

Des managers plus confiants

L’autonomie est un facteur décisif dans la satisfaction à l’égard du télétravail. Parmi les travailleurs étant « tout à fait d’accord » avec le fait qu’ils disposent d’une « grande autonomie » pour faire leur travail, le pourcentage de satisfaits et très satisfaits est de 83 %, alors qu’il n’est que de 56 % de satisfaits et très satisfaits chez les salariés les moins autonomes.

Mais les salariés sont plus mitigés en ce qui concerne le sentiment d’être plus productif (partagé par 34 % des répondants seulement contre 29 % d’un avis inverse, 37 % étant neutres), ou encore le désir de continuer à télétravailler (38 % y sont favorables, mais 41 % défavorables, 21 % étant neutres).

Si une certaine méfiance à l’égard du télétravail pouvait être de mise avant la crise, ce n’est relativement plus le cas à la suite du confinement. Le sentiment de méfiance qui ressort de notre enquête est en effet faible : une minorité de salariés pensent que « les membres de leur équipe en télétravail passent du temps à faire autre chose que les tâches qui leur sont assignées. » 
 
Le pourcentage de confiants est même plus élevé chez les managers que chez les non-managers, ce qui est pour le moins inattendu, les managers étant parfois présentés – avant la crise du coronavirus – comme un frein à la diffusion du télétravail du fait de leur sentiment de perte de contrôle. Or, 65 % des managers (contre 60 % des non-managers) affichent une confiance élevée à l’égard des membres de leur équipe. Seuls 10 % avouent être méfiants. Le reste affichant une confiance moyenne.

Les femmes moins libres de gérer leur temps

Il ressort également de notre étude que, en situation de travail au domicile contraint, les femmes restent plus exposées à des risques d’épuisement que les hommes. Le télétravail tel qu’il a été organisé a effet contraint les salariés à travailler en présence de personnes dépendantes, généralement des enfants.

Parmi les télétravailleurs, les femmes ont été plus accaparées par des personnes dépendantes, c’est-à-dire demandant « plus de 4 heures d’attention qui empiètent sur le temps de travail » chaque jour. Elles sont 10,3 % des répondantes, en France, à être dans ce cas extrême, contre 7 % des hommes. On observe également que les femmes sont nettement plus nombreuses à avoir recherché du soutien émotionnel que les hommes (48 % contre 26 %) pendant le confinement. 
 
Enfin, elles sont significativement moins nombreuses que les hommes à penser que « les choses allaient comme elles le voulaient » (60 % et 71 % respectivement) lorsqu’elles ont répondu à l’enquête. Pour autant, leur niveau de satisfaction à l’égard du télétravail est sensiblement le même que celui des hommes. Seraient-elles moins exigeantes que les hommes et si oui, pourquoi ? Seule une nouvelle recherche permettrait de répondre à ces interrogations.

Ne pas confondre autonomie et isolement

Au bilan, nos résultats apparaissent comme encourageants quant à la diffusion de cette pratique dans le futur, notamment au vu du contexte difficile dans lequel le télétravail a été expérimenté (télétravail contraint, improvisé, souvent en présence de personnes dépendantes).

Il ressort en outre que, pour un développement du travail le plus satisfaisant possible pour tous, il existe de nombreux leviers d’action.

Cela passe par un certain nombre de conditions :

  • accorder au salarié de l’autonomie dans l’exercice de ses activités

  • veiller à ce que le domicile soit aussi un lieu de travail confortable avec des technologies adaptées ; à défaut, proposer un tiers lieu proche du domicile du salarié et répondant à ces critères

  • mettre en place des mesures de conciliation entre vie privée et vie professionnelle (formules de garde d’enfants appropriées au télétravail par exemple) ;

  • former aux compétences digitales décisives dans ce mode d’organisation en gardant à l’esprit que la digitalisation doit être perçue comme ayant un sens par rapport à la qualité et à la quantité du travail à fournir, car il ne s’agit pas de faire de la digitalisation à tout crin ;

  • lutter contre l’isolement sur les plans formel (suivi du travail par le manager) et informel (contact informel et soutien émotionnel des collègues).

Il convient d’insister sur ce dernier point, car si une grande autonomie permet de bien vivre le télétravail, c’est à condition que soient préservées des relations avec autrui. L’isolement est le facteur qui impacte le plus négativement les variables de satisfaction à l’égard du télétravail. Il doit donc être combattu à tout prix.

Cet article s’inscrit dans le cadre d’une recherche internationale associant Kevin Carillo et Alain Klarsfeld (TBS Business School), Gaelle Cachat-Rosset et Tania Saba (Université de Montréal) et Josianne Marsan (Université Laval).

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Pourquoi travaille-t-on plus et mieux en télétravail ?

En France, jusqu’à l’actuelle crise sanitaire, le télétravail était relativement peu pratiqué en comparaison d’autres pays occidentaux. Pourtant, il est démontré que le télétravail a un impact positif non seulement sur les performances des entreprises et des organisations, mais aussi sur le développement durable et le bien-être. Le télétravail améliore le confort de travail, ainsi que les conditions et les temps de déplacement.

Le télétravail est victime de beaucoup de préjugés et de clichés. Il isolerait des salariés démotivés, qui ne seraient plus joignables et qui feraient semblant d’exercer leur fonction alors qu’ils se consacrent à leur famille ou à leurs loisirs. S’ils font l’effort de travailler, c’est en pyjama, dans leur canapé, sans réel engagement ou ambition.

Cependant, une nouvelle étude de chercheurs de la Harvard Business School et de l’Université de New York contredit cette vision négative et démontre que les salariés en télétravail consacrent 48,5 minutes de plus par jour à leur profession. Pendant le confinement, même les managers les plus perplexes ont constaté que le télétravail leur avait permis de maintenir leurs activités sans réel impact négatif. 
 
Beaucoup d’entreprises dont la culture était hostile au télétravail ont pu continuer à fonctionner tout à fait normalement pendant le confinement. Cette prise de conscience a changé en profondeur la perception de nombreux managers qui voient désormais le télétravail comme une solution d’avenir pour être plus efficace, faire des économies surtout en temps de crise, et recruter de nouveaux talents grâce une marque employeur plus attractive. C’est aussi un moyen de gagner en agilité et de réduire les risques.

Des performances remarquables

Bien que le télétravail ne soit adapté ni à tous les métiers, ni à tous les profils, et que certains y soient complètement réfractaires, il présente de nombreux avantages et les personnes qui le pratiquent sont globalement plus performantes. Avec la crise de la Covid-19, cette contrainte est peut-être devenue une opportunité pour les entreprises qui réalisent le potentiel de création de valeur du télétravail.

Après avoir été forcées de l’expérimenter par des circonstances qu’elles ont subies, de nombreuses start-up, mais aussi de grands groupes comme Accenture ou PSA, ont choisi de pérenniser le télétravail sous des formes diverses.

Ces entreprises ont constaté des performances égales ou même supérieures, pour des frais de déplacement et d’immobilier réduits, avec moins de congés maladie et une meilleure empreinte carbone. Le télétravail fidélise les employés qui expriment leur satisfaction et en attire de nouveau qui souhaitent en bénéficier. Il décentralise l’activité et produit des organisations plus horizontales, plus agiles et plus efficientes. 
 
Le télétravail a donc fait ses preuves pendant la crise sanitaire. C’est ce que l’entreprise Twitter a constaté au mois de mai dans un communiqué qui annonce que certains de ses salariés pourront rester en télétravail indéfiniment s’ils le souhaitent. Le groupe s’est montré très satisfait des premiers mois d’expérimentation et a décidé de faire tous les entretiens de recrutement par vidéo-conférence.

Le 21 mai, Mark Zuckerberg a déclaré que 50 % des employés de Facebook pourront travailler chez eux en permanence d’ici 5 à 10 ans. Il précise que ce n’est pas un objectif, mais une possibilité qui est offerte au personnel. Comme pour Twitter, les entretiens à distance vont devenir la norme. En octobre, c’est Microsoft qui a annoncé qu’une partie de ses salariés pourront continuer à travailler depuis leur domicile de manière partielle ou totale.

De meilleurs conditions de travail à la maison

Beaucoup de salariés arrivent sur leur lieu de travail en étant déjà fatigués, surtout dans les grandes agglomérations et en région parisienne, après un long trajet où ils ont dû affronter le froid, la pollution, les embouteillages ou les transports en commun bondés, quand ce ne sont pas les grèves. Ils commencent leur journée de travail avec plus de stress et moins d’énergie que quand ils ont quitté leur domicile, en ayant perdu un temps précieux qu’ils auraient préféré utiliser autrement.

En plus d’éviter les risques actuels de contamination, travailler chez soi permet de préserver son temps, son énergie et son calme, tout en faisant des économies. Le télétravail nécessite d’avoir à son domicile un espace dédié qui permette d’exercer sa profession dans de bonnes conditions. Ce lieu aménagé selon les goûts de chacun est propice à la concentration et évite les interruptions. Le télétravail permet alors de travailler dans des conditions plus confortables et plus agréables, donc de ressentir plus de plaisir et de facilité dans la réalisation de ses missions.

L’entreprise fournit un budget annuel qui permet de s’équiper avec les matériels et logiciels les mieux adaptés aux pratiques individuelles et collectives. Le cadre de travail ne contraint plus le cadre de vie et le bien-être personnel se ressent sur les performances professionnelles. Les salariés peuvent habiter où ils le souhaitent et les entreprises déménagent dans des locaux bien plus petits, moins coûteux et aménagés comme d’accueillants lieux de rencontre. 
 
Certaines personnes réticentes au télétravail, souvent sans jamais l’avoir essayé, considèrent que l’aspect social de leur métier serait menacé et ont peur de perdre tout contact avec leurs collègues. Cependant, ceux qui craignent un isolement qui les rendrait moins efficaces sont parfois aussi ceux qui ne communiquent que par téléphone ou par mail avec des collègues qui sont dans des bureaux à quelques mètres du leur. Par ailleurs, le télétravail permet d’éviter les ambiances toxiques et les rapports de domination abusifs, et il favorise de nouvelles formes de solidarité entre collègues.

Avec les nouvelles technologies et les réseaux sociaux, les jeunes générations ont l’habitude de créer des relations fortes et durables avec des personnes jamais rencontrées. Beaucoup d’entreprises utilisent des systèmes de messageries instantanées pour permettre des conversations impromptues entre les salariés. Le télétravail peut même avoir l’effet paradoxal de renforcer les collectifs de travail. Même les pauses café réputées être des moments d’échanges informels, riches et créatifs, peuvent être recréées à distance.

Il existe des solutions spatio-temporelles intermédiaires comme n’être en télétravail que quelques jours par semaine et/ou dans un télécentre proche du domicile de plusieurs collègues. Cependant, sous l’impulsion de la Covid-19, de nombreuses entreprises françaises suivent l’exemple des firmes américaines, brésiliennes ou suédoises où le télétravail constitue une pratique courante et ancienne.

Cependant, le télétravail n’est pas une solution miracle. Il peut engendrer un sentiment de solitude et limiter les opportunités de carrière chez ceux qui le pratiquent. Il peut également amplifier des dimensions négatives du poste occupé et si la relation est déjà mauvaise entre un salarié et son employeur, le télétravail risque d’aggraver le problème plutôt que de le résoudre. La puissance du lien entre employé et employeur apparaît plus faible, ce qui facilite les licenciements, eux aussi à distance.

Une approche différente du temps de travail

La part des Français ayant expérimenté le télétravail est passé de 7 % à 40 % depuis le début de la crise. Le retard de la France par rapport aux pays nordiques ou anglo-saxons s’explique non seulement par une approche très conservatrice du travail, fondée sur la hiérarchie et le contrôle, mais aussi par un plus faible niveau de transformation digitale des organisations.

En effet, un déploiement maîtrisé et à grande échelle du télétravail nécessite une certaine maturité numérique et une nouvelle approche du management plus centrée sur le bien-être et l’épanouissement individuel.

Le télétravail présente de nombreux bienfaits en termes d’efficacité et de performance. Contrairement aux idées reçues, les personnes en télétravail ne sont pas des personnes qui fuient le travail ou qui cherchent à travailler moins. Ce sont surtout des personnes qui travaillent quant il faut et qui font preuve de beaucoup plus de flexibilité. En particulier, elles peuvent travailler très tôt ou très tard pour se synchroniser avec des équipes en Asie ou en Amérique, et se libérer du temps dans la journée.

Sans horaire pour aller déjeuner ou pour rentrer à la maison, un salarié n’est pas obligé de s’interrompre au milieu d’une tâche et peut terminer ce qu’il a commencé sans avoir à se soucier de son repas ou des embouteillages. Les activités sont mieux définies, priorisées et réparties. Les réunions sont moins nombreuses, plus courtes et plus efficaces. Elles s’appuient sur un ordre du jour précis, font l’objet de moins d’interruptions ou interventions inopinées, et aboutissent à des décisions. 
 
Les salariés ont massivement exprimé leur satisfaction et trois quarts d’entre eux souhaiteraient prolonger le télétravail au-delà de la crise au moins quelques jours par semaine. Certaines entreprises sont donc confrontées aux réticences d’un retour au bureau de leur personnel, non seulement en raison du contexte sanitaire, mais surtout du désir de rester travailler chez soi.

Une forme de reconnaissance

Le télétravail permet de rester proche de sa famille et d’avoir une vie sociale plus développée. L’équilibre entre vie professionnelle et vie privée est meilleur car le télétravail permet de sortir de la routine et du métro-boulot-dodo qui a un effet déprimant et démotivant. Le télétravail permet d’accorder plus de temps, plus d’attention et plus de moyens à la gestion de ses problèmes privés. Il réduit donc les préoccupations parasites et diminue le stress pendant le temps où l’on travaille. C’est d’autant plus vrai pour les Parisiens qui partent en province en gardant le même niveau de salaire, ou les citadins qui partent à la campagne pour profiter du grand air.

Le télétravail permet aux salariés de gagner du temps et de l’argent : parfois plusieurs heures par jour et plusieurs centaines d’euros par mois, ce qui est une grande source de satisfaction. Or, une étude menée conjointement par Harvard et le MIT démontre que les salariés heureux sont deux fois moins malades, six fois moins absents, neuf fois plus loyaux, 31 % plus productifs et 55 % plus créatifs.

Être en télétravail, c’est être responsabilisé par son entreprise, gagner en autonomie et avoir la confiance de son manager dans un contexte où le contrôle de la présence et des horaires n’est plus la garantie que les salariés accomplissent bien leurs missions. Ils se sentent privilégiés et valorisés, et ils expriment leur reconnaissance par un engagement professionnel plus élevé et un fort attachement institutionnel.

Managers et salariés semblent donc avoir adopté massivement et durablement le télétravail. La pandémie aura au moins eu quelques effets positifs en réduisant les déplacements professionnels et en permettant à certains d’accéder à un meilleur confort de vie.

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